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Coronavirus : Activité partielle : création de compte, complétude de la fiche établissement, saisie DAP, mail de notification DA et saisie DI pour un établissement

2020-04-12T11:39:07+02:00Mots-clés : , |

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Coronavirus : Dispositifs mis en place par la CCI

2020-04-09T14:08:50+02:00Mots-clés : , |

FrĂ©dĂ©ric Ebling qui prĂ©side le Groupe de travail RĂ©seaux Ă  la CCI Essonne souhaite vous relayer un certain nombre d’informations qui pourront ĂȘtre utiles Ă  vos adhĂ©rents.

  • Mise en place d’une plateforme gratuite  CCI Entraide qui permet de :
  1. faire connaßtre votre offre / besoin en produits ou matériels,
  2.  proposer vos ressources actuellement inutilisĂ©es ou hors d’usage, dans le cadre de l’arrĂȘt partiel de votre activitĂ©,
  3. rechercher un fournisseur de matiÚres premiÚres pour pouvoir poursuivre votre activité

Lien : http://www.ccibusiness-grandparis.fr/reseau/152200-cci-business-cci-entraide-ile-de-france

  • Pour les commerces : JaimemescommercesĂ domicile

Il s’agit d’un outil de rĂ©fĂ©rencement et d’information sur les commerçants en capacitĂ© de livrer et d’assurer la vente Ă  emporter dans chaque commune.

Lien : https://www.essonne.cci.fr/votre-cci/suivre-lactualite-de-la-cci/actualites/j-aime-mes-commerces-domicile-essonne

D’autres outils et initiatives spĂ©cifiques pour les commerces seront mis en place la semaine prochaine

  • Un groupe public SolidaritĂ© Entreprises Essonne sur Facebook

https://www.facebook.com/groups/2819565304795860/?ref=bookmarks

  • Et toujours une cellule d’urgence pour apporter des rĂ©ponses aux entreprises et commerçants du dĂ©partement : 01 55 65 44 44 du lundi au vendredi de 9 h Ă  17 h 30

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Coronavirus : LA RETRAITE MADELIN DANS LE CONTEXTE DU COVID 19 (communiqué du Cabinet RICCI)

2020-04-08T11:05:13+02:00Mots-clés : , |

Vous ĂȘtes concerné si vous ĂȘtes : gĂ©rant majoritaire, profession libĂ©rale, commerçant ou artisan ayant le statut social de TNS.

PROTÉGER VOTRE TRÉSORERIE : METTRE EN RÉDUCTION VOTRE CONTRAT RETRAITE MADELIN EST-IL PERTINENT ? 

Dans le contexte de crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui, protĂ©ger la trĂ©sorerie des entreprises est essentiel. Si des reports de cotisations sociales ou de certains impĂŽts ont Ă©tĂ© annoncĂ©s, il est Ă©galement pertinent de se poser la question de continuer d’alimenter vos contrats retraite Madelin.

La réponse à cette question est différente selon que votre contrat relÚve du dispositif issu de la loi PACTE (donc souscrit aprÚs octobre 2019) ou avant.

ATTENTION : il est fait Ă©tat ici des seuls contrats de retraite Madelin, Ă  l’exclusion des contrats de prĂ©voyance. Ces derniers doivent, selon nous, ĂȘtre maintenus et rĂ©glĂ©s pendant toute la durĂ©e de la crise.

Pour les contrats souscrits à partir d’octobre 2019 :

Si vous avez ouvert un PERin (Plan Epargne Retraite Individuel) depuis octobre 2019, vous pouvez suspendre vos versements périodiques sans préjudice aucun ; en effet, ces nouveaux contrats issus de la loi PACTE ne contraignent pas à des versements réguliers.

Pour les contrats souscrits avant octobre 2019 :

Pour ces contrats, vous avez le choix : maintenir les cotisations, les réduire ou cesser totalement les versements. Quels sont les conséquences ?

  • Cesser les versements pĂ©riodiques

Cesser complĂštement de verser vos cotisations peut avoir des consĂ©quences non nĂ©gligeables. En effet, le contrat sera alors « mis en rĂ©duction » : le contrat est fermĂ© et il n’est dans certains cas plus possible de l’alimenter. Dans ce cas, le capital constituĂ© continuera de produire des intĂ©rĂȘts et une rente viagĂšre vous sera versĂ©e au moment de la liquidation de vos droits Ă  la retraite.

Mise en garde :
La remise en vigueur de votre contrat n’est pas toujours possible et souvent limitĂ©e Ă  une pĂ©riode d’absence de rĂšglement des cotisations de 12 mois  (Ă  vĂ©rifier auprĂšs de votre intermĂ©diaire selon votre contrat). Or les anciens contrats bĂ©nĂ©ficient de conditions parfois avantageuses que vous ne pourrez plus souscrire de nouveau (taux garantis, table de mortalitĂ© garantie
).

  • Cesser vos versements puis souscrire un nouveau PERin en sortie de crise 

Une autre solution consiste Ă  mettre en rĂ©duction votre actuel contrat puis d’en ouvrir un nouveau dĂšs que votre situation financiĂšre le permettra. Le nouveau contrat PERin dispose de certains avantages dont les contrats avant la loi PACTE sont dĂ©pourvus (par exemple la possibilitĂ© de rachat anticipĂ© pour l’acquisition de la rĂ©sidence principale, la disponibilitĂ© totale ou partielle en capital au moment de la liquidation de la retraite
).

  • Diminuer vos cotisations pĂ©riodiques

Une troisiĂšme possibilitĂ© pour les anciens contrats retraite Madelin est de diminuer votre cotisation pĂ©riodique jusqu’au minimum (souvent 4% du PASS*) ce qui permettra de protĂ©ger a minima votre trĂ©sorerie tout en conservant les avantages de votre contrat actuel. Votre rente de retraite en sera naturellement rĂ©duite, mais de maniĂšre limitĂ©e si la rĂ©duction est bornĂ©e Ă  quelques mois.
Restera ensuite la question de la pertinence des transferts des provisions entre ces contrats
 Vaste question qui devra dans la plupart des cas attendre de meilleures auspices boursiùres (entre autres
).

ET POUR MON CONTRAT D’ASSURANCE VIE ?

Les contrats d’assurance vie ne sont pas soumis aux mĂȘmes rĂšgles fiscales et lĂ©gales que les contrats retraite Madelin. Vous pouvez librement suspendre vos versements et les reprendre Ă  tout moment en fonction de votre trĂ©sorerie.

Dans tous les cas, nous vous conseillons de vous rapprocher de votre intermĂ©diaire qui saura vous conseiller au mieux de vos intĂ©rĂȘts, vous indiquer les procĂ©dures Ă  respecter et mettre en place la solution retenue.
L’Ă©quipe RECCI Assurances reste Ă  votre disposition pour les questions sur cette thĂ©matique.

*PASS : Plafond Annuel Sécurité Sociale soit 41.136 pour 2020

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Coronavirus : ÉchĂ©ances sociales et fiscales : les mesures exceptionnelles sont prolongĂ©es au mois d’avril

2020-04-08T10:54:34+02:00Mots-clés : , |

Coronavirus : le fonds de solidarité pour les entreprises

2020-04-08T10:48:13+02:00Mots-clés : , |

Le dĂ©cret n° 2020-371 du 30 mars 2020 instaure un fonds de solidaritĂ© Ă  destination des entreprises particuliĂšrement touchĂ©es par les consĂ©quences Ă©conomiques, financiĂšres et sociales de la propagation de l’Ă©pidĂ©mie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation. Un Fonds de solidaritĂ© est créé pour une durĂ©e de trois mois prolongeable par dĂ©cret pour une durĂ©e d’au plus trois mois supplĂ©mentaires. DĂ©couvrez en dĂ©tail les modalitĂ©s pour en bĂ©nĂ©ficier…

Quelles entreprises sont concernées par ce fonds de solidarité ?

Les entreprises (personnes physiques ou personnes morales de droit privé), exerçant une activité économique, peuvent bénéficier du fonds si elles respectent les conditions suivantes:

1. Leur effectif est inférieur ou égal à dix salariés ;

2. Elles ont dĂ©butĂ© leur activitĂ© avant le 1er fĂ©vrier 2020 et n’ont pas dĂ©posĂ© de dĂ©claration de cessation de paiement au 1 er mars 2020 ;

3. Le montant de leur chiffre d’affaires hors taxes ou de leurs recettes hors taxes constatĂ© lors du dernier exercice clos est infĂ©rieur Ă  un million d’euros ;

Pour les entreprises n’ayant pas encore clos d’exercice, le chiffre d’affaires mensuel moyen sur la pĂ©riode comprise entre la date de crĂ©ation de l’entreprise et le 29 fĂ©vrier 2020 doit ĂȘtre infĂ©rieur Ă  83.333 €.

4. Leur bĂ©nĂ©fice imposable augmentĂ© le cas Ă©chĂ©ant des sommes versĂ©es au dirigeant au titre de l’activitĂ© exercĂ©e, n’excĂšde pas 60.000 euros au titre du dernier exercice clos ;

Pour les entreprises n’ayant pas encore clos un exercice, le bĂ©nĂ©fice imposable augmentĂ© le cas Ă©chĂ©ant des sommes versĂ©es au dirigeant est Ă©tabli, sous leur responsabilitĂ©, Ă  la date du 29 fĂ©vrier 2020, sur leur durĂ©e d’exploitation et ramenĂ© sur douze mois.

5. Les personnes physiques ou, pour les personnes morales, leur dirigeant majoritaire, ne sont pas titulaires, au 1er mars 2020, d’un contrat de travail Ă  temps complet ou d’une pension de vieillesse et n’ont pas bĂ©nĂ©ficiĂ©, au cours de la pĂ©riode comprise entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020, d’indemnitĂ©s journaliĂšres de sĂ©curitĂ© sociale d’un montant supĂ©rieur à 800 € ;

6. Ne pas ĂȘtre contrĂŽlĂ©es par une ou plusieurs sociĂ©tĂ©s commerciales ;

7. Les groupes ne dĂ©passant pas pour l’ensemble de leurs entitĂ©s les seuils fixĂ©s en matiĂšre de salariĂ©s, de chiffre d’affaires et de bĂ©nĂ©fice, peuvent en bĂ©nĂ©ficier ;

8. Elles n’Ă©taient pas, au 31 dĂ©cembre 2019, en difficultĂ© au sens europĂ©en.

Dans le prĂ©sent dĂ©cret, la notion de chiffre d’affaires s’entend comme le chiffre d’affaires hors taxes ou, lorsque l’entreprise relĂšve de la catĂ©gorie des bĂ©nĂ©fices non commerciaux, comme les recettes nettes hors taxes.

Quelles sont les conditions d’éligibilitĂ© ?

Les entreprises pouvant bénéficier du fonds de solidarité doivent justifier un des deux motifs suivants:

– Elles ont fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public intervenue entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020

– Elles ont subi une perte de chiffre d’affaires au moins Ă©gale Ă  50 % durant la pĂ©riode comprise entre le 29 avril 2020 et le 31 mars 2020, par rapport Ă  la mĂȘme pĂ©riode en 2019,

ou, pour les entreprises créées aprĂšs le 1er mars 2019, par rapport au chiffre d’affaires mensuel moyen sur la pĂ©riode comprise entre la date de crĂ©ation de l’entreprise et le 1er mars 2020,

ou, pour les personnes physiques ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un congĂ© pour maladie, accident du travail ou maternitĂ© durant la pĂ©riode comprise entre le 1er mars 2019 et le 31 mars 2019,

ou, pour les personnes morales dont le dirigeant a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un tel congĂ© pendant cette pĂ©riode, par rapport au chiffre d’affaires mensuel moyen sur la pĂ©riode comprise entre le 1er avril 2019 et le 29 fĂ©vrier 2020.

Quelles aides offrent le fonds de solidarité ?

Les aides financiĂšres prennent la forme de subventions attribuĂ©es par dĂ©cision du ministre de l’action et des comptes publics

– Les entreprises ayant subi une perte de chiffre d’affaires supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  1.500 euros perçoivent une subvention d’un montant forfaitaire de 1.500 euros.

– Les entreprises ayant subi une perte de chiffre d’affaires infĂ©rieure Ă  1.500 euros perçoivent une subvention Ă©gale au montant de cette perte.

La perte de chiffre d’affaires est dĂ©finie comme la diffĂ©rence entre, d’une part, le chiffre d’affaires durant la pĂ©riode comprise entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020, et, d’autre part, le chiffre d’affaires durant la mĂȘme pĂ©riode de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, ou, pour les entreprises créées aprĂšs le 1er mars 2019, le chiffre d’affaires mensuel moyen sur la pĂ©riode comprise entre la date de crĂ©ation de l’entreprise et le 29 fĂ©vrier 2020.

Pour les personnes physiques ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un congĂ© pour maladie, accident du travail  ou maternitĂ© durant la pĂ©riode comprise entre le 1er mars 2019 et le 31 mars 2019, ou pour les personnes morales dont le dirigeant a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un tel congĂ© pendant cette pĂ©riode, le chiffre d’affaires mensuel moyen sur la pĂ©riode comprise entre le 1er avril 2019 et le 29 fĂ©vrier 2020.

Comment faire la demande ?

La demande d’aide doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e, au plus tard le 30 avril 2020.

La demande est accompagnée des justificatifs suivants :

1. une dĂ©claration sur l’honneur attestant que l’entreprise remplit les conditions prĂ©vues par le dĂ©cret et l’exactitude des informations dĂ©clarĂ©es, ainsi que l’absence de dette fiscale ou sociale impayĂ©e au 31 dĂ©cembre 2019, Ă  l’exception de celles bĂ©nĂ©ficiant d’un plan de rĂšglement ;

2. une estimation du montant de la perte de chiffre d’affaires ;

3. les coordonnĂ©es bancaires de l’entreprise.

Comment bĂ©nĂ©ficier de l’aide supplĂ©mentaire de 2.000 € ?

Quelles entreprises sont concernées ?

Les entreprises ayant fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public ou ayant subi une perte de chiffre d’affaires au moins Ă©gale Ă  50% peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une aide complĂ©mentaire d’un montant forfaitaire de 2.000 euros lorsqu’elles remplissent les conditions suivantes :

1. Elles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’aide prĂ©vue prĂ©cĂ©demment ;

2. Elles emploient, au 1 er mars 2020, au moins un salarié en contrat à durée indéterminée ou déterminée ;

3. Elles se trouvent dans l’impossibilitĂ© de rĂ©gler leurs dettes exigibles dans les trente jours suivants ;

4. Leur demande d’un prĂȘt de trĂ©sorerie d’un montant raisonnable faite depuis le 1 er mars 2020 auprĂšs d’une banque dont elles Ă©taient clientes Ă  cette date a Ă©tĂ© refusĂ©e par la banque ou est restĂ©e sans rĂ©ponse passĂ© un dĂ©lai de dix jours.

Comment réaliser cette demande ?

La demande d’aide au titre du prĂ©sent article est rĂ©alisĂ©e auprĂšs des services du conseil rĂ©gional du lieu de rĂ©sidence, par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e, au plus tard le 31 mai 2020.

Cette demande est accompagnée :

– D’une dĂ©claration sur l’honneur attestant que l’entreprise remplit les conditions prĂ©vues par le prĂ©sent dĂ©cret et l’exactitude des informations dĂ©clarĂ©es ;

– D’une description succincte de sa situation, accompagnĂ©e d’un plan de trĂ©sorerie Ă  trente jours, dĂ©montrant le risque de cessation des paiements ;

– Du montant du prĂȘt refusĂ©, du nom de la banque le lui ayant refusĂ© et des coordonnĂ©es de son interlocuteur dans cette banque

Des Ă©changes de donnĂ©es sont opĂ©rĂ©s, entre l’administration fiscale et les services chargĂ©s de l’instruction et de l’ordonnancement de l’aide complĂ©mentaire pour leur permettre d’instruire les demandes et de verser l’aide complĂ©mentaire.

La dĂ©cision d’attribution de l’aide est notifiĂ©e conjointement au bĂ©nĂ©ficiaire par le reprĂ©sentant de l’Etat et le chef de l’exĂ©cutif de la collectivitĂ©.

GSC : l’assurance perte d’emploi des dirigeants d’entreprise

2020-04-07T08:37:50+02:00Mots-clés : , |

Cher adhérent,

 

La crise sanitaire et économique que nous vivons est sans précédent.

Depuis maintenant plus de 15 jours, nous faisons face Ă  une situation catastrophique pour les femmes et hommes chefs d’entreprise, qui tiennent Ă  bout de bras leur entreprise et accompagnent au mieux leurs salariĂ©s.

 

C’est dans ce contexte exceptionnel que j’ai dĂ©cidĂ© avec l’association GSC de soutenir ces chefs d’entreprises adhĂ©rents, en situation de difficultĂ©s financiĂšres.

Le fonds social destinĂ© Ă  leur accorder une aide financiĂšre exceptionnelle a donc Ă©tĂ© dotĂ© Ă  hauteur de 420 000€.

Ainsi, tout entrepreneur affiliĂ© Ă  la GSC depuis au moins un an, ayant des difficultĂ©s Ă  faire face Ă  ses charges familiales avec ses ressources, peut saisir la commission du fonds social de l’association.

 

Je vous invite à informer vos adhérents qui rencontreraient des difficultés financiÚres ne leur permettant pas de subvenir à leurs charges personnelles.

Les chefs d’entreprise doivent ĂȘtre soutenus, et encore plus dans une telle crise.

 

Nous avons besoin de toutes les bonnes volontĂ©s pour doter ce Fonds social. En tant que fondateurs de l’entreprise HA+PME, mon associĂ© et moi-mĂȘme avons contribuĂ© en abondant le fonds de 10 000€. J’invite vos entreprises adhĂ©rentes, si elles le peuvent, Ă  contribuer Ă  cet effort de solidaritĂ© en dotant ce fonds permettant Ă  ces femmes et ces hommes de sortir la tĂȘte de l’eau et d’Ă©viter la prĂ©caritĂ©. Nous sommes tous concernĂ©s.

 

Retrouvez ici toutes les conditions d’accùs

 

Je compte sur vous pour qu’ensemble, nous tĂ©moignons Ă  nos chefs d’entreprise, un soutien sans faille.

 

 

Anthony Streicher

PrĂ©sident de l’association GSC

PAIEMENT DES LOYERS ET CHARGES LOCATIVES : L’ORDONNANCE DU 25 MARS 2020, UNE DÉCEPTION ?

2020-04-04T04:33:22+02:00Mots-clés : , |

PAIEMENT DES LOYERS ET CHARGES LOCATIVES :
L’ORDONNANCE DU 25 MARS 2020, UNE DÉCEPTION ?

(communiqué du Cabinet RICCI)

 

PAIEMENT DES LOYERS ET CHARGES LOCATIVES :
L’ORDONNANCE DU 25 MARS 2020, UNE DÉCEPTION ?
 

L’état d’urgence sanitaire en cours met en difficultĂ© la trĂ©sorerie de nombreuses entreprises.

Pour Ă©viter une entrĂ©e massive en cessation de paiement, le Gouvernement a annoncĂ© des mesures d’accompagnement destinĂ©es Ă  soulager la trĂ©sorerie des entreprises.

Les déclarations premiÚres du Président évoquaient notamment une « suspension de loyers ».

Sur ce point, quelques-uns seront « déçus » Ă  la lecture de l’ordonnance n° 2020-316 du 25 mars 2020 relative au paiement des loyers et des factures d’eau, de gaz et d’électricitĂ© affĂ©rents aux locaux professionnels.

Elle ne prĂ©voit pas de suspension des loyers le temps de la crise, elle ne reporte mĂȘme pas expressĂ©ment lesdits loyers mais neutralise simplement les sanctions en cas d’impayĂ©s.

Il n’en demeure pas moins que des entreprises dont l’activitĂ© est affectĂ©e par la propagation de l’épidĂ©mie de COVID-19 pourront bĂ©nĂ©ficier de ce dispositif, Ă  condition toutefois d’ĂȘtre Ă©ligible

LES ENTREPRISES CONCERNÉES PAR CETTE MESURE … AU CHAMPS D’APPLICATION PLUS RESTREINT QU’ESCOMPTÉ PAR UN CERTAIN NOMBRE D’ACTEURS ECONOMIQUES 

 

Les entreprises visées sont celles qui sont « particuliÚrement touchées par les conséquences économiques, financiÚres et sociales » du COVID 19.
Mais surtout, elles doivent ĂȘtre Ă©ligibles au fonds de solidaritĂ©.

Suivant dĂ©cret en date du 30 mars 2020, il s’agit des personnes physiques et personnes morales françaises exerçant une activitĂ© Ă©conomique, remplissant les conditions suivantes :

  • DĂ©but d’activitĂ© avant le 1er fĂ©vrier 2020 ;
  • Absence de dĂ©claration de cessation de paiement au 1er mars 2020 : mais celles qui poursuivent leur activitĂ© dans le cadre d’une procĂ©dure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire peuvent Ă©galement bĂ©nĂ©ficier de ces dispositions au vu de la communication d’une attestation de l’un des mandataires de justice dĂ©signĂ©s par le jugement qui a ouvert cette procĂ©dure (article 1 de l’ordonnance du 25 mars 2020)
  • Effectif salariĂ© est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  dix salariĂ©s
  • Montant du chiffre d’affaires lors du dernier exercice clos infĂ©rieur Ă  un million d’euros (pour les entreprises n’ayant pas encore clos d’exercice, le chiffre d’affaires mensuel moyen sur la pĂ©riode comprise entre la date de crĂ©ation de l’entreprise et le 29 fĂ©vrier 2020 doit ĂȘtre infĂ©rieur Ă  83 333 euros)
  • BĂ©nĂ©fice imposable (augmentĂ© le cas Ă©chĂ©ant des sommes versĂ©es au dirigeant) n’excĂ©dant pas 60 000 euros au titre du dernier exercice clos (calcul au prorata Ă  rĂ©aliser en l’absence d’exercice clos)

Ces entreprises doivent soit avoir fait l’objet d’une interdiction administrative d’accueil du public entre le 1er et le 31 mars 2020, soit avoir subi une perte de chiffre d’affaires supĂ©rieure Ă  70 % pendant cette pĂ©riode par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Les sociĂ©tĂ©s dĂ©tenues par un Groupe sont exclues car les entreprises bĂ©nĂ©ficiaires ne doivent pas ĂȘtre contrĂŽlĂ©es par une sociĂ©tĂ© commerciale au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce.

Si elles contrĂŽlent une ou plusieurs sociĂ©tĂ©s commerciales, la somme des salariĂ©s, des chiffres d’affaires et des bĂ©nĂ©fices des entitĂ©s liĂ©es respectent les seuils prĂ©citĂ©s.

Dans ces conditions, de nombreuses entreprises mises en difficultĂ©s par le COVID 19 ne peuvent prĂ©tendre au bĂ©nĂ©fice des mesures prĂ©vues par l’ordonnance du 25 mars 2020.

Demeurent les solutions de droit commun (cf. point sur les alternatives ci-aprÚs).

LA  » NEUTRALISATION  » DES SANCTIONS À DÉFAUT DE PAIEMENT DES LOYERS:

Techniquement, l’ordonnance ne dispense pas du paiement des loyers.
Cela met simplement le bailleur hors d’état de poursuivre


L’article 4 de l’Ordonnance prĂ©voit ainsi : « Les personnes mentionnĂ©es Ă  l’article 1er ne peuvent encourir de pĂ©nalitĂ©s financiĂšres ou intĂ©rĂȘts de retard, de dommages-intĂ©rĂȘts, d’astreinte, d’exĂ©cution de clause rĂ©solutoire, de clause pĂ©nale ou de toute clause prĂ©voyant une dĂ©chĂ©ance, ou d’activation des garanties ou cautions, en raison du dĂ©faut de paiement de loyers ou de charges locatives affĂ©rents Ă  leurs locaux professionnels et commerciaux, nonobstant toute stipulation contractuelle et les dispositions des articles L622-14 et L641-12 du Code de commerce.
Les dispositions ci-dessus s’appliquent aux loyers et charges locatives dont l’échĂ©ance de paiement intervient entre le 12 mars 2020 et l’expiration d’un dĂ©lai de deux mois aprĂšs la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire dĂ©clarĂ© par l’article 4 de la loi du 23 mars 2020 prĂ©citĂ©e.
LE REPORT DE PAIEMENT DES FACTURES D’EAU ET D’ ÉNERGIE : 

L’ordonnance prĂ©citĂ©e prĂ©voit en son article 3 que tout au long de la pĂ©riode d’état d’urgence, les entreprises concernĂ©es pourront bĂ©nĂ©ficier du « report des Ă©chĂ©ances de paiement des factures exigibles entre le 12 mars 2020 et la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire dĂ©clarĂ© par l’article 4 de la loi du 23 mars 2020 prĂ©citĂ©e et non encore acquittĂ©es. Ce report ne peut donner lieu Ă  des pĂ©nalitĂ©s financiĂšres, frais ou indemnitĂ©s Ă  la charge des personnes prĂ©citĂ©es.
Le paiement des Ă©chĂ©ances ainsi reportĂ©es est rĂ©parti de maniĂšre Ă©gale sur les Ă©chĂ©ances de paiement des factures postĂ©rieures au dernier jour du mois suivant la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire, sur une durĂ©e ne pouvant ĂȘtre infĂ©rieure Ă  six mois. »

L’article 4 organise la suspension des clauses rĂ©solutoires, clauses de pĂ©nalitĂ©s – astreintes – dommages et intĂ©rĂȘts.
MISE EN OEUVRE DE CETTE MESURE ET PÉRIODE CONCERNÉE : 

Les baux concernés sont ceux portant sur des locaux au sein desquels est exercée une activité économique : comme les baux professionnels et les baux commerciaux.

Pour bĂ©nĂ©ficier du report des Ă©chĂ©ances de paiement desdites factures, les entreprises concernĂ©es doivent faire la demande auprĂšs de leurs cocontractants et justifier qu’elles remplissent les critĂšres dĂ©finis par la loi.

En l’absence de demande adressĂ©e aux fournisseurs ou aux bailleurs concernĂ©s, les entreprises s’exposent aux sanctions habituelles en cas de non-paiement de loyer ou des charges locatives (suspension, interruption de fourniture, mesure d’expulsion

)

Cette mesure vaut pour la pĂ©riode allant du 12 mars 2020 Ă  la fin de l’état d’urgence sanitaire.
Au termes de la loi 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face Ă  l’Ă©pidemie du Covid 19, l’Ă©tat d’urgence est dĂ©clarĂ© pour une durĂ©e de deux mois Ă  compter du 24 mars 2020 date de son entrĂ©e en vigueur, sauf ordonnance prise par le Gouvernement pour rĂ©duire la pĂ©riode. En tout Ă©tat de cause le Parlement pourra en cas de besoin proroger la pĂ©riode d’urgence.

QUELLES ALTERNATIVES POUR LES ENTREPRISES EXCLUES DU DISPOSITIF ? 

Certains auteurs Ă©voquent la possibilitĂ© d’invoquer la force majeure mais les conditions trĂšs restrictives de l’article 1218 du Code civil rendent trĂšs alĂ©atoire l’issue d’une telle position, assez risquĂ©e en cas de contentieux.

Il convient cependant de procĂ©der au cas par cas, et d’étudier ce qui prĂ©voit le bail sur la force majeure.

Si le bail ne l’écarte pas, le rĂ©gime de l’imprĂ©vision parait un outil intĂ©ressant.

Selon ce rĂ©gime prĂ©vu par le code civil (article 1195), si un changement de circonstances imprĂ©visible lors de la conclusion du contrat rend l’exĂ©cution excessivement onĂ©reuse pour une partie qui n’avait pas acceptĂ© d’en assumer le risque, celle-ci peut demander une renĂ©gociation du contrat Ă  son cocontractant.
Il conviendra de se référer aux clauses du bail afin de voir si cette disposition est écartée par les parties ou si elle demeure.
Enfin, demeure la facultĂ© pour le juge d’octroyer des dĂ©lais de paiement jusqu’à deux annĂ©es.
L’Article 1343-5 du Code civil dispose en effet qu’il peut, compte tenu de la situation du dĂ©biteur et en considĂ©ration des besoins du crĂ©ancier, reporter ou Ă©chelonner, dans la limite de deux annĂ©es, le paiement des sommes dues.
Dans cette perspective, il est pertinent d’engager des pourparlers avec le bailleur et de mettre en avant sa bonne foi.

Nous demeurons Ă  votre entiĂšre disposition pour tout accompagnement en la matiĂšre.

ET LES BAILLEURS DANS TOUT ÇA ? 
Nous rappelons aux bailleurs de locaux professionnels ou commerciaux concernĂ©s par les demandes de report ou de suspension d’exĂ©cution du bail pendant la pĂ©riode de crise sanitaire qu’ils ont la possibilitĂ© de faire reporter leurs Ă©chĂ©ances de crĂ©dit immobilier durant six mois.

De plus, sur un plan fiscal, il convient d’ĂȘtre en capacitĂ© de justifier de tout abandon de loyers pour Ă©viter tout redressement pour acte anormal de gestion ; c’est aspect est prĂ©gnant quand il y a intĂ©rĂȘt commun entre bailleur et locataire (notamment dans le cas d’un groupe de sociĂ©tĂ©s).

Notre équipe se tient à votre disposition pour de plus amples précisions.

PUIS-JE ACTIVER MA GARANTIE PERTE D’EXPLOITATION DANS LE CADRE DU COVID 19 ?

2020-04-03T15:20:43+02:00Mots-clés : , |

PUIS-JE ACTIVER MA GARANTIE PERTE D’EXPLOITATION
DANS LE CADRE DU COVID 19 ?

(communiqué du Cabinet RICCI)

PUIS-JE ACTIVER MA GARANTIE PERTE D’EXPLOITATION
DANS LE CADRE DU COVID 19 ?

Nous vivons un moment inĂ©dit pour notre pays et l’ensemble des entreprises, dont nombre ont Ă©tĂ© contraintes de rĂ©duire leurs activitĂ©s voire de fermer des commerces « non essentiels » du fait des mesures exceptionnelles de confinement prises par le Gouvernement.Vous ĂȘtes nombreux Ă  nous interroger quant aux garanties assurantielles mobilisables pour notamment indemniser la perte d’exploitation (PE) de vos commerces.

Voici quelques éléments de réponse :

LA POSITION MAJORITAIRE ( UNANIME ? ) DES ASSUREURS : A PRIORI, PAS DE GARANTIE DE PERTE D’EXPLOITATION SANS DOMMAGES MATÉRIELS

Deux assureurs majeurs sur le marchĂ© – AXA et MMA – se sont positionnĂ©s en rĂ©pondant par la nĂ©gative sur la question de la mise en Ɠuvre de la garantie Perte d’exploitation du fait des consĂ©quences du COVID 19.

Pour ces Compagnies, les clauses d’exclusion (le plus souvent contenues dans les conditions gĂ©nĂ©rales) s’opposent Ă  la mise en Ɠuvre des garanties souscrites auprĂšs d’elles.

La raison de ces limitations de garantie ? Les assurances ont vocation Ă  ne couvrir que des pĂ©rimĂštres limitĂ©s, c’est-Ă -dire des Ă©vĂ©nements qui ne seraient pas systĂ©miques – ce qui n’est pas le cas des Ă©pidĂ©mies.

LA POSITION DES ASSUREURS EST-ELLE CONTESTABLE ?

Pour apprécier le caractÚre fondé ou non de la position de votre assureur, il convient de se reporter aux termes de votre contrat (incluant conditions particuliÚres et générales).

DÚs lors que la convention stipule expressément et en termes clairs une exclusion de garantie, la partie parait difficile à gagner devant les juridictions.

Pour illustration, nous pouvons revenir sur la position de MMA, qui rappelle que ses contrats excluent la mise en Ɠuvre de ses garanties pour cause d’épidĂ©mie aux motifs suivants :

– la garantie « Autres risques sauf » contient clause suivante : “les dommages causĂ©s par les insectes, les champignons, les animaux ou par des micro-organismes (bactĂ©ries, virus, etc..)”,
– la garantie “Pertes d’exploitation aprĂšs dommages aux biens” en raison de l’exclusion explicite des mesures prises « en raison de risques de contamination d’épidĂ©mie ou de pandĂ©mie »,
– la garantie « Frais supplĂ©mentaires d’exploitation seuls” qui exclue les « pertes d’exploitation rĂ©sultant d’une mesure Ă©manant des autoritĂ©s administratives ou judiciaires prise en raison de risques de contamination d’épidĂ©mie ou de pandĂ©mie “.

Ces quelques exemples laissent présager la tournure des débats en cas de procédure


Il convient de rappeler pour autant que pour ĂȘtre valablement opposĂ©es, les exclusions de garantie doivent respecter un formalisme rigoureux et doivent ĂȘtre portĂ©es Ă  la connaissance de l’assurĂ© au plus tard au moment de la signature de la police d’assurance.

En cas de doute, nous vous invitons à vous rapprocher dans 1er temps de votre Intermédiaire (courtier, agent général, mutuelle
).

En tout état de cause, si vous ne partagez pas la position de votre assureur, nous vous conseillons de faire objectivement évaluer vos chances de succÚs au regard du libellé de votre contrat avant toute réclamation contentieuse.

LA RÉPONSE DES ASSUREURS À LA DEMANDE DE L’ETAT : UNE PARTICIPATION À L’EFFORT DE SOLIDARITÉ NATIONALE

Le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire et la secrĂ©taire d’Etat AgnĂšs Pannier-Runacher ont demandĂ© aux assureurs de participer Ă  l’effort de solidaritĂ© nationale.

En rĂ©ponse, dans un communiquĂ© diffusĂ© le 19 mars 2020, la FĂ©dĂ©ration des assureurs indique que la profession prend « l’engagement de conserver en garantie les contrats des entreprises en difficultĂ© en cas de retard de paiement suite Ă  la pandĂ©mie, et ce pour toute la durĂ©e de la pĂ©riode de confinement ».

Cette mesure, appréciée au cas par cas, permettrait aux professionnels les plus touchés de poursuivre leur activité en restant couverts pour leurs risques assurés .

En outre, l’Assurance s’est engagĂ©e Ă  verser 200 M€ au fonds de solidaritĂ© des entreprises.

Si, d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, il semble aujourd’hui exclu de pouvoir obtenir une indemnisation au titre de la perte d’exploitation due au Covid-19, une rĂ©flexion devrait ĂȘtre entamĂ©e par la profession quant Ă  l’élargissement des garanties applicables, aprĂšs la sortie de la crise, pour couvrir la pandĂ©mie ou le risque Cyber au titre d’une « crise sanitaire » Ă  l’instar d’une « catastrophe naturelle ».

L’Ă©quipe RECCI reste Ă  votre disposition pour les questions sur cette thĂ©matique.

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