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ftpAME2020-09-19T09:37:17+02:00Mots-clés : La bonde, Massy-europe, Transports|
ftpAME2020-09-15T15:02:02+02:00Mots-clés : emplois|
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ftpAME2020-09-12T09:22:53+02:00Mots-clés : coronavirus, épidémie|
ftpAME2020-09-10T10:25:02+02:00Mots-clés : emplois|
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ftpAME2020-09-09T10:56:24+02:00Mots-clés : coronavirus, épidémie|
| Le MEDEF organise, pour la première fois cette année, la semaine de l’entreprise responsable du 14 au 18 septembre. |
| Cette semaine de l’entreprise responsable a pour objectif d’informer et d’accompagner les entreprises dans la mise en œuvre d’une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises), à travers la diffusion de publications et outils concrets et l’organisation de plusieurs sessions d’échanges sur des thématiques de RSE.
Nous avons le plaisir de vous inviter à participer aux séquences suivantes :
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ftpAME2025-10-01T11:15:35+02:00Mots-clés : Adhésifs et stickers, communication visuelle, Essonne, Flocage et covering véhicule, Massy-europe, Panneaux et enseignes, PLV et Affichage, Signalétique, Studio de création, Tous travaux d'impression|
ftpAME2020-09-06T14:58:05+02:00Mots-clés : coronavirus, épidémie|
Des mesures d’aide sectorielle au plan de relance Ă venir, le gouvernement a promis plusieurs centaines de milliards d’euros pour redresser l’Ă©conomie. Mais d’oĂą sort tout cet argent ? Explications.

Plus de 30 milliards d’euros pour financer l’activitĂ© partielle, 8 milliards pour abonder le fonds de solidaritĂ© aux entreprises, deux milliards pour la culture… Pour lutter contre la crise Ă©conomique provoquĂ©e par la pandĂ©mie de Covid-19, le gouvernement aurait-il finalement trouvĂ© de l’« argent magique » ? Alors que le Premier ministre, Jean Castex, doit dĂ©voiler son plan de relance jeudi 3 septembre, franceinfo vous explique d’oĂą vient l’argent brandi par le gouvernement depuis la mi-mars, et qui va mettre la main Ă la poche.
La crise du coronavirus a obligĂ© le gouvernement Ă revoir sĂ©rieusement à la hausse le budget 2020 : le Parlement a votĂ©, dĂ©but juillet, un troisième projet de loi de finances rectificative, après l’adoption de deux premières rallonges fin mars et fin avril. Au total, le nouveau budget prĂ©voit 462 milliards d’euros de « mesures exceptionnelles » (PDF). Il faut y ajouter les mesures que doit dĂ©voiler Jean Castex dans le cadre de son plan de relance Ă 100 milliards d’euros, et qui seront intĂ©grĂ©es au projet de loi de finances 2020, Ă©tudiĂ© Ă l’automne.
Mais attention, toutes les sommes budgĂ©tĂ©es par l’Etat ne sont pas forcĂ©ment dĂ©pensĂ©es. Sur les 462 milliards d’euros dĂ©jĂ annoncĂ©s, « seuls » 57,5 milliards d’euros correspondent Ă des « mesures avec impact sur le solde public », c’est-Ă -dire Ă des dĂ©penses certaines pour l’Etat. De mĂŞme, sur les 100 milliards annoncĂ©s par Jean Castex, « seuls 80 milliards s’imputeront directement sur le budget de l’Etat », a-t-il indiquĂ© au Figaro, dans une interview publiĂ©e mercredi 2 septembre. Quelles sont ces dĂ©penses ? Dans la loi de finances rectificative, il s’agit par exemple du soutien Ă l’activitĂ© partielle (31 milliards d’euros), du fonds de solidaritĂ© pour les entreprises (8 milliards d’euros) ou de l’exonĂ©ration des cotisations sociales (3 milliards d’euros).
Mais pour d’autres mesures, le coĂ»t est encore incertain : c’est notamment le cas des 300 milliards d’euros qui servent Ă l’Etat Ă garantir les prĂŞts accordĂ©s aux entreprises. Si ces dernières remboursent leur prĂŞt, l’Etat n’aura pas Ă piocher dans cette enveloppe. Enfin, certaines aides annoncĂ©es ne correspondent qu’Ă un dĂ©calage dans le temps des sommes perçues par l’Etat, comme le report d’Ă©chĂ©ance du paiement de certains prĂ©lèvements obligatoires (33,5 milliards).
Les mesures dĂ©ployĂ©es par le gouvernement portent le dĂ©ficit budgĂ©taire à 222,1 milliards d’euros en 2020, contre les 93,1 milliards d’euros prĂ©vus dans la loi de finances, indique le ministère de l’Economie dans un communiquĂ©. En y ajoutant le montant de la dette que l’Etat doit Ă©ponger cette annĂ©e, ce dernier a besoin de 361,2 milliards d’euros pour boucler le budget 2020, prĂ©cise Bercy.
OĂą trouver cet argent ? Faute de rĂ©serves, l’Etat doit l’emprunter en quasi-totalitĂ©. C’est l’Agence France TrĂ©sor qui le fait en son nom, en recourant aux crĂ©anciers que l’on regroupe sous l’Ă©tiquette « marchĂ©s financiers » : banques, fonds d’investissement, compagnies d’assurance, particuliers… Elle Ă©met pour cela des bons du TrĂ©sor (BTF) et des obligations assimilables du TrĂ©sor (OAT), sortes de reconnaissances de dettes qui engagent l’Etat Ă rembourser les sommes empruntĂ©es après un certain laps de temps (de quelques semaines Ă cinquante ans). Pour financer les besoins dus Ă la crise du Covid-19, l’Etat va donc Ă©mettre davantage de bons du TrĂ©sor et d’obligations assimilables du TrĂ©sor que prĂ©vu d’ici la fin de l’annĂ©e (339,9 milliards d’euros, contre les 215 milliards prĂ©vus).
Par ailleurs, l’Etat pourra compter sur environ « 40 milliards d’euros de subventions » europĂ©ennes, a indiquĂ© fin juillet le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, après que les pays membres de l’Union europĂ©enne se sont accordĂ©s sur un plan de relance de 750 milliards d’euros. Ce plan prĂ©voit notamment le versement de 390 milliards de subventions, allouĂ©es d’ici 2023 aux Etats les plus frappĂ©s par la pandĂ©mie. Pour la première fois, ces montants ne seront pas Ă rembourser par les Etats Ă qui ils auront profitĂ©, mais formeront une dette commune Ă rembourser par les Vingt-Sept.
Les mesures prises par le gouvernement portent la dette publique (les emprunts contractĂ©s par l’Etat) à 120,9% du produit intĂ©rieur brut – c’est-Ă -dire plus que ce que la France produit comme richesses en un an. La commission des finances de l’AssemblĂ©e nationale s’inquiète d’ailleurs de « la pire dĂ©gradation de nos finances publiques depuis la Seconde Guerre mondiale », dans un rapport publiĂ© fin juin.
Pour autant, l’endettement n’est pas forcĂ©ment une mauvaise chose, notamment en cas de crise Ă©conomique. « La politique budgĂ©taire consiste Ă arbitrer entre deux risques : un risque de court terme, qui est que l’activitĂ© Ă©conomique baisse, et un risque de long terme, qui est que plus vous vous endettez, et plus vous risquez un jour d’avoir une crise de confiance de vos crĂ©anciers, explique Ă franceinfo François Ecalle, ancien rapporteur gĂ©nĂ©ral de la Cour des comptes et prĂ©sident de Fipeco, un site spĂ©cialisĂ© sur les finances publiques. Aujourd’hui, le risque de court terme est gigantesque, donc l’arbitrage est clairement en faveur du risque Ă court terme, qu’il faut attĂ©nuer le plus possible. »
« On vit une pĂ©riode oĂą il n’est pas du tout dangereux pour l’Etat de s’endetter (…) car les taux d’intĂ©rĂŞts [pour emprunter] sont faibles, voire nĂ©gatifs, et ne risquent pas de remonter Ă horizon raisonnable », avance aussi Raul Sampognaro, Ă©conomiste au dĂ©partement Analyse et prĂ©vision de l’Observatoire français des conjonctures Ă©conomiques (OFCE). Une particularitĂ© qui s’explique par un important volume d’Ă©pargne au niveau mondial, et un ralentissement des gains de productivitĂ©, qui dissuade l’investissement. RĂ©sultat : « Dans un monde instable, les investisseurs cherchent peu de rendement et beaucoup de sĂ©curité », ils sont donc prĂŞts Ă prĂŞter de l’argent aux Etats.
AcquĂ©rir de la dette des Etats membres de la zone euro est d’autant plus sĂ»r que la Banque centrale europĂ©enne (BCE) assure leurs arrières en rachetant leur dette aux investisseurs qui leur ont prĂŞtĂ© de l’argent. Elle a d’ailleurs prĂ©vu d’y consacrer plus de 1 000 milliards d’euros, en raison de la crise du coronavirus. Pour un crĂ©ancier, prĂŞter aux Etats europĂ©ens reste donc un placement peu risquĂ©.
Pour autant, « on ne peut pas compter indĂ©finiment sur la BCE (…) notamment si l’inflation augmente, puisque son mandat est de lutter contre celle-ci », rappelle François Ecalle. « Elle serait dans ce cas obligĂ©e de remonter ses taux d’intĂ©rĂŞts et les Etats devraient trouver d’autres agents » pour acheter leur dette, note l’Ă©conomiste.
Plusieurs possibilités sont sur la table pour rembourser ces sommes.
En Ă©talant la dette ? Pour Ă©taler l’amortissement de la dette publique liĂ©e Ă la crise, le gouvernement souhaite la cantonner, c’est-Ă -dire l’isoler et la rembourser sur un temps long, a indiquĂ© fin juin Bruno Le Maire. La procĂ©dure a dĂ©jĂ Ă©tĂ© utilisĂ©e, par exemple en 1996, avec la crĂ©ation de la Caisse d’amortissement de la dette sociale, pour « boucher le trou » de la SĂ©curitĂ© sociale.
Dans le cas prĂ©sent, Bercy estime Ă environ 150 milliards d’euros la dette liĂ©e au Covid-19, qui pourrait ĂŞtre remboursĂ©e jusqu’en 2042. Si elle permet de gagner du temps, cette manĹ“uvre « ne change rien au montant total de la dette et au problème de son remboursement », souligne François Ecalle. Mais c’est un geste de « communication politique » qui permet au gouvernement de prouver que l’envolĂ©e de la dette publique est liĂ©e Ă l’Ă©pidĂ©mie.
En augmentant les impĂ´ts et les taxes ? Reste qu’il faudra rembourser les prĂŞts. Pour rĂ©cupĂ©rer de l’argent, l’Etat a deux leviers Ă sa disposition : augmenter les impĂ´ts et les taxes, ou diminuer la dĂ©pense publique. Le gouvernement a d’ores et dĂ©jĂ exclu la hausse des impĂ´ts. « Je ne suis pas favorable ni Ă des augmentations d’impĂ´ts, ni Ă des crĂ©ations de nouveaux impĂ´ts, ni Ă des crĂ©ations de nouvelles taxes », a indiquĂ© Bruno Le Maire, le 15 juin. « Il n’y aura pas de hausse d’impĂ´ts, ça c’est clair », a aussi assurĂ© Jean Castex, le 26 aoĂ»t sur France Inter.
Pourtant, la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), une taxe de 0,5% prĂ©levĂ©e sur les salaires pour rembourser la fameuse dette cantonnĂ©e de la SĂ©curitĂ© sociale, vient d’ĂŞtre prolongĂ©e jusqu’en 2033 malgrĂ© sa disparition programmĂ©e en 2024. Objectif : absorber les dĂ©ficits passĂ©s, de l’annĂ©e en cours et des trois suivantes. Et un nouveau prolongement jusqu’en 2042 pourrait ĂŞtre intĂ©grĂ© au futur projet de loi de finances pour 2021.
En profitant de la croissance ? Pour « redresser durablement les comptes publics », Bruno Le Maire mise aussi sur « la croissance », prĂ©vue pour revenir Ă son niveau d’avant la crise d’ici 2022, a indiquĂ© le ministre de l’Economie dans un entretien aux Echos. Depuis le dĂ©but du confinement, les Français ont Ă©pargnĂ© 75 milliards d’euros, selon un rapport publiĂ© fin juin par l’OFCE. Si cet argent est dĂ©pensĂ©, il va permettre de relancer la croissance en engendrant « plus d’activitĂ© pour les entreprises, donc plus d’emploi, et plus d’impĂ´ts qui rentrent dans les caisses de l’Etat », souligne Raul Sampognaro. En revanche, si l’Ă©pidĂ©mie repart Ă la hausse, « des secteurs Ă©conomiques resteront Ă l’arrĂŞt et les mĂ©nages seront prudents en gardant leur Ă©pargne pour se prĂ©munir des risques futurs, donc l’activitĂ© ne repartira pas et des entreprises risquent de faire faillite ».
En rĂ©duisant les dĂ©penses et en travaillant plus ? D’autres leviers pourraient ĂŞtre utilisĂ©s, comme « des Ă©conomies (…) sur la dĂ©pense publique », assurait mi-juin Bruno Le Maire. Mercredi 26 aoĂ»t, Jean Castex a de son cĂ´tĂ© semblĂ© laisser la porte ouverte Ă une augmentation de la durĂ©e de travail. « La philosophie qui est la nĂ´tre est de rĂ©habiliter le travail, c’est par le travail qu’on retrouvera des marges de manĹ“uvre », a-t-il assurĂ© sur France Inter, sans confirmer s’il faudrait « travailler plus ».
Quant aux subsides europĂ©ens, que la France n’aura pas Ă rembourser individuellement mais qui devront l’ĂŞtre collectivement par l’Union europĂ©enne, les dĂ©tails ne sont pas encore connus. En thĂ©orie, l’UE doit rembourser son prĂŞt en levant de nouveaux impĂ´ts (taxe sur le plastique non recyclĂ©, taxe carbone aux frontières de l’UE, redevance numĂ©rique…). Mais rien n’est encore actĂ©. « Si l’UE n’arrive pas Ă mettre en place ces taxes, il faudra compenser en augmentant les contributions des Etats membres », souligne François Ecalle.
La mesure n’est pas Ă l’ordre du jour. « Cela ne nous apporterait rien », a justifiĂ© François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, dĂ©but juillet sur LCI. La dette de l’Etat français est dĂ©tenue Ă hauteur de 18% par des compagnies d’assurance-vie, et Ă 6% par des banques, selon les dernières donnĂ©es de la Banque de France. Si l’Etat ne les rembourse pas, elles risquent de faire faillite, donc de mettre en difficultĂ© les Français qui y ont placĂ© leurs Ă©conomies. Par ailleurs, plus de la moitiĂ© de la dette française est dĂ©tenue par des investisseurs Ă©trangers, qui s’offusqueraient de l’annulation de la dette, interdite par les traitĂ©s, et ne rachèteraient donc probablement jamais d’obligations françaises.
Quid de l’annulation des 20% de dette française dĂ©tenus par la BCE, via la Banque de France ? La proposition, portĂ©e par GaĂ«l Giraud, Ă©conomiste et directeur de recherches au CNRS, dans une interview au Point (article abonnĂ©s) fin avril, ou par des Ă©conomistes, des hauts fonctionnaires et une dĂ©putĂ©e europĂ©enne dans une tribune au Monde (article abonnĂ©s) fin mai, fait dĂ©bat. Puisque l’Etat est le seul actionnaire de la Banque de France, il devrait la recapitaliser, vidant la mesure de son intĂ©rĂŞt, estime François Ecalle. Au contraire, ses partisans assurent que la recapitalisation de la BCE ne serait pas nĂ©cessaire, car « des fonds propres nĂ©gatifs (…) ne l’empĂŞcherait en aucun cas de fonctionner, comme l’a souvent expliquĂ© la Banque des règlements internationaux [la banque centrale des banques centrales]« . La proposition a de toute façon Ă©tĂ© Ă©cartĂ©e par la BCE elle-mĂŞme. Mi-juin, dans une interview au Monde (article abonnĂ©s), Fabio Panetta, membre du directoire de l’institution, a estimĂ© que la monnaie perdrait trop de valeur et que « cela se terminerait en dĂ©sordre financier ».