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23/02/2017 : recherche de stage : SCHWARTZ Coralie du 9 Mai au 30 Juin

2017-07-06T09:00:02+02:00Mots-clés : |

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RUGBY : PENICHE VI NATIONS – FRANCE-GALLES AU PROGRAMME

2017-04-05T09:05:18+02:00Mots-clés : , |

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Revue de presse du MEDEF IDF du mardi 21 au mercredi 22 février 2017

2017-09-19T13:35:41+02:00Mots-clés : , , , |

 

::: ILE-DE-FRANCE

GRAND PARIS METROPOLE – 22/02/2017

Direct live de la Métropole du Grand Paris ce 22 février

La Métropole du Grand Paris cherche à accroitre sa visibilité auprès des citoyens. Ce mercredi 22 février, son président Patrick Ollier accompagné de Manuel Aeschlimann, vice-président à la Communication et à l’Information citoyenne, donnent donc rendez-vous aux habitants de la métropole dans un live en direct de la MGP.

L’émission est à suivre en ligne à partir de 18h00 sur http://www.metropolegrandparis.fr/directmetropole .

Vous pouvez dès à présent poser vos questions dans un formulaire dédié.

 

LA CROIX – 21/02/2017

 

Grand Paris : « Une quarantaine de chantiers vont être engagés dans les prochains mois »

 

 

Philippe Yvin, le président du directoire de la Société du Grand Paris, explique les particularités de ce projet hors normes.

 

Au total, 200 km d’infrastructures de transport doivent être construites autour de Paris, avec notamment quatre nouvelles lignes de métro, pour un budget d’une trentaine de milliards d’euros.

 

La Croix : Peut-on dire que 2017 est l’année du démarrage du Grand Paris ?

 

Philippe Yvin : Les équipes travaillent déjà sur les différents projets depuis plusieurs années. Mais pour le grand public, les travaux vont commencer à prendre forme cette année. En tout, une quarantaine de chantiers vont être engagés dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne au cours des prochains mois, avec des événements symboliques comme la mise en route des premiers tunneliers.

 

Nous sommes dans une phase de montée en puissance. L’an prochain, trois nouvelles lignes de métro seront en construction. Il y a longtemps que l’on n’avait pas connu cela en Île-de-France. Au cours des quinze dernières années, seulement dix kilomètres de lignes nouvelles ont été créés.

 

En novembre, vous avez signé une charte avec la Fédération nationale des travaux publics pour que les chantiers soient exemplaires. En quoi cela consiste ?

 

  1. Y. : Nous avons voulu d’abord mettre l’accent sur les questions d’environnement et d’acceptabilité des chantiers, qui peuvent représenter des sources de nuisances pour les riverains. La priorité est donnée à la concertation et les entreprises se sont engagées à beaucoup communiquer sur le terrain. Le traitement des déblais et leur évacuation feront aussi l’objet d’une attention particulière.

Le deuxième point essentiel est d’intégrer ces chantiers dans la vie économique. L’objectif est de favoriser l’emploi local et l’insertion des jeunes.

 

L’accent est également mis sur les PME, à qui nous réserverons 20 % du montant des travaux. Pour les travaux qui se font en souterrain, il n’y a quelques grands groupes à pouvoir les faire. Mais pour le reste, personne ne comprendrait que les PME soient écartées.

 

Nous allons suivre cela très sérieusement avec la mise en place d’un observatoire qui nous permettra d’avoir en temps réel un tableau de bord de la situation et de pouvoir piloter au mieux les besoins de formation.

 

La Société du Grand Paris démarre cette année ses premiers emprunts. Craignez-vous la hausse des taux d’intérêt que se profile ?

 

  1. Y. : Quand on se prépare à devenir un grand emprunteur sur les marchés, il faut accepter d’être soumis au risque de taux. Mais nous sommes assez tranquilles car l’équilibre du projet Grand Paris a été calé sur la base d’un taux d’intérêt à 5,5 %. Nous en sommes très loin. D’ici à la fin de l’année, nous devrions emprunter à un taux compris entre 1,5 % et 2 %.

 

Au total, la Société du Grand Paris devrait emprunter environ 25 milliards d’euros pour des durées de quarante ans, avec la garantie de l’État.

 

Recueillis par Jean-Claude Bourbon

 

 

LE PARISIEN – 22/02/2017

Bagneux : le Grand Paris Express se plie en quatre pour ne pas (trop) gĂŞner

 

Bagneux, ce mardi. Le préfet Pierre Soubelet, ici avec Marie-Hélène Amiable, a visité le chantier de la gare du Grand Paris Express.

Les choses sérieuses commencent. Ce mardi, le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre Soubelet, a visité le chantier de la gare de Bagneux de la ligne 15 sud du Grand Paris Express. Une visite loin d’être anodine puisqu’il vient tout juste de signer le permis de construire de la gare. Cette signature marque le début des grands travaux de cette gare, qui sera aussi reliée à la future station de la ligne 4. Mais aussi l’arrivée de nouvelles nuisances pour les riverains. Première étape en mars avec l’installation du puits du tunnelier dans le parc Robespierre suivie du comblement des carrières à partir de mai. La Société du Grand Paris (SGP), qui gère les travaux, a mis en place plusieurs mesures pour tenter d’atténuer les gênes liées au chantier.

Des réunions régulières

Des comités de suivi, qui regroupent riverains, élus locaux et acteurs du projet, sont organisés tous les 2 à 3 mois. « Il n’y a aucune censure, les gens peuvent nous faire part de tous leurs problèmes », affirme Isabelle Rivière, la directrice des relations territoriales à la SGP. Le prochain comité sera organisé en mars. Le reste du temps, les habitants peuvent se rendre à la maison des projets, installée au 28, rue Henri-Barbusse, et ouverte tous les jours. « Trois agents de la ville sont présents quotidiennement, explique Marie-Hélène Amiable, la maire (PCF). Des permanences de la RATP et de la SGP sont aussi mises en place. »

Un agent de proximité dans les rues

Si vous ne venez pas à elle, c’est elle qui pourra venir à vous. Laëtitia Haddad est l’agent de proximité de la SGP pour la gare de Bagneux. « Elle est nos yeux et nos oreilles, sourit Isabelle Rivière. Chaque semaine, elle nous fournit des rapports sur ce qu’elle a entendu sur le terrain et on prend les mesures adéquates pour remédier aux problèmes qu’elle nous relaie. » Un numéro de téléphone lui a été attribué (06.68.85.05.81). Vous pouvez aussi poser vos questions sur la page web : contact.societedugrandparis.fr

Des solutions trouvées au cas par cas

« Nous pouvons indemniser les commerçants impactés par les travaux, souligne Isabelle Rivière. Il leur suffit de remplir un dossier. » Les particuliers peuvent également être accompagnés pendant la durée des travaux. Comment ? « On peut notamment mettre en place des portages de repas pour ceux qui en ont besoin. Des hommes-trafic aideront aussi les passants à traverser les rues impactées », liste la directrice des relations territoriales. Les appartements trop touchés par le bruit des pelleteuses peuvent aussi être équipés de double vitrage, sur demande.

Des travaux moins bruyants

La SGP entend aussi réduire les nuisances sur le chantier lui-même. « On va installer un hangar insonorisé dans le parc Robespierre où sera construit le puits du tunnelier et où les chariots pourront déposer la terre rapportée du sous-sol, explique Jack Royer, le chef de projet pour la SGP à Bagneux. Cela permettra aussi d’éviter les propagations de poussière ». Des écrans acoustiques mobiles seront également placés aux endroits les plus sensibles et pourront être déplacés pendant le chantier. « Le bip qu’émettent les camions lorsqu’ils reculent sera aussi atténué », confie Isabelle Rivière.

La gare de Bagneux en chiffres :

2022 : date de mise en service

60 000 voyageurs par jour attendus

33 m de profondeur

3 minutes 30 pour sortir de la gare

2 minutes 30 pour rejoindre la ligne 4

Maison des projets, au 28, avenue Henri-Barbusse Ă  Bagneux. Ouverte le lundi et mercredi de 9 heures Ă  12 heures, le mardi de 16 h 30 Ă  19 h 30, le jeudi de 14 Ă  17 h 30 et le vendredi de 14 heures Ă  17 heures.

Laëtitia Haddad, agent de proximité joignable au 06.68.85.05.81 ou sur le site : contact.societedugrandparis.fr

Ariane Riou

 

 

LES ECHOS – 22/02/2017

Le premier immeuble-pont au-dessus du périphérique

Situé au-dessus du boulevard circulaire, entre la porte Maillot et la porte des Ternes, le terrain dit « Pershing » se transformera en 2022 en une mini-ville végétalisée.

A l’horizon de 2022, un immeuble-pont se dressera au-dessus du pĂ©riphĂ©rique. Entre la porte Maillot et la porte des Ternes dans le XVIIe arrondissement, une skyline verte marquera l’entrĂ©e dans Paris. Près du Palais des Congrès, le projet Mille Arbres, vainqueur du concours « Reinventer Paris » et adoptĂ© par le Conseil de Paris fin 2016, a pour ambition de « remettre la nature au coeur de la ville », comme l’explique son architecte, Manal Rachdi de l’agence OXO, qui travaille en duo avec le Japonais Sou Fujimoto. « En proposant notre projet Ă  la Ville de Paris, nous voulions investir l’ensemble du site et proposer un seul et mĂŞme bâtiment qui s’appuyait sur le boulevard Pershing mais aussi sur le pont qui enjambe le pĂ©riphĂ©rique », explique-t-il. Le terrain actuel abrite un parking de 6.450 m² destinĂ© aux autocars (dont une partie assure la liaison vers l’aĂ©roport de Beauvais). Le projet devait inclure une gare routière. Elle sera situĂ©e au sous-sol, sur 1.800 m2 et dotĂ©e de toutes les fonctionnalitĂ©s.

Un food-court dessiné par Starck

Au-dessus, 1.000 arbres adaptĂ©s Ă  la faune francilienne seront plantĂ©s, rĂ©partis entre la forĂŞt en toiture et le parc au premier niveau. Venus de pĂ©pinières françaises et Ă©trangères, ils constitueront l’Ă©crin de verdure qui abritera un immeuble sur 7 étages de 127 logements (50 % en accession Ă  la propriĂ©tĂ©, 30 % de logements sociaux, 20 % de logements sociaux intermĂ©diaires – PLAI). Il y aura Ă©galement 27.000 m² de bureaux et un hĂ´tel 4 Ă©toiles de 250 chambres. A tout cela s’ajoute un pĂ´le enfance avec deux crèches de 60 berceaux et un espace de jeux couvert.

« Un food-court de la grande gastronomie française viendra pallier le manque d’offre de restauration Ă  cĂ´tĂ© du Palais des Congrès », s’enthousiasme Manal Rachdi, qui travaillera avec Philippe Starck.

Pour imaginer un projet d’habitation au-dessus du pĂ©riphĂ©rique, il Ă©tait nĂ©cessaire de prendre en compte les nuisances sonores et la pollution. « Nous prĂ©voyons que le pĂ©riphĂ©rique sera plus silencieux dans une quinzaine d’annĂ©es grâce au travail prĂ©vu par la Ville de Paris sur le bitume mais aussi avec l’essor des vĂ©hicules Ă©lectriques et hybrides », estime Manal Rachdi. L’architecte affirme s’ĂŞtre inspirĂ© des expĂ©riences de Tokyo qui a dĂ©jĂ  utilisĂ© ces nouveaux revĂŞtements de route. « La couverture du pĂ©riphĂ©rique permettra de gĂ©nĂ©rer du foncier lĂ  oĂą il n’y en a pas et d’effacer la frontière entre Paris et sa banlieue », poursuit-il. CotĂ© promoteur, OGIC et La Compagnie de Phalsbourg sont aux manettes. Les investissements devraient atteindre 550 millions d’euros.

Ă€ noter

Les permis de construire seront dĂ©posĂ©s à l’Ă©tĂ© 2017 pour une livraison en 2022.

Lamia Barbot

 

 

LA TRIBUNE – 21/02/2017

Paris et l’Île-de-France ont perdu 1,5 million de touristes en 2016

 

La fréquentation des musées et monuments franciliens a elle été « mitigée » en 2016.

La rĂ©gion Paris ĂŽle-de-France a perdu 1,5 million de touristes en 2016 suite aux attentats, les visiteurs chinois et japonais ayant notamment fait dĂ©faut, a annoncĂ© mardi le ComitĂ© rĂ©gional du Tourisme. Le manque Ă  gagner en termes de consommation touristique est estimĂ© Ă  près de 1,3 milliard d’euros, selon le bilan annuel du CRT.

« Avec près de 31 millions d’arrivĂ©es hĂ´telières au cours de l’annĂ©e 2016, la frĂ©quentation touristique de la destination Paris ĂŽle-de-France est en baisse de 4,7% par rapport Ă  2015 du fait de la baisse des clientèles internationales (-8,8%)« , indique-t-il. Le nombre de touristes français est pour sa part restĂ© quasi stable (-0,8% Ă  16,7 millions).

Baisse « moins importante que prévue »

En comptabilisant les nuitĂ©es hĂ´telières (soit le nombre de nuits passĂ©es) – et non pas les arrivĂ©es hĂ´telières (comptĂ©es une seule fois quelle que soit la durĂ©e du sĂ©jour) – la baisse sur un an atteint 7,2%, et mĂŞme 10,8% s’agissant uniquement des Ă©trangers. La Chine est en recul de 21,5%, avec une perte de 268.000 visiteurs, suivie par le Japon (-41,2%, soit 225.000 touristes en moins), l’Italie (-26,1 %, soit 215.000 touristes) et la Russie (-27,6%, soit -5.000 touristes).

Le CRT estime que les AmĂ©ricains – premier contingent de visiteurs dans l’Hexagone – ont Ă©tĂ© « peu impactĂ©s », avec une perte de 100.000 visiteurs en 2016, soit un recul de 4,9%. « Au total, les hĂ´teliers franciliens ont ainsi accueilli 1,5 million de touristes français et internationaux en moins par rapport Ă  2015, soit une baisse moins importante que prĂ©vu« , estime le CRT Paris ĂŽle-de-France.

La Tour Montparnasse ne fait plus recette

Il met en effet en avant « l’excellente frĂ©quentation en novembre et surtout durant les fĂŞtes de fin d’annĂ©e« , qui ont « permis de combler une partie du retard accumulĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e« . « Rare constat positif« , le tourisme d’affaires est en forte progression par rapport Ă  2015, avec un nombre de nuitĂ©es « supĂ©rieur » aux annĂ©es record de 2011 et 2012.

La fréquentation des musées et monuments franciliens a elle été « mitigée » en 2016: grâce à « une belle programmation », certains sites ont su tirer leur épingle du jeu comme le Centre Pompidou avec +9% par rapport à 2015.

A contrario, d’autres sites « ont fortement subi la dĂ©saffection des touristes et l’annulation des dĂ©placements des groupes scolaires » comme la Tour Montparnasse (-32%), l’Arc de triomphe (-24%), les musĂ©es du Louvre (-13,3%) et d’Orsay (-12,9%), le château de Versailles (-9,8%) ou encore Disneyland Paris (-9,5%).

 

::: ECONOMIE

LE FIGARO – 22/02/2017

Prélèvement à la source: le «plan B» du Medef

L’organisation patronale propose de ponctionner le compte en banque des contribuables.

Les entreprises ne veulent dĂ©cidĂ©ment pas entendre parler du prĂ©lèvement Ă  la source. Depuis que les grandes lignes de la rĂ©forme ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es en fĂ©vrier 2016, le patronat rue dans les brancards. Il ne veut pas que les entreprises prĂ©lèvent l’impĂ´t sur le revenu sur les salaires de ses Ă©quipes, pour le reverser ensuite au fisc. Mardi, le Medef est toutefois passĂ© de la critique Ă  la proposition. Et s’est dit favorable Ă  une retenue mensuelle, obligatoire et «contemporaine», sur le compte en banque du contribuable.

La solution envisagĂ©e par Bercy est une «usine Ă  gaz», critique l’organisation prĂ©sidĂ©e par Pierre Gattaz. Ă€ partir du 1er janvier prochain, l’entreprise recevra de l’administration un taux de prĂ©lèvement Ă  appliquer sur chacun des salaires de ses employĂ©s. Avantage, le montant d’impĂ´t varie automatiquement et en temps rĂ©el en fonction des revenus. Les entreprises, elles, retiennent surtout qu’elles joueront le rĂ´le de collecteur d’impĂ´t. Pire, si elles faillissent, elles devront payer des pĂ©nalitĂ©s.

Une solution plus simple

Sans surprise, la droite et le patronat n’y voient que des inconvĂ©nients. «Le Medef n’a pas de position politique sur le sujet, insiste Geoffroy Roux de BĂ©zieux, son vice-prĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ© en charge de la fiscalitĂ©. Nous nous en sommes saisis parce que les rĂ©actions de nos antennes locales Ă©taient unanimes: le prĂ©lèvement Ă  la source sera un vrai casse-tĂŞte pour les PME.» Leurs craintes? Outre des complications administratives, que les salariĂ©s viennent se plaindre auprès de leur employeur en raison de la baisse de leur salaire net après le premier prĂ©lèvement Ă  la source de l’impĂ´t sur le revenu.

Le Medef a donc imaginĂ© une solution, la plus proche possible de celle du gouvernement… mais sans que l’entreprise ait Ă  jouer le rĂ´le de collecteur d’impĂ´t. Il propose que le fisc prĂ©lève lui-mĂŞme l’impĂ´t sur le compte en banque du contribuable. Et ce, de façon «contemporaine». D’abord, parce que le contribuable pourrait demander de modifier les prĂ©lèvements si ses revenus Ă©voluent. Ensuite, parce que le Medef ne remet pas en cause le fait que 2017 soit une «annĂ©e blanche». Les Français ne seront en effet pas imposĂ©s sur leurs revenus courants cette annĂ©e pour Ă©viter d’ĂŞtre taxĂ©s deux fois l’annĂ©e prochaine: sur leurs revenus de 2018 et sur ceux de 2017. «Notre solution est simple, opĂ©rationnelle et permet au futur gouvernement de n’avoir qu’Ă  appuyer sur un bouton pour la lancer», rĂ©sume Geoffroy Roux de BĂ©zieux. Bercy avait envisagĂ© cette piste, parmi d’autres, avant de l’Ă©carter lors de ses travaux prĂ©liminaires. Contrairement Ă  la retenue Ă  la source, «cette solution ne permet pas de tenir compte de manière immĂ©diate et automatique des variations de revenus», rapporte l’administration fiscale dans l’Ă©tude d’impact publiĂ©e Ă  l’automne 2016. Il ne s’agirait donc que «d’une rĂ©forme a minima».

Le «plan B» du Medef pourrait toutefois retenir l’attention de l’Ă©quipe de François Fillon. Le candidat LR Ă  la prĂ©sidentielle a dĂ©jĂ  promis qu’il reviendrait sur la rĂ©forme du prĂ©lèvement Ă  la source. «Il n’est pas question de prendre le risque de voir descendre dans la rue, en janvier 2018, des milliers de contribuables en colère parce que leur salaire est directement amputĂ© par les impĂ´ts», assène Gilles Carrez, le prĂ©sident de la commission des finances de l’AssemblĂ©e et membre de l’Ă©quipe de campagne de François Fillon.

Reste que le candidat LR n’a pas tranchĂ© sur ce qu’il va proposer Ă  la place du prĂ©lèvement Ă  la source. L’acompte contemporain poussĂ© par le Medef est envisagĂ©. Mais l’ancien ministre du Budget, Éric Woerth, propose que l’entreprise envoie le montant du salaire au fisc, qui se chargerait ensuite de faire la ponction sur le compte en banque des contribuables. Le Medef est sĂ©duit, mais ne l’envisage «pas possible avant 2019», le temps de s’assurer que les Ă©changes d’informations avec Bercy fonctionnent parfaitement.

Guillaume Guichard

 

 

L’OPINION – 22/02/2017

ImpĂ´t Ă  la source: le coup de gueule du Medef

 

Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef : « C’est le grand oublié des programmes économiques. À l’exception de François Fillon qui a promis de le supprimer, aucun des autres candidats ne mentionne le prélèvement à la source. »

Les entreprises craignent de devoir jouer les agents du fisc

Le patronat est toujours vent debout contre le modèle de prélèvement à la source présenté par le gouvernement. Il refuse d’être le collecteur de l’impôt et propose de placer le contribuable au cœur du système.

Le Medef ne baisse pas la garde. Alors que le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert multiplie les déplacements en province pour expliquer le nouveau système de prélèvement à la source qui, sauf modification du prochain gouvernement, entrera en vigueur le 1er janvier prochain, l’organisation patronale veut faire entendre une autre voix dans la campagne présidentielle. « C’est le grand oublié des programmes économiques. À l’exception de François Fillon qui a promis de le supprimer, aucun des autres candidats ne mentionne le prélèvement à la source », déplore le vice-président délégué du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

L’organisation patronale n’en démord pas : pas question de faire de l’employeur le collecteur de l’impôt. Les entreprises craignent de devoir jouer le rôle d’agent du fisc en lieu et place de l’administration. Les patrons craignent les réactions des salariés le jour où ils verront leur salaire net amputé de quelques dizaines, centaines ou milliers d’euros. « Cela pèsera nécessairement dans les négociations salariales », souligne Geoffroy Roux de Bézieux. Il est certains que le passage au prélèvement à la source créera quelques remous au sein des entreprises. Mais à Bercy, on assure que toutes les demandes seront transférées vers l’administration fiscale.

Une autre voie. Pour autant, si le Medef dĂ©nonce aussi la complexitĂ© et le coĂ»t du système – il va falloir payer les Ă©diteurs de logiciels, payer les formations… – l’organisation patronale n’est pas contre l’idĂ©e d’un prĂ©lèvement contemporain de l’impĂ´t. Bien au contraire. « Supprimer le dĂ©calage entre le moment oĂą l’on touche ses revenus et le paiement de l’impĂ´t, un an plus tard, permet de libĂ©rer une partie de l’épargne de prĂ©caution que se constituent les mĂ©nages », explique Michel Taly, avocat associĂ© du cabinet Arsene Taxand. Une bonne chose pour l’économie. Pour le Medef, c’est donc « oui au prĂ©lèvement contemporain, non au prĂ©lèvement par l’employeur », comme le rĂ©sume d’une formule le vice-prĂ©sident de l’organisation.

Pour cela, la contrainte la plus importante est la mise en place d’une année de transition, faussement intitulée « année blanche », durant laquelle les revenus ne sont pas taxés. C’est le cas pour 2017. Le Medef propose donc de conserver cette opportunité. Mais plutôt que de faire en sorte que l’administration envoie chaque mois un taux d’imposition à l’employeur, à qui il revient de ponctionner le salaire du contribuable, le Medef propose de renverser la logique en mettant le contribuable au cœur du dispositif et non l’entreprise. À ce dernier de déclarer son niveau d’imposition et de le faire varier en cas de modification de son niveau de revenu. Une souplesse qu’offre déjà le système actuel puisque les contribuables mensualisés peuvent facilement modifier le montant des sommes versées chaque mois. Une logique qui transfère la responsabilité du paiement de l’entreprise, déjà soumise à de lourdes contraintes administratives, au contribuable payeur. Une alternative jugée crédible par le Conseil des prélèvements obligatoires dans un rapport de février 2012.

Raphaël Legendre

 

 

LA TRIBUNE – 22/02/2017

Emploi : la fracture territoriale se creuse

 

D’ici 2022, 85% des ingĂ©nieurs en informatique, 75% des professionnels de l’information et de la communication et 69% des postes de personnel d’Ă©tudes

seront créés dans les grandes mĂ©tropoles souligne une Ă©tude de France StratĂ©gie sur les inĂ©galitĂ©s territoriales en matière d’emploi.

 

A elles seules, la douzaine de mĂ©tropoles concentrent 46% des emplois, dont 22% Ă  Paris d’après une Ă©tude de France StratĂ©gie.

Les crĂ©ations d’emplois en France se concentrent depuis une dizaine d’annĂ©es sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, positionnĂ©es sur les mĂ©tiers les plus dynamiques, notamment de cadres, au dĂ©triment des villes petites et moyennes, selon une Ă©tude de France StratĂ©gie parue mardi 21 fĂ©vrier.

Les métropoles représentent la majorité des emplois

La douzaine de mĂ©tropoles rĂ©gionales rassemblent près de 46% des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. De 2006 Ă  2013, c’est dans ces aires urbaines de plus de 500.000 habitants que se sont concentrĂ©es les crĂ©ations d’emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolĂ©es ont subi des pertes, observe l’organisme placĂ© auprès du Premier ministre.

Cette Ă©volution est « inĂ©dite » depuis 1968: la croissance de l’emploi profitait Ă  l’ensemble du territoire jusqu’en 1999, puis les territoires se sont de plus en plus diffĂ©renciĂ©s, et entre 2006 et 2013, les Ă©carts se sont creusĂ©s, analyse France StratĂ©gie.

La concentration des emplois cadres

Cette « mĂ©tropolisation », qui « devrait se poursuivre », est principalement liĂ©e Ă  une concentration des emplois de cadres dans les mĂ©tropoles, positionnĂ©es sur des « mĂ©tiers structurellement dynamiques », aux tâches « non rĂ©pĂ©titives » et Ă  « fort potentiel de crĂ©ations d’emplois d’ici 2022 » (85% des ingĂ©nieurs en informatique, 75% des professionnels de l’information et de la communication, 69% du personnel d’Ă©tudes).

A cela s’ajoute un « effet local »: pour un mĂ©tier donnĂ©, la croissance y est supĂ©rieure au reste du pays. Le nombre de cadres y croĂ®t davantage, mais aussi les mĂ©tiers industriels, qui rĂ©sistent mieux qu’ailleurs.

Toulouse, Montpellier ont créé de nombreux emplois

Cet effet est nĂ©anmoins inĂ©gal: de 1999 Ă  2013, les mĂ©tropoles de Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes, Bordeaux et Lyon ont créé de nombreux emplois mais Lille et Strasbourg moins, et Rouen en a perdu. Et Paris a enregistrĂ© ces dernières annĂ©es une dynamique beaucoup moins favorable qu’en province.

A contrario, les villes petites et moyennes sont plus positionnĂ©es sur des mĂ©tiers en perte de vitesse (ouvriers, employĂ©s, agriculteurs). Les aires urbaines de moins de 100.000 habitants et les aires moyennes subissent aussi des « dynamiques nĂ©gatives », et l’impact de la dĂ©sindustrialisation y est plus fort qu’avant.

Cette surreprĂ©sentation des mĂ©tiers fragiles « sera source de diminutions d’emplois et de reconversions professionnelles imposĂ©es par les mutations Ă©conomiques », anticipe l’Ă©tude, qui prĂ©vient: « Le risque qui pèse sur ces territoires est d’autant plus Ă©levĂ© que les personnes exerçant des mĂ©tiers fragiles ont une mobilitĂ© gĂ©ographique gĂ©nĂ©ralement faible ».

Quant aux communes isolĂ©es, si elles souffrent d’une baisse de l’emploi dans les mĂ©tiers agricoles et ouvriers, l’effet local y est positif: les mĂ©tiers industriels rĂ©sistent mieux, les professions de santĂ© et artistiques s’y dĂ©veloppent plus.

 

LES ECHOS – 22/02/2017

Les embauches de cadres vont retrouver leur niveau d’avant la crise

Les entreprises anticipent au moins 208.000 recrutements de cadres cette année.

Le millĂ©sime 2016 de l’emploi des cadres s’annonçait bon. Il a mĂŞme Ă©tĂ© meilleur que prĂ©vu. Et celui de 2017 devrait ĂŞtre encore plus porteur. C’est ce que montre le baromètre annuel de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) publiĂ© ce mercredi et basĂ© sur une enquĂŞte auprès de 11.000 entreprises. L’an dernier, le cap des 200.000 recrutements de personnel d’encadrement en CDI ou CDD d’au moins un an a Ă©tĂ© franchi. L’emploi des cadres a mĂŞme vu pour la première fois depuis 2007 des recrutements lĂ©gèrement supĂ©rieurs aux sorties (dĂ©missions, licenciements, dĂ©parts Ă  la retraite…), le nombre de promotions internes restant stables. Il y a eu 45.300 crĂ©ations nettes de postes de cadre en 2016. C’est certes deux fois moins que lors du record de 2000, mais c’est autant qu’avant la crise des « subprimes ».

La situation devrait encore s’amĂ©liorer cette annĂ©e. Le marchĂ© de l’emploi des cadres devrait retrouver au moins son niveau record de 2007, oĂą 208.200 recrutements avaient Ă©tĂ© faits. « Tous les clignotants sont au vert, l’horizon est dĂ©gagé », rĂ©sume Jean-Marie Marx, le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Apec, qui pointe toutefois le risque que reprĂ©sentent l’Ă©lection prĂ©sidentielle, le Brexit ou la prĂ©sidence Trump.

L’Ă©tude Ă©value entre 208.000 et 225.000 les embauches de cadres en 2017. Comme en 2016, selon les entreprises interrogĂ©es, les principaux bĂ©nĂ©ficiaires de cette nouvelle embellie seront les cadres ayant six Ă  dix ans d’expĂ©rience. Mais les plus novices et les plus anciens aussi profiteront de l’amĂ©lioration. Seuls perdants : les seniors, au-delĂ  de 20 ans d’expĂ©rience. La photographie ex post sera peut-ĂŞtre un peu diffĂ©rente de celle annoncĂ©e. Si les employeurs ont du mal Ă  recruter, les plus jeunes et les plus âgĂ©s pourraient en bĂ©nĂ©ficier.

Prévisions positives

Ces tensions sur le marchĂ© de l’emploi des cadres ne toucheront bien sĂ»r pas de la mĂŞme manière tous les secteurs. Mais la tendance est Ă  la hausse des recrutements partout. Dans les services, toujours les plus dynamiques, bien sĂ»r mais aussi dans l’industrie, la construction et le commerce. Une analyse plus fine sur vingt-six secteurs montre qu’elle ne reste nĂ©gative que dans quatre d’entre eux (bois-papier-imprimerie, distribution gĂ©nĂ©raliste, activitĂ©s associatives et communication-mĂ©dias). Stables dans les transports-logistique et dans le caoutchouc-plastique, les prĂ©visions d’embauche sont positives dans les dix-neuf autres secteurs, avec en pointe l’informatique-tĂ©lĂ©communication. RĂ©volution digitale oblige, cĂ´tĂ© fonctions aussi, l’informatique est en tĂŞte, avec 23 % des recrutements de cadres prĂ©vus. Si l’on y ajoute les deux suivantes – commercial-marketing et Ă©tudes-R & D -, cela reprĂ©sente près de six projets d’embauches sur dix.

Sur le plan gĂ©ographique, aussi, les nouvelles sont bonnes. Selon l’Apec, l’an prochain, toutes les rĂ©gions devraient ĂŞtre « bien orientĂ©es », en particulier Auvergne-RhĂ´ne-Alpes et Nouvelle-Aquitaine. Mais la palme en valeur absolue va continuer Ă  revenir Ă  l’Ile-de-France, qui a frĂ´lĂ© les 100.000 embauches en 2016.

LeĂŻla de Comarmond

 

::: ENTREPRISES

LE FIGARO – 22/02/2017

Sous-traitance : la loi sur le «devoir de vigilance» des entreprises adoptée

L’AssemblĂ©e a votĂ© dĂ©finitivement, mardi, le texte qui impose aux grandes entreprises de prendre des mesures pour prĂ©venir les manquements Ă©thiques ou environnementaux de leurs sous-traitants. Les syndicats et ONG qui soutenaient cette loi se rĂ©jouissent, le patronat s’inquiète. Les parlementaires LR vont saisir le Conseil constitutionnel.

BientĂ´t quatre ans après le drame, au Bangladesh, du Rana Plaza, la pression de plusieurs syndicats, d’ONG et de frondeurs de gauche a poussĂ© le gouvernement Ă , finalement, soutenir la proposition de loi sur le devoir de vigilance des sociĂ©tĂ©s mères. PortĂ© par le dĂ©putĂ© socialiste Dominique Potier, le texte a Ă©tĂ© adoptĂ© dĂ©finitivement mardi Ă  l’AssemblĂ©e, après deux lectures, des modifications et en dĂ©pit de l’opposition sĂ©natoriale et patronale. Elle impose aux 150 entreprises employant de plus de 5000 salariĂ©s en France de mettre en place des plans de prĂ©vention, dits «de vigilance», pour prĂ©venir les manquements Ă©thiques ou environnementaux de leurs sous-traitants, aussi bien dans des pays lointains comme le Bangladesh ou le Cambodge qu’en Europe. En cas de non-respect, et après une mise en garde, les sanctions financières, pourront aller jusqu’Ă  30 millions d’euros pour la sociĂ©tĂ© mère. Trois fois plus que prĂ©vu Ă  l’origine.

Seules les infractions aux critères Ă©tablis dans le plan seront prises en considĂ©ration afin d’Ă©viter que les entreprises ne soient tenues responsables de toutes les dĂ©rives de leurs sous-traitants. Cette «vigilance» concerne le travail des enfants, la sĂ©curitĂ©, la mise en place d’un système d’alerte pour que les salariĂ©s puissent signaler des dysfonctionnements. Les sanctions seront civiles et non pĂ©nales comme prĂ©vu dans une première version du texte. Mais chacun – particulier, association ou sociĂ©tĂ© – peut attaquer une entreprise.

«Sanctions excessives»

Les syndicats, dont la CFDT, et des ONG, comme Amnesty International, Éthique sur l’Ă©tiquette ou Sherpa, se rĂ©jouissent de cette loi. Mais les uns et les autres jugent l’amende maximale faible au regard des chiffres d’affaires des entreprises concernĂ©es. Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif Éthique sur l’Ă©tiquette, regrette aussi que «des entreprises aux effectifs infĂ©rieurs Ă  5000 salariĂ©s en France Ă©chappent Ă  cette loi, qu’il aurait fallu appliquer Ă  toutes. Des PME Ă  risques, par exemple dans l’extraction pĂ©trolière, ne sont pas concernĂ©es, c’est dommage.»

Du cĂ´tĂ© des entreprises, le montant des sanctions est jugĂ© excessif. Plus gĂŞnant, c’est la judiciarisation mĂŞme induite par la loi et les rĂ©percussions pour les PME qui hĂ©rissent le patronat, Medef en tĂŞte. Ă€ l’arrivĂ©e, les concessions faites pour que le texte soit adoptĂ© ne satisfont personne. «C’est une mauvaise rĂ©ponse Ă  une question importante, estime-t-on au Medef. Ce texte nuit Ă  l’attractivitĂ© de la France et Ă  la compĂ©titivitĂ© de ses entreprises, aucun autre pays europĂ©en n’ayant votĂ© une telle loi Ă  ce jour. Il faudrait que ce dĂ©bat ait lieu au minimum au niveau de l’Union europĂ©enne.» Justement, rĂ©torquent les dĂ©fenseurs de la loi. «Elle n’est qu’un dĂ©but et pourra encourager d’autres pays Ă  suivre cette voie», estime Nayla Ajaltouni.

Ă€ condition que le Conseil constitutionnel ne retoque pas la loi sur certains points. Chez les parlementaires, Les RĂ©publicains comptent dĂ©poser un recours. Parmi les moyens invoquĂ©s: les contours de la «responsabilitĂ© pour fait d’autrui» ne sont Ă  leur sens pas assez prĂ©cis. Le triplement de l’amende par rapport au montant initial pourrait aussi poser problème. De son cĂ´tĂ©, le Medef a Ă©crit au Conseil constitutionnel afin d’alerter sur ce texte.

Anne-Sophie Cathala

 

 

L’OPINION – 22/02/2017

Air France: hĂ´tesses et stewards vent debout contre le projet de nouvelle compagnie

Les pilotes ont donné lundi leur feu vert au projet « Boost », la compagnie à bas coût d’Air France. Très opposés au projet, les navigants envisagent, eux, de lancer une grève

Une intersyndicale réunissant 8 syndicats de personnels de cabine s’est tenue mardi après-midi. Les représentants des navigants envisagent un mouvement de grève : ils estiment que la direction et les pilotes les prennent pour la « variable d’ajustement ». Dans un document interne que l’Opinion a pu consulter, le gain salarial que les pilotes obtiendront après leur accord sur Boost est estimé entre 4 et 10 %, en fonction des vols.

Très vite, les navigants ont tenu à exprimer leur mécontentement. Leurs syndicats se sont réunis sans tarder mardi pour échanger sur la meilleure façon de faire entendre leur opposition. Les discussions ont porté sur la tenue d’une grève. C’est le feu vert donné par les pilotes, lundi, à la création d’une nouvelle compagnie low-cost qui a mis le feu aux poudres. « Pour nous, Boost signifie la fin de notre métier ; si les pilotes s’étaient opposés, la direction aurait renoncé, mais maintenant, c’est fichu… », se désole une hôtesse, qui affiche vingt ans de maison et requiert l’anonymat. Elle regrette le temps béni « où les pilotes savaient défendre un collectif, faisaient corps avec les navigants, et ne pensaient pas juste à leurs privilèges ! »

Pour de nombreux stewards et hôtesses, les pilotes les ont vendus. La réponse positive qu’ils ont donnée au référendum organisé par le SNPL, leur principal syndicat, en est le signe évident. A la question « approuvez-vous l’externalisation d’une partie de l’activité et de la flotte long et moyen-courrier d’Air France dans une nouvelle structure ? », ils ont en effet dit « oui » à 58,1 %. Et ce, alors même que le bureau du SNPL s’était plutôt prononcé contre. Avec 73,8 % de participation, le syndicat n’a pas d’autre choix que de se rallier à cette consultation – sans aucune valeur juridique – mais assure toutefois qu’il ne faut pas prendre ce vote « pour un blanc-seing au projet général d’accord », Trust Together, dont Boost constitue le noyau dur. Le SNPL réclame d’ailleurs des garanties supplémentaires à la direction, d’ici le 24 février, date butoir pour donner leur accord au texte.

Référendum. Lundi, la direction a salué les résultats de ce référendum. Et pour cause. Pour lancer Boost, il lui faut absolument l’aval du SNPL (selon une disposition juridique historique). Aussi a-t-elle poussé un grand ouf de soulagement, mais s’est gardée de tout triomphalisme. Car si elle voit dans Boost le moyen de retrouver des marges de manœuvre, notamment sur la masse salariale, elle sait que la partie est loin d’être gagnée.

A terme, cette nouvelle compagnie doit assurer 20 % du moyen-courrier et 10 % des longs courriers. Les 28 avions qui y seront consacrés seront pilotés par des commandants, pilotes et copilotes Air France. Un contrat unique leur permet d’officier sur la compagnie historique et sur la nouvelle. Mais cette disposition n’est pas prévue pour les hôtesses et stewards. C’est bien là que ça coince. Pour Boost, les équipes de personnels de cabine (PNC) seront constituées par des recrutements extérieurs, payés 40 % moins cher. Pour l’UnsaPNC mais aussi le SnpPNC, qui à eux deux représentent près de 50 % des suffrages, Boost va « venir directement concurrencer les emplois, les conditions de travail et de rémunération à moyen terme [actuels] ». Un tract de l’UnsaPnc stipule : « Pas avant 4 à 5 ans, très certainement, le temps que la compagnie “jumelle” soit totalement opérante avec l’arrivée des avions nécessaires (A350), mais c’est la mort de notre métier. »

Si les navigants sont aussi amers, c’est parce qu’ils ont le sentiment d’être la variable d’ajustement de la compagnie. « Quand Air France perd un milliard, c’est 20 % d’efforts pour nous, quand elle gagne un milliard, c’est 40 % d’efforts supplémentaires pour le PNC », s’insurgent encore les syndicats. La fronde vient aussi après que les navigants ont déjà fait des efforts lors des précédents plans de redressement. Et alors même que les pilotes sont la catégorie qui a le moins souffert : 13 % de gains de productivité, contre 20 % pour les personnels au sol, et 19 % pour les PNC.

Gain salarial. Les « avantages » que la direction a offert aux pilotes ces derniers jours pour emporter leur adhésion à Boost ravivent l’impression du deux poids-deux mesures. Dans un document interne que l’Opinion a pu consulter, le gain salarial que les pilotes obtiendront est estimé entre 4 et 10 %, en fonction des vols. Outre cet intéressement sur leur rémunération, les pilotes ont aussi obtenu plusieurs petits plus non négligeables, comme la mise à disposition d’un téléphone portable pour chacun, le lancement d’un groupe de travail afin de trouver le moyen d’accéder positivement aux demandes de congés, ou encore le remplacement progressif sur moyens courriers de leur vulgaire cassolette équipage par des plateaux-repas Business…

Les huit syndicats de navigants vont se tourner ces prochains jours vers leurs adhérents. Mais l’idée d’une grève est clairement sur la table. La semaine dernière, la présentation des résultats annuels d’Air France-KLM a rappelé combien la situation sociale en France pesait sur les comptes. Les bons chiffres de l’année 2016 sont dus aux deux tiers aux bénéfices de la compagnie néerlandaise ! En 2016, Air France a connu plusieurs mouvements de grève, pour une facture de plus de 130 millions d’euros.

Fanny Guinochet

 

 

LES ECHOS – 22/02/2017

Nissan teste la colocation automobile Ă  Paris

Le constructeur lance une offre permettant à plusieurs personnes de partager l’usage d’une Micra.
L’objectif est de s’insĂ©rer sur le marchĂ© des nouveaux services de mobilitĂ©.

La colocation est-elle compatible avec l’automobile ? Nissan le pense, et a lancĂ© ce mardi une offre d’un genre inĂ©dit, baptisĂ©e « Get & Go Micra », qui permet Ă  plusieurs automobilistes de partager l’usage d’une Micra – une citadine comparable Ă  une Clio. Accessible pour l’instant Ă  Paris uniquement – la France est le pays pilote – et dans les dĂ©partements voisins, le service se veut 100 % numĂ©rique (tout est pilotable via une application de smartphone). Après s’ĂŞtre inscrit, l’usager se voit proposer, via une plate-forme logicielle mise en place par RCI Banque – filiale de Renault, alliĂ© de Nissan -, une liste de colocataires potentiels proches de chez lui et affichant des besoins horaires complĂ©mentaires (usage le matin plutĂ´t que l’après-midi, la semaine plutĂ´t que le week-end…).

De quoi former un groupe d’utilisateurs, qui peut compter jusqu’Ă  cinq membres. « Plus on est nombreux, plus le prix par tĂŞte baisse », indique Bernard Loire, le patron des ventes de Nissan pour l’Europe de l’Ouest. Ainsi, pour une Micra partagĂ©e par quatre automobilistes et roulant Ă  hauteur de 15.000 km Ă  l’annĂ©e, le prix par tĂŞte – assurance et entretien inclus – est de 87 euros par mois sur un an (la durĂ©e de l’engagement). « Au global, en intĂ©grant le carburant et les frais de parking, on arrive sur un budget individuel moyen de 1.700 euros par an. Contre 2.500 euros pour un service Ă©quivalent d’autopartage et 3.500 euros pour de la location courte durĂ©e », assure Bernard Loire.

CĂ´tĂ© carburant, une carte essence est fournie pour payer sans avancer d’argent, avec une facturation individuelle, en fonction du nombre de kilomètres parcourus par chaque utilisateur. CĂ´tĂ© parking, soit l’un des colocataires dispose d’une place Ă  partager, soit les colocataires s’arrangent pour payer un parking commun.

Complémentarité des loueurs

SĂ©duisante sur le papier, la solution devra convaincre dans la vie de tous les jours. Sera-t-il si facile pour les utilisateurs d’avoir des besoins totalement complĂ©mentaires et de conserver une certaine flexibilitĂ© d’usage au quotidien ? La question du tarif, très variable selon le nombre de colocataires et les frais de parking, sera un enjeu clef. Roulant en thermique – essence ou diesel -, la nouvelle Micra – fabriquĂ©e en France, Ă  l’usine de Flins – ne permet pas de se dispenser de frais de carburant ou de parking, comme aurait pu le faire un modèle Ă©lectrique. « Rien n’est figĂ©, on peut proposer d’autres modèles Ă  l’avenir », dit Bernard Loire, qui indique que, en cas de succès, le service pourra ĂŞtre Ă©tendu Ă  d’autres villes. La cible : des citadins qui roulent rĂ©gulièrement, mais trop peu pour amortir le coĂ»t d’achat d’une voiture neuve. « A Paris, on a 1.500 voitures qui roulent moins de 2.000 km par an », estime Bernard Loire. Pour Nissan, c’est finalement l’occasion de rĂ©pondre Ă  l’explosion des nouveaux usages de mobilitĂ© (autopartage, VTC, location…), et d’Ă©viter une dĂ©sintermĂ©diation par des plates-formes comme Uber ou BlaBlaCar.

Maxime Amiot

 

 

LE PARISIEN – 22/02/2017

Nicolas Sarkozy rejoint le conseil d’administration de l’hôtelier AccorHotels

L’ancien prĂ©sident de la RĂ©publique, Nicolas Sarkozy, prend la tĂŞte… du comitĂ© stratĂ©gie internationale d’AccorHotels

Nicolas Sarkozy tient sa reconversion. ÉliminĂ© dès le premier tour de la primaire de la droite, le 21 novembre, l’ancien chef de l’État avait annoncĂ© vouloir se consacrer Ă  sa «vie privĂ©e». Trois mois plus tard, jour pour jour, le voilĂ  de retour dans une fonction inattendue. Ce mardi, le groupe AccorHotels a annoncĂ© la nomination de Nicolas Sarkozy au sein de son conseil d’administration.

«Nicolas Sarkozy prĂ©sidera le comitĂ© stratĂ©gie internationale dont les missions et la composition seront prĂ©cisĂ©es lors d’un prochain conseil d’administration», a dĂ©taillĂ© le groupe hĂ´telier dans un communiquĂ©. «Je suis très heureux de participer au dĂ©veloppement et au rayonnement international d’AccorHotels, un des fleurons des entreprises françaises», a pour sa part rĂ©agi l’intĂ©ressĂ©.

Une «parfaite connaissance des enjeux géopolitiques»

Le PDG du groupe, SĂ©bastien Bazin, Ă©galement citĂ© dans le communiquĂ©, estime que « l’expertise internationale de Nicolas Sarkozy et sa parfaite connaissance des enjeux gĂ©opolitiques mondiaux seront de formidables atouts pour le groupe ». Ce poste d’administrateur indĂ©pendant serait le premier poste de cette nature occupĂ© par l’ancien prĂ©sident.

AccorHotels exploite sous ses 20 marques Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Ibis, HotelF1 mais aussi Raffles, Fairmont et SwissĂ´tel, plus de 4000 hĂ´tels, dans 95 pays.

 

LES ECHOS – 22/02/2017

Bio : le marché français a bondi de 20% en 2016

Les ventes de produits bio ont atteint 7 milliards d’euros en 2016, selon l’Agence Bio. Le nombre de fermes bio a augmenté de 12%.

Le succès du bio s’envole. Le marchĂ© a fait un bond de 20% Ă  7 milliards d’euros en 2016, selon les derniers chiffres fournis par l’Agence Bio. Alors qu’un Français sur deux n’en consommait jamais en 2003, ils sont dĂ©sormais sept sur 10 Ă  en manger « rĂ©gulièrement », c’est-Ă -dire au moins une fois par mois, selon l’Agence Bio. Au quotidien, 15% des Français ont mangĂ© bio en 2016, contre 10% un an avant.

La première raison Ă  cet engouement est la santĂ©. Les amateurs invoquent massivement leur confiance dans les cahiers des charges, les contrĂ´les systĂ©matiques, l’absence d’OGM, de produits artificiels et de colorants, ainsi que le bien-ĂŞtre animal. Ils justifient leur prĂ©fĂ©rence par la qualitĂ© nutritionnelle des produits, leur goĂ»t meilleur et la satisfaction de contribuer Ă  la prĂ©servation de l’environnement en privilĂ©giant le bio. Les lĂ©gumes viennent en tĂŞte du Top 5, suivis par les produits laitiers et les oeufs, puis l’Ă©picerie et la viande.

Le sud de la France d’abord

Pour l’Agence Bio, il n’est pas douteux que les consommateurs sont en train de changer leurs habitudes. Les agriculteurs l’ont bien compris. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux Ă  rĂ©pondre Ă  cette demande en croissance rĂ©gulière. Les conversions se traduisent en hectares. Les surfaces bio ont augmentĂ© de 16% en un an Ă  1,54 million d’hectares. Le nombre de fermes a progressĂ© aussi (+12%). Elles sont plus de 32.300, tirĂ©es par les Ă©levages laitiers et les producteurs de viande.

La première rĂ©gion pour le bio est l’Occitanie, devant l’Auvergne et le Nouvelle Aquitaine. Un peloton de tĂŞte qui a creusĂ© l’Ă©cart avec le reste de la France. Le mouvement de conversion (+9,5%) se retrouve tout naturellement dans les entreprises, chez les importateurs et exportateurs ainsi que dans la distribution. Les ventes ont plus progressĂ© en magasins spĂ©cialisĂ©s que dans les enseignes mais en importance, les deux circuits sont Ă  peu près ex-aequo.

VIDEO – Le marchĂ© français du « bio » atteint les 7 milliards d’euros : http://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0211814713831-bio-le-marche-en-france-a-bondi-de-20-en-2016-2066608.php

Marie-Josée Cougard

 

 

LE FIGARO – 22/02/2017

Alstom: François Hollande se rend à Belfort ce mercredi

Le prĂ©sident de la RĂ©publique doit visiter les sites d’Alstom et de General Electric. Les syndicats, toujours sceptiques sur le devenir des emplois, attendent une garantie du maintien de l’activitĂ© de l’usine.

La visite est symbolique et attendue. Ă€ quelques mois de la fin de son mandat, François Hollande se rend ce mercredi Ă  Belfort, accompagnĂ© du secrĂ©taire d’État chargĂ© de l’Industrie, Christophe Sirugue. Une première dans le cadre de son mandat et qui intervient alors que l’État tente coĂ»te que coĂ»te de prĂ©server l’emploi chez Alstom sur ce site de production. En octobre dernier, le gouvernement avait en effet dĂ©cidĂ© d’acheter, en direct, quinze rames pour alimenter cette usine, dont la fermeture venait d’ĂŞtre annoncĂ©e.

Dans le dĂ©tail, le programme du prĂ©sident de la RĂ©publique est chargĂ©. A 9 heures, il dĂ©butera d’abord par une visite du site de General Electric, puis enchaĂ®nera, quarante-cinq minutes plus tard par celui d’Alstom. Il terminera son excursion, annoncĂ©e au dernier moment lundi par l’ÉlysĂ©e, par un discours Ă  10h15.

Pour rappel, François Hollande s’Ă©tait personnellement impliquĂ© dans le dossier du rachat de la branche Ă©nergie d’Alstom par GE, en 2014. Il avait alors reçu le PDG du gĂ©ant amĂ©ricain, Jeff Immelt, Ă  l’ÉlysĂ©e. Ă€ la suite de ce rachat, le site de l’industriel s’Ă©tait alors recentrĂ© sur ses activitĂ©s de transport. Ă€ ce titre, la visite prĂ©sidentielle n’est pas sans rappeler celle que le PrĂ©sident avait effectuĂ©e Ă  Florange pour dĂ©fendre son bilan auprès des salariĂ©s d’ArcelorMittal, en novembre dernier. Les syndicats l’attendent d’ailleurs de pied ferme, avec un seul objectif: l’interpeller sur les 1000 embauches promises par General Electric, d’ici fin 2018. Et pour cause, en janvier 2016, General Electric avait annoncĂ© la suppression de 765 emplois dans l’Hexagone, semant ainsi le trouble dans les esprits.

La SNCF va acheter les 15 rames

«À partir du moment oĂą le PrĂ©sident s’est engagĂ©, il doit maintenant concrĂ©tiser ses paroles. Or, il semblerait qu’il y a encore quelques difficultĂ©s», assène Olivier Kohler, dĂ©lĂ©guĂ© CFDT, au micro de France Bleu. «Il y a une volontĂ© politique, mais ces commandes promises ne sont pas actĂ©es. Nous demandons un rĂ©el engagement, une garantie du maintien de l’activitĂ© Ă  Belfort». MĂŞme son de cloche pour Eddy Cardot, dĂ©lĂ©guĂ© CGT, au micro de France 3. «Les quinze rames TGV, ça nous donne un petit sursis de plus», reconnaĂ®t-il. «[Mais] on voudrait que tout soit entĂ©rinĂ© avant la fin du mandat de François Hollande». Le maire de Belfort tient un discours similaire, mais se veut nĂ©anmoins optimiste: «C’est toujours le prĂ©sident de la RĂ©publique et il a le pouvoir de faire changer les choses», indique-t-il Ă  France Bleu.

La semaine dernière, la question des quinze rames est revenue sur la table. Dans un premier temps rĂ©ticente, la SNCF a fini par accepter de prendre en charge cette commande, que le gouvernement avait dĂ©cidĂ© de passer en direct pour un montant de 480 millions d’euros. «La dĂ©cision qui a finalement Ă©tĂ© prise est Ă©quilibrĂ©e et plus cohĂ©rente», estime des dirigeants de la SNCF, interrogĂ© par Le Figaro , le 15 fĂ©vrier dernier. «Nous allons radier 24 rames vieillissantes Ă  un seul niveau pour les remplacer par quinze rames Ă  deux niveaux et donc plus capacitaires. Nous allons Ă©conomiser 150 millions d’euros que nous aurions dĂ» dĂ©penser en les rĂ©novant». Toujours selon nos informations, cette dĂ©cision devrait ĂŞtre entĂ©rinĂ©e demain, jeudi 23 fĂ©vrier.

 

 

::: POLITIQUE

LE POINT – 22/02/2017

À Londres, Macron cherche à séduire les expatriés

 

Emmanuel Macron a affirmé que son programme allait contribuer au succès de la France « dans ce nouveau monde » qui implique le Brexit.

Le candidat d’En marche ! Ă  la prĂ©sidentielle exhorte les Français vivant outre-Manche Ă  venir entreprendre en France. Il avait rencontrĂ© avant Theresa May.

Emmanuel Macron en mission sĂ©duction. Mardi 21 fĂ©vrier, le candidat d’En marche ! Ă  la prĂ©sidentielle s’exprimait lors d’un meeting Ă  Londres devant plusieurs milliers de personnes. Il a exhortĂ© les Français rĂ©sidant outre-Manche Ă  venir entreprendre en France. Son ambition : « Retrouver une culture du succès ». Le candidat tenait un meeting en fin de journĂ©e dans l’imposant Central Hall Westminster, une salle d’architecture baroque situĂ©e près du Parlement britannique.

AcclamĂ© Ă  son arrivĂ©e, Emmanuel Macron a exprimĂ© devant plus de 2 000 personnes sa volontĂ© de « convaincre » certains des 300 000 Français vivant au Royaume-Uni, dont une majoritĂ© Ă  Londres, de « revenir entreprendre, faire en France, innover, chercher, enseigner ». « Je veux que l’on soit un pays oĂą l’on peut faire tout cela », a-t-il dit. En France, « on n’a pas le droit d’Ă©chouer, mais pas le droit de rĂ©ussir trop bien », a-t-il poursuivi, devant un public comptant des entrepreneurs et de nombreux employĂ©s de la finance.

« Il faut aimer le succès », ou alors les Français vont « le chercher ailleurs », a-t-il regrettĂ©, dĂ©plorant la « peur de l’Ă©chec » propre, selon lui, Ă  la France. Taclant Ă  plusieurs reprises le candidat LR François Fillon, Emmanuel Macron a Ă©voquĂ© « l’argent qu'[il] a [lui-mĂŞme] gagné » avant de se lancer en politique. « Je vous rassure, c’est moi qui l’ai gagnĂ©. J’avais un travail, ça semble affreux… » a-t-il ironisĂ©. Dans la salle figuraient notamment le footballeur Yohan Cabaye et le dĂ©putĂ© du Parti libĂ©ral-dĂ©mocrate (centre) Nick Clegg, ancien vice-Premier ministre.

Vers un Brexit juste

Selon deux sondages publiĂ©s mardi, Emmanuel Macron arrive soit en deuxième position des intentions de vote au premier tour de la prĂ©sidentielle, ex æquo avec François Fillon, soit troisième derrière ce dernier. Le candidat d’En marche ! a rencontrĂ© en dĂ©but d’après-midi Theresa May au 10, Downing Street, pour Ă©voquer notamment la sortie du Royaume-Uni de l’Union europĂ©enne.

Ă€ l’issue de l’entretien, il a affirmĂ© en anglais avoir exprimĂ© Ă  Theresa May sa « volontĂ© d’aboutir Ă  un Brexit juste », tout « en protĂ©geant les intĂ©rĂŞts des Français et des EuropĂ©ens ». « Nous avons parlĂ© de lutte contre le terrorisme, de dĂ©fense, qui sont des sujets très structurants pour notre pays », a ajoutĂ© en français Emmanuel Macron, premier candidat Ă  la prĂ©sidentielle française reçu par Theresa May.

Un porte-parole de Downing Street a expliquĂ© que cette rencontre avait Ă©tĂ© organisĂ©e Ă  la demande d’Emmanuel Macron et qu’il n’Ă©tait pas inhabituel qu’un dirigeant britannique reçoive un candidat français, citant Nicolas Sarkozy reçu par Tony Blair en 2007.

« Je veux les banques »

Emmanuel Macron a affirmĂ© que son programme, qu’il n’a pas encore publiĂ©, allait contribuer au succès de la France « dans ce nouveau monde » qui implique le Brexit. « Dans mon programme, vous aurez une sĂ©rie d’initiatives pour attirer les gens de talent dans la recherche, et dans de nombreux autres domaines », a-t-il dit, repassant Ă  l’anglais. « Je veux les banques, les talents, les chercheurs, etc. » a-t-il ajoutĂ©, laissant prĂ©sager de son discours très ciblĂ© sur les entrepreneurs.

« Cela fera partie de mon programme de les attirer », en particulier ceux qui sont actuellement au Royaume-Uni, a-t-il insistĂ©, dans un appel du pied Ă  la communautĂ© française. « Je veux les convaincre que la France change […] qu’ils auront l’opportunitĂ© de revenir en France dans les prochaines annĂ©es et d’y rencontrer le succès. » InterrogĂ© sur un possible rapprochement avec le prĂ©sident du MoDem François Bayrou, il a dit ne pas vouloir rĂ©pondre « à des questions de politique française ».

François Bayrou doit faire une dĂ©claration Ă  la presse mercredi après-midi et les spĂ©culations vont bon train sur ce qu’il pourrait annoncer : nouvelle candidature Ă  la prĂ©sidentielle ou soutien Ă  un candidat en lice. GĂ©rard Collomb, maire PS de Lyon et proche d’Emmanuel Macron, a dit mardi espĂ©rer le soutien de M. Bayrou Ă  son candidat pour Ă©viter « le risque » d’une victoire de Marine Le Pen.

 

BFM – 21/02/2017

SĂ©curitĂ© sociale: Macron et Fillon livrent leurs pistes d’Ă©conomies

Cinq candidats Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle ont dĂ©filĂ© ce mardi 21 fĂ©vrier au Palais Brogniart pour prĂ©senter leur programme en matière de santĂ©. Emmanuel Macron et François Fillon ont prĂ©sentĂ© des pistes d’Ă©conomies pour la SĂ©cu, BenoĂ®t Hamon a Ă©voquĂ© une rĂ©forme du mode de financement des hĂ´pitaux.

Les prĂ©tendants Ă  l’ÉlysĂ©e ont passĂ© leur grand oral sur la santĂ© ce mardi 21 fĂ©vrier. Les candidats Ă  la prĂ©sidentielle se sont ainsi succĂ©dĂ© au Palais Brongniart pour exposer leurs mesures lors de cet Ă©vĂ©nement organisĂ© par la MutualitĂ© française. L’occasion, pour certains, de livrer quelques pistes d’Ă©conomies. Voici ce qu’il fallait retenir des interventions d’Emmanuel Macron, François Fillon et BenoĂ®t Hamon.

Macron veut investir 5 milliards dans les hôpitaux 

Premier Ă  ouvrir le bal, le candidat d’En Marche! a annoncĂ© lors qu’il comptait « amĂ©liorer l’organisation de l’hĂ´pital « en le dĂ©cloisonnant ». Il propose pour cela « de plafonner Ă  50% » la tarification Ă  l’activitĂ© des hĂ´pitaux (T2A), de « renforcer l’autonomie des hĂ´pitaux » ou encore « d’Ă©largir » les groupements hospitaliers de territoire pour avoir en amont une meilleure organisation de l’offre de soins.

Emmanuel Macron a Ă©galement promis d’investir 5 milliards d’euros dans les hĂ´pitaux et « dans l’innovation mĂ©dicale ». Par ailleurs, l’ex-ministre de l’Économie a fixĂ© Ă  2,3% l’objectif d’Ă©volution des dĂ©penses d’assurance-maladie sur la pĂ©riode 2018-2022. Cette hausse modeste nĂ©cessiterait de rĂ©aliser 15 milliards d’euros d’Ă©conomies.

Pour y parvenir, Emmanuel Macron entend dĂ©velopper la mĂ©decine ambulatoire: « ce qui coĂ»te cher dans le système de santĂ© ce sont les gens qui restent » à l’hĂ´pital, rappelle-t-il. Autre piste: le leader d’En Marche! entend Ă©galement « lutter contre le gâchis » en permettant la vente de mĂ©dicaments Ă  l’unitĂ©. Par ailleurs, l’ex-ministre de l’Économie promet qu' »aucun soin utile ne serait dĂ©remboursé ».

Fillon: « pas question de toucher Ă  l’assurance-maladie »

Le candidat de la droite et du centre Ă©tait très attendu sur ce sujet après avoir Ă©tĂ© accusĂ© de vouloir « privatiser » la SĂ©curitĂ© sociale cet hiver. L’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy a ainsi abandonnĂ© la distinction entre « petit » et « gros risques ». « Il n’est pas question de toucher Ă  l’assurance-maladie et encore moins de la privatiser ni mĂŞme de baisser son taux d’intervention », a-t-il encore dĂ©clarĂ©.

François Fillon avait dĂ©jĂ  confiĂ© au Parisien vouloir ramener les comptes de l’assurance-maladie Ă  l’Ă©quilibre d’ici Ă  2020 en rĂ©alisant « 20 milliards d’Ă©conomies en cinq ans ».

Un objectif d’autant plus ambitieux que l’ex-Premier ministre promet que le niveau de prise en charge des dĂ©penses par l’assurance-maladie « ne diminuera pas ». Il souhaite mĂŞme que « pour les dĂ©penses les plus coĂ»teuses », les patients n’aient rien Ă  payer de leur poche grâce Ă  un partenariat entre la SĂ©curitĂ© sociale et les mutuelles. Il promet également que les lunettes pour les enfants seront prises en charge Ă  100%.

Pour rĂ©aliser ces 20 milliards d’euros d’Ă©conomies, François Fillon mise sur « des efforts d’efficience ». « Je fais le pari que la prĂ©vention ça rapporte », a-t-il soulignĂ©. L’ex-Premier ministre compte Ă©galement traquer « les soins redondants » et renforcer la lutte contre les fraudes (carte vitale, CMU, etc..).

Par ailleurs, François Fillon a Ă©voquĂ© « la piste » d’une modulation des carrières pour tenir compte de la pĂ©nibilitĂ©. « Par exemple, il faudrait accepter l’idĂ©e que ceux qui ont une espĂ©rance de vie plus longue travaillent plus longtemps », a-t-il expliquĂ©. Ce qui, a-t-il reconnu, pourrait Ă©galement signifier que les ouvriers, eux, pourraient avoir une carrière plus courte.

Hamon veut réformer le financement des hôpitaux

Moins disert sur les pistes d’Ă©conomies, le vainqueur de la primaire de la gauche annonce toutefois qu’il veut modifier le modèle de financement de l’hĂ´pital, basé « selon la tarification Ă  l’activité ».

« On multiplie les actes pour obtenir un bon financement de l’hĂ´pital. Si un certain nombre d’actes doivent continuer Ă  ĂŞtre financĂ©s de cette manière, je pense qu’il faut introduire une notion de financement forfaitaire », a insistĂ© le candidat dĂ©signĂ© par la primaire du parti socialiste.

BenoĂ®t Hamon considère qu' »il faut augmenter la part de remboursement de la SĂ©curitĂ© sociale » pour les soins dentaires, d’optique et les prothèses auditives.

Vidéo : http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/securite-sociale-macron-et-fillon-livrent-leurs-pistes-d-economies-1107347.html

 

 

L’OPINION – 22/02/2017

François Bayrou, dernière cartouche

Déjà trois fois candidat à l’élection présidentielle, le président du MoDem met fin ce mercredi au suspense sur ses intentions. Seul ou avec Emmanuel Macron, il joue son ultime va-tout

François Bayrou doit faire une déclaration ce mercredi à 16 heures 30 depuis le siège du MoDem, qui se réunissait en bureau exécutif mardi soir. Le leader centriste, qui a récemment échangé avec Emmanuel Macron, entretenait mardi encore le suspense sur son intention de se lancer ou pas dans l’élection présidentielle. Le maire de Pau sera mercredi soir l’invité du 20 heures de France 2 puis de la matinale de RTL jeudi matin. Selon l’enquête Ifop-Fiducial pour Paris-Match, iTélé et Sud-Radio publiée mardi soir, François Bayrou ne dépasse pas les 5,5 % d’intentions de vote.

Quand il décroche son téléphone mardi matin, François Bayrou a l’air serein, détendu. Le président du MoDem n’a pas vraiment le ton de celui qui s’apprête à se lancer dans la course à la présidentielle. En fait, il regarde avec amusement toutes les spéculations qui courent autour de lui. Va-t-il s’allier à Emmanuel Macron, après avoir discuté avec lui la semaine dernière, comme l’affirme Le Point ? « Intox », assure un cadre du MoDem. Va-t-il annoncer sa quatrième candidature à l’élection présidentielle, comme le présume Le Figaro ? Lui se plaît à constater l’émulation créée par un suspense savamment entretenu.

Tous les cadres du parti s’astreignent à une réserve qui empêche presque toute discussion normale avec quiconque est en dehors du secret. Drôle d’ambiance au MoDem, où tout le monde attend avec hâte que le suspense soit tranché. Depuis la salle Lecanuet, au rez-de-chaussée du QG parisien, François Bayrou fera une allocution mercredi à 16 heures 30. Un discours d’une trentaine de minutes, retransmis en direct sur les chaînes d’info en continu. « C’est une déclaration solennelle et personnelle. C’est une manière de s’adresser aux Français face caméras », explique-t-on dans son entourage.

Quatuor. Cela fait plusieurs jours que François Bayrou a pris sa décision. Après le bureau exécutif du parti mardi dernier, le maire de Pau a tranché. Rentré dans sa ville pour le week-end avant de rejoindre Paris dimanche soir, il a passé ces derniers jours auprès de sa garde rapprochée, la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, la vice-présidente du Sénat, Jacqueline Gourault et le secrétaire général du parti, Marc Fesneau. C’est au sein de ce quatuor que les échanges à bâtons rompus ont eu lieu toute la journée de lundi pour arrêter la date précise et le format de l’annonce. « On lui a dit ce qu’on ressentait, on voit tous le trouble qui existe dans l’opinion. Aucun d’entre nous n’est rassuré par les propos des candidats à l’élection présidentielle, quels qu’ils soient », raconte l’un d’eux.

Avant l’affaire Fillon, plusieurs cadres du parti doutaient de l’opportunité d’une candidature mais le tumulte à droite a rebattu les cartes. Ils sont finalement plusieurs parmi ses proches à l’avoir encouragé à y aller. « Il a l’envie, les moyens, la carrure, le projet, les idées », plaide Yann Wehrling, président du groupe MoDem au conseil régional d’Ile-de-France. Mais François Bayrou n’a pas le potentiel électoral. Toutes les enquêtes d’opinion le créditent autour de 5 % d’intentions de vote. Et surtout, l’espace politique au centre est déjà largement occupé par Emmanuel Macron, que les sondages donnent autour de 20 %.

À entendre les cadres du parti, il semble pourtant faire peu de doutes que le candidat se lancera. Ils ont toujours un argument pour expliquer pourquoi les obstacles dans sa course vers l’Elysée n’en seront pas. Les 500 parrainages ? Le parti compte plus de 500 élus et sympathisants et autant qui ont systématiquement apporté leur soutien à François Bayrou lors des trois dernières élections présidentielles. Le financement ? « Pas un sujet non plus ». Le MoDem est propriétaire de son siège de la rue de l’Université, dans le très chic 7e arrondissement de Paris, ce qui lui offre une caution substantielle. Le laps de temps très court pour faire campagne ? « Cette campagne sera courte pour tout le monde. Les débats n’ont toujours pas commencé ! », défend un cadre du parti.

Course folle. Dans un contexte où François Fillon n’a plus le boulevard qui lui était promis au sortir de la primaire, comment imaginer que François Bayrou ne se relance pas dans cette course folle, lui qui dit toujours aimer « l’odeur de la poudre » ? Tout le laisse à penser, et pourtant. Dans une campagne présidentielle lunaire et jalonnée d’invraisemblables rebondissements, le leader centriste pourrait à son tour en provoquer un. « Cette campagne attend encore sa surprise », théorisait-il mi-janvier.

Rompre avec le scénario d’une candidature écrit d’avance ne serait-il pas se rallier au jeune et ambitieux Macron ? Les deux hommes se parlent souvent. Mais aucune discussion n’a pour le moment abouti. « Ils se sont dit ce qu’ils avaient à se dire par médias interposés », juge un proche de François Bayrou. « Macron est dans une logique “tous derrière moi”, ça n’est pas comme cela qu’on crée une majorité », repousse Yann Wehrling.

Certes, le rapprochement entre deux personnalités que tout oppose dans leurs parcours n’a rien d’évident. Mais le pragmatisme en politique pourrait les pousser à le faire. « Si on s’alliait avec Macron, on ferait sauter la banque ! », confiait mi-janvier François Bayrou. Il est vrai que le tandem aurait de quoi inquiéter François Fillon, avec qui le lien s’est rompu depuis l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de sa famille. Les deux hommes se sont vus pour la dernière fois le 24 janvier, jour des premières révélations du Canard Enchaîné. « Je pense depuis le début que François Bayrou, en raison de son histoire notamment récente, n’a pas de compatibilité avec les électeurs de droite », jugeait la semaine dernière depuis La Réunion le candidat de la droite, visiblement peu inquiet par la potentielle candidature du centriste.

En s’alliant à Emmanuel Macron, François Bayrou pourrait lui apporter l’expérience et la solidité qui lui manque. Quand Emmanuel Macron pourrait apporter à François Bayrou l’image du renouveau, à l’heure où le courant du « dégagisme » souffle sur les partis. Seul ou à deux, la seule certitude dont dispose aujourd’hui le centriste de 65 ans, c’est qu’après trois candidatures, cette élection présidentielle sera la dernière.

Caroline Vigoureux

 

 

LES ECHOS – 22/02/2017

Sortie de l’euro : les effets désastreux du projet économique du FN

L’Institut Montaigne juge que la sortie de l’euro amputerait le PIB de 180 milliards et détruirait plus de 500.000 emplois dans l’Hexagone. L’économie française entrerait dans une ère inconnue.

C’est le pilier du programme Ă©conomique de Marine Le Pen. La sortie de l’euro et le retour au franc, prĂ´nĂ©s par la candidate du Front national Ă  l’ElysĂ©e, auraient des consĂ©quences dĂ©sastreuses sur l’activitĂ© Ă©conomique dans l’Hexagone, alerte l’Institut Montaigne .

Le think tank, d’inspiration libĂ©rale, s’est penchĂ© sur le coĂ»t d’une telle mesure, qui n’a jamais Ă©tĂ© chiffrĂ©e par le parti d’extrĂŞme droite. En prenant comme hypothèse une dĂ©prĂ©ciation du taux de change de 20 % et une hausse des taux d’intĂ©rĂŞt, il estime que le PIB de la France reculerait de 2,3 % au cours de la première annĂ©e du retour au franc et serait infĂ©rieur de 9 % Ă  long terme (une fourchette de 4 % Ă  13 % est avancĂ©e) par rapport au niveau qu’il aurait atteint sans cette dĂ©cision.

Soit une perte d’activitĂ© de 180 milliards d’euros. Et encore, un tel scĂ©nario doit ĂŞtre considĂ©rĂ© comme optimiste, prĂ©vient l’institut, qui prend pour hypothèse une non-dĂ©sagrĂ©gation de la zone euro, scĂ©nario pourtant le plus probable (lire page 4). A long terme, le coĂ»t de la sortie de l’euro est Ă©valuĂ© Ă  « environ 7.000 euros par emploi rĂ©sidant en France. L e nombre d’emplois dĂ©truits par cette mesure atteindrait plusieurs dizaines de milliers dès la première annĂ©e, et pourrait largement dĂ©passer un demi-million d’emplois dĂ©truits Ă  long terme ».

Fuite des capitaux

Les effets d’une sortie de l’euro passeraient par diffĂ©rents canaux. D’abord, comme la France accuse un lourd dĂ©ficit extĂ©rieur, le franc subirait une dĂ©valuation par rapport Ă  l’euro que le think tank estime Ă  15 %. « Une dĂ©prĂ©ciation de ce nouveau franc contribuerait de façon favorable Ă  la croissance Ă  court et moyen termes », via une relance des exportations, admettent les auteurs. Mais rapidement, nos partenaires commerciaux mettraient en place des barrières tarifaires. Deuxième canal de transmission du choc : la monnaie. « Les Ă©pargnants français pourraient souhaiter placer leurs capitaux Ă  l’Ă©tranger afin de se protĂ©ger de la dĂ©valuation anticipĂ©e du « nouveau franc » […]. Et les dĂ©tenteurs de capitaux Ă©trangers placĂ©s en France seraient incitĂ©s Ă  rapatrier leurs capitaux pour se prĂ©munir d’une chute du taux de change », selon l’institut. Les taux d’intĂ©rĂŞt grimperaient fortement et, par ricochet, le crĂ©dit se rarĂ©fierait.

« La fuite des capitaux vers l’Ă©tranger, la dĂ©fiance des mĂ©nages et des entreprises vis-Ă -vis d’une monnaie en dĂ©prĂ©ciation et le moindre accès des banques aux financements Ă©trangers mettraient les institutions financières en danger », alertent les auteurs. Avec un risque de panique bancaire. Il serait alors « vraisemblablement indispensable de ­contraindre la politique de change et d’instaurer un contrĂ´le des mouvements transfrontaliers de capitaux ». Comme en Grèce entre 2011 et 2013… Parallèlement, l’inflation risquerait d’accĂ©lĂ©rer « de manière significative compte tenu de la dĂ©prĂ©ciation » du nouveau franc, ce qui affecterait le pouvoir d’achat des mĂ©nages. Bref, l’Ă©conomie française serait propulsĂ©e dans un monde totalement inconnu.

« Difficultés transitoires »

Pas pour Jean Messiha, le coordinateur du projet de Marine le Pen. « Il n’y aura pas de hausse des taux très forte parce que nous allons revenir sur l’interdiction qui est aujourd’hui faite Ă  la Banque de France de financer le dĂ©ficit public. Et la remontĂ©e de l’inflation n’est pas un problème puisque nous faisons aujourd’hui face Ă  des risques dĂ©flationnistes. Les difficultĂ©s ne seront que transitoires », assure cet Ă©narque.

Mais changer la loi de 1973 sur le recours Ă  la Banque de France signifierait le retour de la planche Ă  billets, avec une envolĂ©e de l’inflation et des consĂ©quences potentiellement encore plus fortes. En outre, « comme il n’existe pas de position consensuelle au sein de la zone euro, la sortie ne peut ĂŞtre concertĂ©e. Elle sera donc nĂ©cessairement violente », prĂ©vient Mathieu Plane, Ă©conomiste Ă  l’OFCE. Pour Gilles Moec, chef Ă©conomiste de Bank of America Merrill Lynch, « le fonctionnement de la zone euro a certainement des dĂ©fauts mais il est prĂ©fĂ©rable d’amĂ©liorer l’existant que de tout casser. Car la monnaie unique a tout de mĂŞme eu de gros avantages pour les Français ». Deux chiffres, parmi d’autres, le prouvent : l’Ă©cart de taux d’intĂ©rĂŞt entre les emprunts d’Etat allemands et français s’est rĂ©duit de 1,5 point depuis la crĂ©ation de l’euro. Et l’inflation est passĂ©e de 4,4 % en moyenne par an entre 1981 et 1998 à 1,5 % depuis 1999.

VIDEO – Combien coĂ»terait la sortie de l’Euro voulue par Marine Le Pen ? http://www.lesechos.fr/elections/marine-le-pen/0211812836869-sortie-de-leuro-les-effets-desastreux-du-projet-economique-du-front-national-2066884.php

 

Guillaume de Calignon

 

::: INTERNATIONAL

LE FIGARO – 22/02/2017

Brexit : le divorce imposĂ© avec le Royaume-Uni dĂ©chire l’Irlande

INFOGRAPHIE – Dublin plaide pour un accord de sortie favorable aux Britanniques, mais se place du cĂ´tĂ© de l’UE dans les nĂ©gociations. La prospĂ©ritĂ© de la RĂ©publique est en jeu.

Un divorce peut en cacher un autre. Si le Brexit marque la rupture entre le Royaume-Uni et l’Europe, il implique aussi un Ă©loignement entre le pays et son voisin, l’Irlande, victime collatĂ©rale du vote des Britanniques. Les relations entre l’ancienne colonie, devenue indĂ©pendante au terme d’une guerre de sĂ©cession il y a un siècle, et la puissance britannique s’Ă©taient normalisĂ©es au point de faire des deux pays les partenaires les plus proches au sein de l’Union europĂ©enne. Cette proximitĂ© est mise Ă  mal par la dĂ©cision britannique de quitter l’UE, vĂ©cue comme un traumatisme de l’autre cĂ´tĂ© de la mer d’Irlande. Plus grave crise pour le pays depuis son indĂ©pendance, le Brexit met en danger «à la fois notre paix et notre prospĂ©rité», dĂ©clarait le premier ministre irlandais, Enda Kenny, vendredi, lors du deuxième «sommet de dialogue civique» organisĂ© Ă  Dublin pour Ă©valuer les consĂ©quences de cette dĂ©cision.

PrioritĂ© du gouvernement irlandais: obtenir un accord de commerce le plus favorable possible entre le Royaume-Uni et l’UE. «Pas question de punir Londres», plaide-t-on Ă  Dublin. «L’Irlande et le Royaume-Uni Ă©taient dans les faits un seul marchĂ© intĂ©rieur. Les entreprises des deux pays sont très imbriquĂ©es Ă©conomiquement. La communautĂ© d’affaires irlandaise espĂ©rait que les Britanniques resteraient dans l’Europe», explique Danny McCoy, directeur de l’Ibec, le Medef irlandais. Les craintes sur les consĂ©quences du Brexit portent sur l’impact d’Ă©ventuels droits de douane imposĂ©s de part et d’autre. Mais aussi, Ă  terme, sur l’avenir de la localisation des multinationales implantĂ©es en Irlande si Londres se lance vraiment, comme annoncĂ©, dans la course au dumping fiscal, mĂŞme si la situation peut Ă  l’inverse prĂ©senter aussi des opportunitĂ©s immĂ©diates Ă  saisir.

Libre circulation

La dĂ©pendance irlandaise Ă  l’Ă©conomie britannique s’est dĂ©jĂ  largement attĂ©nuĂ©e. Lors de l’entrĂ©e simultanĂ©e des deux voisins dans le marchĂ© commun en 1973, le Royaume-Uni absorbait plus des deux tiers des exportations irlandaises contre environ 17% aujourd’hui. Deux fois moins que celles vers le reste de l’Union europĂ©enne. Mais cette exposition au grand voisin est plus sensible pour les PME. Selon les calculs d’Ă©conomistes, la facture du Brexit pourrait s’Ă©lever entre 4 et 5 points de PIB pour l’Ă©conomie irlandaise.

Dublin veut conserver sa zone de libre circulation avec le Royaume-Uni. Le rĂ©tablissement d’une frontière physique est vu comme le mal absolu. Celui-ci pourrait raviver les braises pas tout Ă  fait Ă©teintes de trente ans de guerre civile. «Une frontière en dur est inĂ©vitable sans un statut spĂ©cial pour l’Irlande», craint Gerry Adams, leader du parti nationaliste Sinn FĂ©in. C’est pourquoi le gouvernement irlandais veut placer la protection des accords de paix au cĹ“ur des nĂ©gociations qui vont s’engager entre Londres et Bruxelles. Parmi les particularitĂ©s locales, les habitants d’Irlande du Nord, britanniques, ont aussi droit Ă  un passeport irlandais et resteront donc citoyens europĂ©ens. Autant de «circonstances exceptionnelles» que l’Irlande entend faire reconnaĂ®tre.

Pour autant, Dublin a choisi son camp. Dans les nĂ©gociations sur le Brexit, «nous serons d’un seul cĂ´tĂ© de la table, celui de l’UE», affirme Enda Kenny. «Le Brexit est une dĂ©cision britannique, pas irlandaise ou europĂ©enne», justifie-t-il. «Nous ne serons pas les intermĂ©diaires du gouvernement de Londres dans les discussions», ajoute le ministre des Affaires Ă©trangères, Charlie Flanagan. Loin d’Ă©couter les rares voix en faveur d’un «Irexit», la RĂ©publique entend jouer pleinement son rĂ´le au sein d’une Europe Ă  qui elle doit beaucoup.

Le premier ministre Kenny sur le départ

Chef du gouvernement irlandais depuis six ans, Enda Kenny pourrait annoncer sa dĂ©mission ce mercredi.  Il est affaibli par un scandale de corruption dans la police, que  son gouvernement est accusĂ© d’avoir couvert. Un lanceur d’alerte aurait Ă©tĂ© victime d’intimidation alors qu’il dĂ©nonçait le laxisme de la police avec les puissants du pays  sur leurs infractions routières. Enda Kenny, reconduit il y a un an Ă  la tĂŞte d’un gouvernement sans majoritĂ© parlementaire, a survĂ©cu Ă  un vote de dĂ©fiance  la semaine dernière.  Mais il a annoncĂ© qu’il accepterait la pression  de son parti Fine Gael (droite) pour cĂ©der  sa place. Deux de ses ministres sont favoris pour lui succĂ©der.

Florentin Collomp

 

 

LE FIGARO – 22/02/2017

Le Kremlin prépare la réélection de Poutine

En 2018, le maĂ®tre de la Russie l’emportera, mais il faut que son score soit haut comme la participation.

Vladimir Poutine devra ĂŞtre réélu en 2018 pour un quatrième mandat Ă  la tĂŞte de la Russie avec un rĂ©sultat et un niveau de participation Ă©lectorale le plus Ă©levĂ© possible: tel est le plan sur lequel travaillent les conseillers du prĂ©sident russe selon le rĂ©cit qu’en faisaient mardi les principaux mĂ©dias du pays, dĂ»ment briefĂ©s par le Kremlin. Ă€ un an du scrutin, prĂ©vu en mars 2018, il ne fait plus guère de doute que l’intĂ©ressĂ© briguera une nouvelle fois le fauteuil suprĂŞme, ce qui l’emmènera jusqu’en 2024, annĂ©e oĂą il fĂŞtera ses 72 ans et vingt-quatre ans de pouvoir ininterrompu. «Il est prĂ©maturĂ© de faire une quelconque dĂ©claration Ă©lectorale dans la mesure oĂą l’ordre du jour est actuellement autre», a nĂ©anmoins dĂ©menti son porte-parole, Dmitri Peskov.

Signes avant-coureurs, Vladimir Poutine a congĂ©diĂ© pas moins de cinq gouverneurs, depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, dont le niveau de popularitĂ© et d’efficacitĂ© dans les rĂ©gions qu’ils dirigeaient Ă©tait sujet Ă  caution: la CarĂ©lie et Novgorod au nord-ouest du pays, Riazan, au sud-est de Moscou, Perm et la Bouriatie, respectivement en Oural et en SibĂ©rie. Ces hauts fonctionnaires ont tous Ă©tĂ© remplacĂ©s par de jeunes technocrates, semblables Ă  ceux qui peuplent depuis l’Ă©tĂ© dernier les couloirs de l’administration prĂ©sidentielle: un afflux de sang neuf destinĂ© Ă  compenser l’immobilisme qui prĂ©vaut au sommet du pouvoir, selon les analystes russes.

Si, en soi, la réélection de Vladimir Poutine semble assurĂ©e, le Kremlin planche dès Ă  prĂ©sent sur la mise en scène de la future victoire. «70-70» apparaĂ®t comme l’une des formules fĂ©tiches censĂ©e rĂ©sumer l’enjeu, ces deux chiffres figurant respectivement le pourcentage de participation et l’ampleur du score. Or, dans le passĂ©, jamais l’intĂ©ressĂ© n’a pu combiner de tels rĂ©sultats. Le jour venu, «les Ă©lecteurs devront se bouger le c…», rĂ©sume un conseiller du Kremlin, citĂ© par le quotidien KomsomolskaĂŻa Pravda. Quitte pour cela Ă  modifier la loi Ă©lectorale. Les citoyens absents de leur domicile le jour du scrutin, pourraient se prĂ©senter Ă  l’improviste au bureau de vote le plus proche. Les jeunes, gĂ©nĂ©ralement apathiques quand il s’agit de politique, se verraient offrir l’accès Ă  un jeu informatique après avoir glissĂ© leur bulletin dans l’urne. Ă€ titre de plaisanterie, un haut fonctionnaire a Ă©voquĂ© l’idĂ©e d’une chasse aux PokĂ©mon dans le bureau Ă©lectoral.

L’ampleur de la victoire, elle, dĂ©pendra du caractère du scrutin, qui ne doit pas ressembler Ă  une compĂ©tition mais Ă  un rĂ©fĂ©rendum, poursuit le Kremlin. Le principal opposant, AlexeĂŻ Navalny, ayant Ă©tĂ© Ă©cartĂ© pour cause de condamnation judiciaire, seuls les libĂ©raux «historiques», tels l’inusable Grigory Yavlinsky (Iabloko), seraient autorisĂ©s Ă  concourir. «On ne va pas crĂ©er de candidats artificiels, les Ă©lecteurs ne seraient pas dupes», argumentent les conseillers de Vladimir Poutine. «Il s’agira d’un plĂ©biscite auquel participeront formellement d’autres candidats et dont le rĂ©sultat devra donner au prĂ©sident les coudĂ©es franches pour conduire des rĂ©formes Ă©conomiques impopulaires», dĂ©crypte le politologue Igor Bounine. Notamment l’augmentation de l’âge du dĂ©part Ă  la retraite.

Enfin, concluent les conseillers du Kremlin, ce rĂ©sultat statistique devra ĂŞtre obtenu Ă  l’issue d’un scrutin encore plus «transparent, honnĂŞte et lĂ©gitime» qu’auparavant. Ces derniers souhaitent multiplier les camĂ©ras dans les bureaux de vote, quitte Ă  fixer leur nombre dans la loi.

Selon Grigory Melkoniants, coprĂ©sident de l’ONG Golos, la tâche relève de la quadrature du cercle. Au final, prĂ©dit ce dĂ©fenseur des droits Ă©lectoraux, «on forcera les gens Ă  voter oĂą on les incitera avec des cadeaux ou des places de spectacle. Comme d’habitude».

Pierre Avril

 

 

 

Vous souhaitant une bonne journée.

 

Cordialement,

 

 

Elena NATALITCH

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RUGBY : LES RESULTATS DU WEEK-END RCME – 20/02/17

2017-04-05T09:08:19+02:00Mots-clés : , |

Encore un week-end au vert pour les Bleu & Noir.

Espoirs : Massy 22 – 13 Tarbes

4ème victoire d’affilĂ©e pour les Espoirs. Après une entame de match rĂ©ussie, les tarbais recollent au score puis accĂ©lèrent pour reprendre l’avantage et ce grâce Ă  un rythme soutenu imposĂ© au locaux. Mais nos joueurs, bien lancĂ©s en 2017, ont su redresser la barre et aller chercher la victoire en fin de match.

Les massicois continuent leur remontée et se placent à la 3ème place du groupe.
A 4 matches de la fin du championnat, Massy est à 9 points de Auch, deuxième, et 10 points de Nevers qui compte 1 match de retard.

Belascain : Massy – Rouen 

Match reporté. La date sera communiquée ultérieurement.

SĂ©niors : Massy 09 – 00 Tarbes

La série continue avec une sixième victoire de suite pour les Bleu & Noir et toujours aucun essai encaissé en 2017.

Face Ă  Tarbes, le match fut fermĂ©, pas d’essai marquĂ© durant la rencontre. Les 3 pĂ©nalitĂ©s transformĂ©es par les massicois furent les seuls points du match, le buteur local plus rĂ©aliste que le buteur pyrĂ©nĂ©en.
Après 2 larges victoires, celle-ci rappelle aux massicois que la route sera difficile pour accéder à la Pro D2 en fin de saison.

A 4 matches de la fin de cette phase de poule, Massy conforte sa place de leader avec 50 points en 14 journĂ©es. D’autant plus que Provence Rugby, un des concurrents directs, a chutĂ© face Ă  Auch (27 – 19). Les aixois actuellement 3ème de la poule (38 points en 13 matches) seront les prochains adversaires des Bleu & Noir dimanche prochain en Provence. Cette rencontre sera cruciale : une victoire massicoise et un pas de plus sera fait vers la Pro D2, une victoire d’Aix et la course Ă  la première place est relancĂ©e !

Un point sur le classement : Massy reste leader avec 50 points en 14 rencontres. Derrière, Bourg-en-Bresse avec 41 points et le mĂŞme nombre de matches. S’en suivent Provence et Nevers, tous les 2 avec 38 points en 13 matches. Tarbes est 5ème, Aubenas et Valence, 9ème et 10ème ferment la marche avec respectivement 19 et 16 points.

Prochain match à Massy = Dernier match de saison régulière à domicile => Massy-Limoges le dimanche 26 mars 15h00

Allez Massy !

Hand-Ball : 20/02/2017 : Festival offensif et victoire pleine de maîtrise 33-21 face à Saint-Gratien

2017-04-05T09:05:47+02:00Mots-clés : , , , |

Les Lions ne sont pas tombés dans le piège face à Saint-Gratien.
Il faut 15 minutes aux bleu et or pour prendre la mesure de ce derby (10-5).
Les Gratiennois ne peuvent stopper les déferlantes offensives massicoises et sont logiquement menés 17-11 à la pause.

En seconde mi-temps les Lions manquent de réussite et voient les visiteurs revenir à 3 buts (18-15 à la 39e minute)
Benjamin Braux fait confiance Ă  ses jeunes pousses. Son choix s’avère payant. Lucas Verhaeghe (2 buts), JĂ©rĂ©mi Pirani (6 buts) et Antoine Conta (5 buts) sont intenables.
Massy s’envole au tableau d’affichage 25-18 Ă  la 45e minute.
Les Lions gèrent d’une main de maĂ®tre la fin du match et s’imposent 33-21 devant un COS comble et admiratif.
Le MEHB reste 2e Ă  la poursuite de Tremblay et compte dĂ©sormais 8 points d’avance sur le premier non-qualifiĂ© pour les play-offs.
Nouveau derby ce week-end et pas des moindres. Massy reçoit Créteil pour les huitièmes de Coupe de France.
Un match à ne rater sous aucun prétexte !

Nous vous donnons rendez-vous le :
Samedi 25 Février
Ă  20h30 au COS
Massy Essonne Handball vs Créteil
(pensionnaire de Lidl Starligue)

Excellente semaine Ă  tous

Allez Massy !

CCI Business : Les nouveautés sur CCI Business 17/02/2017

2017-04-05T09:06:02+02:00Mots-clés : , |

SGP : publication d’une sĂ©rie d’appels d’offres
De nouveaux avis viennent d’être publiĂ©s :  > Missions d’assistance Ă  maĂ®trise d’ouvrage dans le domaine de l’Ă©conomie de la construction et dans la gestion contractuelle des marchĂ©s de travaux : http://www.boamp.fr/avis/detail/17-19377
Lire la suite…
CCI Business – Grand Paris – Transport
Le STIF et la RATP lancent un nouvel appel d’offres pour l’achat de bus Ă©lectriques
Lire la suite…

Conseil d’administration du 16 FĂ©vrier 2017

2017-04-05T09:06:17+02:00Mots-clés : , , , |

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Liste de prèsence

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Revue de presse du MEDEF IDF du 16 Février 2017

2017-09-19T13:35:42+02:00Mots-clés : , , , |

::: ILE-DE-FRANCE

LE PROGRES – 16/02/2017

Le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes nommé préfet d’Île-de-France

Michel Delpuech, ancien préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes a été nommé préfet d’Île-de-France, mercredi 15 février, en Conseil des ministres. Le préfet des Pays de la Loire le remplacera.

La rumeur a été confirmée. Michel Delpuech, ancien préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes a été nommé préfet d’Île-de-France. Il prendra ses nouvelles fonctions à partir du 27 février 2017.
C’est le préfet des Pays de la Loire, Henri-Michel Comet, qui le remplacera, à partir du 6 mars 2017.

Quel rôle pour le préfet ?

Le préfet reste le « dépositaire de l’autorité de l’État dans le département », indique le site vie-publique.fr.

  • Responsable de l’ordre public : il dĂ©tient des pouvoirs de police qui font de lui une « autoritĂ© de police administrative ».
  • ReprĂ©sentant direct du Premier ministre et de chaque ministre dans le dĂ©partement. Il met en Ĺ“uvre les politiques gouvernementales de dĂ©veloppement et d’amĂ©nagement du territoire Ă  l’échelle du dĂ©partement.

 

Marc Taubert

 

 

BFM – 16/02/2017

ĂŽle-de-France: l’activitĂ© Ă©conomique reprend des couleurs

Ces trois derniers mois, les planètes semblent alignĂ©es au-dessus de la rĂ©gion ĂŽle-de-France, dont l’activitĂ© Ă©conomique prĂ©sente tous les symptĂ´mes de la reprise. 

Depuis trois mois, l’activité économique en Île-de-France semble retrouver un nouveau souffle. Après une difficile année 2016, notamment marquée par la baisse de l’activité touristique, la région surfe sur une dynamique. En effet, les principaux indicateurs témoignant d’une bonne santé économique sont au vert, à commencer par l’augmentation de 15% du chiffre d’affaires des entreprises en moyenne sur trois mois, selon un communique du préfet de Paris.

Une progression générale qui touche l’ensemble des secteurs d’activité (industrie manufacturière, BTP, transport…). Le climat des affaires enregistre lui aussi une forte hausse et retrouve un niveau jamais atteint depuis 2011 dans la région. Même son de cloche pour les projets d’investissement et les crédits qui augmentent de 4%, d’après la Banque de France. Sur le front de l’emploi, les bons chiffres de l’activité ont permis une hausse des embauches à hauteur de 6,4% en CDI et 3,3% en CDD. Les demandes de chômage partiel, elles, sont en net recul de 20% sur l’année 2016.

Enfin, le tourisme reprend lui aussi des couleurs. En témoigne le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, très touché par les attentats en 2015 et 2016, et qui connaissent une amélioration. Si la reprise du secteur est surtout perceptible en province, le nombre de nuitées enregistrées en Île-de-France a tout de même augmenté de 4,5% fin 2016.

 

LA TRIBUNE – 16/02/2017

Paris Ile-de-France : une métropole attractive – en p-jointe

 

::: ECONOMIE

LES ECHOS – 16/02/2017

Assurance-chômage : syndicats et patronat se donnent six semaines pour bâtir un accord

Les partenaires sociaux ont décidé de rouvrir les négociations avortées en juin.Ils visent un accord avant la présidentielle.

Objectif 28 mars ! RĂ©unis mercredi après-midi pour une ultime sĂ©ance de diagnostic du marchĂ© du travail, les partenaires sociaux ont dĂ©cidĂ© dans la foulĂ©e de rouvrir une nĂ©gociation sur l’avenir de l’Assurance chĂ´mage. Le mandat donnĂ© deux jours plus tĂ´t Ă  Alexandre Saubot, le vice-prĂ©sident du Medef en charge du social (et patron de la branche mĂ©tallurgie) avait ouvert la voix aux retrouvailles, huit mois après l’Ă©chec du dernier round de discussions. Le contexte, depuis, a Ă©tĂ© dĂ©polluĂ© des dĂ©bats sur la loi travail, dĂ©finitivement adoptĂ©e. Mais l’approche de la prĂ©sidentielle et les menaces d’une reprise en main par l’Etat, ont aussi poussĂ© les partenaires sociaux Ă  prouver qu’ils sont capables de prendre leurs responsabilitĂ©s pour conserver la gestion d’un pan majeur du paritarisme.

Patronat et syndicats ont donc dĂ©cidĂ© d’avancer vite pour bâtir un nouveau rĂ©gime. Tel qu’arrĂŞtĂ©, le calendrier prĂ©voit quatre sĂ©ances de nĂ©gociations : 7 mars, 14 mars, 23 mars et 28 mars. En cas d’accord, ce ne sera pas trop tĂ´t pour le faire homologuer avant le premier tour de la prĂ©sidentielle. « Nous voulons aller vite Ă©tant donnĂ© le contexte Ă©lectoral», a confirmĂ© VĂ©ronique Descacq, chef de file pour la CFDT. Oui, « le calendrier est très contraint », a abondĂ© Eric Courpotin pour la CFTC. « La nĂ©gociation sur l’Assurance-chĂ´mage la plus express qu’on ait jamais connu », a mĂŞme plaisantĂ© Denis Gravouil pour la CGT,

Charge maintenant au Medef de repartir du relevĂ© des discussions tel qu’il est restĂ© en l’Ă©tat en juin dernier, et de l’amender en ajoutant, notamment, un chapitre sur les contrats courts, peut-ĂŞtre « LE » sujet le plus clivant sur la table (« Les Echos » d’hier). Si les dĂ©bats s’annoncent vifs, les syndicats ont au moins eu la satisfaction d’entendre Alexandre Saubot leur confirmer qu’il avait mandat d’en discuter « sans tabou ». Sans tabou peut-ĂŞtre mais en rappelant bien la ligne rouge posĂ©e par le patronat : pas de hausse du coĂ»t du travail.

Pour le Medef, la multiplication des CDD de moins d’un mois est une rĂ©alitĂ© mais ils ne concernent qu’Ă  peine un peu plus de 2% de la masse salariale en France. Qui plus est, argue-t-il, en stock, le CDI reste le contrat majoritaire depuis des annĂ©es. « C’est un phĂ©nomène particulier qui ne nĂ©cessite pas d’en faire le centre de la nĂ©gociation », a dĂ©clarĂ© Alexandre Saubot.

Loin de toute mesure globale, le texte de dĂ©part de la nĂ©gociation, qui devrait ĂŞtre envoyĂ© en fin de semaine prochaine ou au dĂ©but de la suivante aux syndicats, pourrait donc proposer des mĂ©canismes « incitatifs » pour les branches qui recourent le plus aux contrats courts, la plupart du temps pour rĂ©pondre Ă  des contraintes opĂ©rationnelles d’immĂ©diatetĂ©. Seraient concernĂ©es l’hĂ´tellerie-restauration, les sondages et le mĂ©dico-social, quitte, Ă  modifier la loi pour cela. « Toutes les pistes vont ĂŞtre Ă©tudiĂ©es (…) une modulation des cotisations n’est peut-ĂŞtre pas nĂ©cessaires sur tous les secteurs. On verra bien », a estimĂ© Eric Courpotin.

En cas d’accord sur une nouvelle convention, les partenaires sociaux comptent bien aussi mettre l’Etat, Ă  qui ils imputent une partie des 4,3 milliards de dĂ©ficit annuel des comptes de l’UnĂ©dic, devant ses responsabilitĂ©s. Ils prĂ©voient dores et dĂ©jĂ  d’Ă©crire au gouvernement une lettre de griefs, portant notamment sur les frontaliers et le budget de PĂ´le emploi.

Alain Ruello

 

 

RADIO CLASSIQUE – 16/02/2017

L’invité de l’économie : Pierre GATTAZ, Président du MEDEF

Assurance-chômage, surtaxation des contrats courts…

PODCAST : https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/l-invite-de-l-economie/

 

LE MONDE – 16/02/2017

Le taux de chômage en France a baissé en 2016 pour la deuxième année d’affilée

Le chômage a reculé de 0,2 point en 2016 pour s’établir à 10 %, selon les données publiées, jeudi, par l’Insee.

Pour la deuxième année d’affilée, le taux de chômage a légèrement baissé (de 0,2 point) en 2016 en France, pour s’établir à 9,7 % en métropole et à 10 % de la population active pour la France entière, a annoncé l’Insee jeudi 16 février.

Au 4e trimestre, l’indicateur, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), a terminé l’année sur une baisse de 0,1 point. En revanche, le taux du 3e trimestre a été révisé à la hausse, à 9,8 % en métropole (au lieu de 9,7 %) et à 10,1 % avec l’outre-mer (au lieu de 10 %).

A la fin de 2016, l’Insee a recensé 2,78 millions de chômeurs en métropole, soit 31 000 de moins (- 1,1 %) sur le trimestre et 68 000 de moins (- 2,4 %) sur l’année. Parmi eux, 1,2 million de personnes cherchaient du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée diminue, à 4,2 % de la population active (- 0,1 point).

La baisse portée par les jeunes

Au 4e trimestre, comme sur l’année, la baisse du chômage est portée par les jeunes (15-24 ans), qui restent malgré tout les plus touchés par le fléau. Leur taux s’établit à 23,3 %, en baisse de 1,7 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an. Quant aux seniors (50 ans et plus), avec un taux de chômage de 6,7 %, leur situation est stable sur un an, malgré une amélioration en fin d’année (- 0,4 point).

La tendance enregistrée par l’Insee se rapproche de celle de Pôle emploi, qui a vu partir 17 400 personnes de sa catégorie A (sans activité) sur le trimestre et 107 400 sur l’année 2016. Mais les baisses enregistrées sur le trimestre et sur l’année sont à nuancer par le fait que le « halo autour du chômage » est, lui, en hausse.

Ces personnes souhaitant travailler, mais non comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,5 million au 4e trimestre, un nombre en augmentation de 21 000 sur le trimestre et de 65 000 sur un an.

En revanche, le nombre de personnes en sous-emploi, c’est-Ă -dire qui souhaiteraient travailler davantage, continue de diminuer (- 0,1 point sur le trimestre, – 0,4 point sur l’annĂ©e), Ă  6,2 %. Il s’agit, pour l’essentiel, de travailleurs Ă  temps partiel subi.

En 2015, le taux de chômage avait baissé de 0,1 point sur un an.

 

LE FIGARO – 16/02/2017

Les robots nous volent-ils nos boulots ?

LE SCAN ÉCO – Le Parlement europĂ©en doit adopter ce jeudi une directive sur les robots. Le taux de chĂ´mage est toujours très Ă©levĂ© en France et le dĂ©bat autour de la rarĂ©faction du travail s’intensifie. Mais cette destruction d’emplois n’est-elle pas aussi crĂ©atrice ?

Le dĂ©bat, rĂ©current, sur une rarĂ©faction du travail liĂ©e Ă  l’accĂ©lĂ©ration des mutations technologiques revient en force dans la campagne prĂ©sidentielle, sur fond de chĂ´mage de masse. Propositions phares du candidat socialiste BenoĂ®t Hamon, le revenu universel et l’idĂ©e de taxer les robots dĂ©coulent en partie du postulat que la rĂ©volution numĂ©rique va dĂ©truire de nombreux emplois.

Ce diagnostic est-il juste? «La question remonte Ă  l’AntiquitĂ©, Aristote pensait dĂ©jĂ  que les animaux prendraient le travail des esclaves. Elle ressurgit Ă  chaque vague de mutation technologique, comme la rĂ©volte des canuts de Lyon au XIXe siècle liĂ©e Ă  la peur des machines», rappelle l’Ă©conomiste Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès. Ce jeudi, le Parlement europĂ©en se penche sur une directive sur les robots.

Aujourd’hui, les experts tentent rĂ©gulièrement de mesurer l’impact des transformations. Un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) a estimĂ© en janvier que moins de 10% des emplois risquaient de disparaĂ®tre en France comme dans d’autres pays de l’OCDE, du fait de l’automatisation et de la numĂ©risation. Des projections bien plus positives que l’Ă©tude très commentĂ©e parue en 2013 (dite «Frey et Osborne»), et qui tablait sur une suppression de 47% des emplois dans les 20 prochaines annĂ©es.

Nouvelles perspectives

Plus que la quantitĂ© d’emplois impactĂ©s, c’est la capacitĂ© Ă  en crĂ©er de nouveaux qui interroge. «On sait ce qu’on perd, pas ce qu’on gagne. Il y a une vraie incertitude. Mais on sait qu’au cours des vingt dernières annĂ©es, oĂą l’on a dĂ©jĂ  assistĂ© Ă  une numĂ©risation, le volume global de l’emploi a plutĂ´t augmenté», souligne Marie-Claire Carrère-GĂ©e, prĂ©sidente du COE.

Sergine Dupuy a créé Beeboss, start-up qui propose aux gĂ©ants de la distribution les services d’autoentrepreneurs afin de complĂ©ter leur offre mais qui s’adresse aussi aux particuliers qui prĂ©fèrent payer pour s’offrir des services. Pour elle, «la digitalisation ne va pas exiger des caissières qu’elles se mettent Ă  dĂ©velopper des algorithmes, elle va permettre, par exemple, de proposer une nouvelle offre de services grâce Ă  des plateformes de mise en relation pour monter des meubles, faire des courses pour des personnes âgĂ©es, etc. Le service Ă  la personne est une mine et il offre aussi des opportunitĂ©s de travail pour les personnes peu qualifiĂ©es. Le digital dĂ©veloppe Ă©galement le commerce». Bref, le champs des emplois Ă  crĂ©er est vaste. Et la rĂ©ponse Ă  cette destruction n’est donc pas que technologique. «Les technologies vont mĂŞme peut-ĂŞtre aider Ă  maintenir certains emplois ou leur redonner vie. Grâce aux plateformes de mise en relation, un concept a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© pour permettre aux agriculteurs de partir en vacances tranquillement pendant que quelqu’un trait les vaches», raconte Sergine Dupuy.

Mais pour les «techno-pessimistes», ce phĂ©nomène de destruction crĂ©atrice s’enraye. D’une part parce que, contrairement Ă  la prĂ©cĂ©dente rĂ©volution industrielle, celle que nous vivons aujourd’hui n’a qu’un faible effet sur la croissance, qui ne dĂ©colle pas. Ensuite, parce que les progrès de l’intelligence artificielle sont tels que peu Ă  peu, les outils ne sont «plus seulement au service de l’homme, ils prennent une partie des dĂ©cisions, s’adaptent Ă  notre subjectivitĂ© et pourront faire parfois mieux que les hommes lorsque le travail sera trop complexe», analyse le philosophe RaphaĂ«l Liogier, auteur de «Sans emploi: condition de l’homme post-industriel».

Pilotes automatiques, aspirateurs intelligents, big data…: Ă©tant donnĂ© que «la machine remplacera l’homme non plus seulement sur des tâches d’exĂ©cution», il existe «une forte probabilitĂ© pour que le solde net d’emplois crĂ©es par rapport aux emplois dĂ©truits soit nĂ©gatif», prĂ©dit aussi la fondation Jean-Jaurès.

Plus qu’en professions supprimĂ©es, RaphaĂ«l Liogier pense en terme de tâches au sein des mĂ©tiers: presque toutes seraient selon lui impactĂ©es, et plus seulement celles considĂ©rĂ©es comme «ingrates».

Anticiper les mutations

ConsĂ©quence: le travail va se «fragmenter». «Ce qui n’empĂŞche pas de nouvelles activitĂ©s de se libĂ©rer, mais elles ne seront plus structurĂ©es comme des emplois» classiques, «correspondant Ă  un espace-temps donnĂ© et Ă  un contrat de travail exclusif», selon ce dĂ©fenseur du revenu universel.

Les nouvelles technologies crĂ©ent une vĂ©ritable rĂ©volution mais pas seulement dans la suppression ou la crĂ©ation d’emplois. «Le monde du travail Ă©volue au niveau du lien de surbordination, des temps de loisirs, du cumul des sources de revenus», Ă©numère la patronne de Beeboss pour qui «c’est normal d’ĂŞtre sur la dĂ©fensive. Mais quand on y rĂ©flĂ©chit, si pour moi, aujourd’hui, c’est destructeur, pour le collectif, demain, cela permet le dĂ©veloppement de business qui crĂ©ent des emplois».

En gros, «la technologie ne génère pas une raréfaction du travail mais une mutation», appuie Nicolas Bouzou. La preuve: des pays comme la Corée ou la Suisse, bien plus robotisés que la France, affichent un chômage très bas.

L’enjeu principal rĂ©side dans l’anticipation de ces mutations, la nĂ©cessitĂ© de la formation, l’acceptation de redevenir un dĂ©butant dans certains cas et l’ouverture Ă  de nouvelles perspectives.

Marie Théobald

 

::: ENTREPRISES

LES ECHOS – 16/02/2017

Outre-mer : de nouveaux marchés en vue pour les PME et TPE

 

Chantier BTP, travaux de renforcement de l’appontement de la Pointe Simon du Grand Port maritime de Martinique a Fort de France.

Travaux realises par l’entreprise Balineau.

La loi Egalité réelle outre-mer prévoit de réserver 30 % des marchés publics aux PME locales. Le dispositif est déjà en cours d’expérimentation sur l’île de la Réunion.

Le marathon parlementaire vient de s’achever pour la loi EgalitĂ© rĂ©elle de la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts. Le texte, qui ambitionne de combler le fossĂ© Ă©conomique entre la mĂ©tropole et les DOM-TOM, n’en est pas ressorti indemne ; il aura Ă©tĂ© maintes fois réécrit. Son article 19, qui instaure un « small business act » (ou stratĂ©gie du bon achat) en faveur des PME ultramarines, a toutefois rĂ©ussi son examen de passage.

Après moultes tergiversations, les parlementaires l’ont jugĂ© susceptible de passer sous les fourches caudines du droit europĂ©en. Et ce alors qu’il grave noir sur blanc la prĂ©fĂ©rence locale en permettant aux pouvoirs publics ultramarins volontaires (Etat et collectivitĂ©s) de rĂ©server 30 % de leurs marchĂ©s aux entreprises locales. Quelques garde-fous ont Ă©tĂ© placĂ©s par les lĂ©gislateurs : cette prĂ©fĂ©rence ne devra pas excĂ©der en volume 15 % du montant annuel moyen des marchĂ©s du secteur au cours des trois dernières annĂ©es. Et l’expĂ©rimentation se limite Ă  cinq ans.

Un vrai coup de pouce

Pour les TPE ultramarines, qui constituent aujourd’hui le gros d’un tissu Ă©conomique local qui continue Ă  s’industrialiser, c’est potentiellement un vrai coup de pouce. « Si les crĂ©ations sont nombreuses, la durĂ©e de vie des entreprises est relativement courte. L’environnement Ă©conomique explique pour partie cet Ă©tat de fait : le marchĂ©, relativement Ă©troit, est soumis Ă  une forte concurrence, parfois dĂ©sĂ©quilibrĂ©e. Nous souhaitons augmenter la part de marchĂ© des PME ultramarines et renforcer leur durĂ©e de vie », a fait valoir la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts. Trop Ă©loignĂ©es pour gagner les marchĂ©s publics de la mĂ©tropole, les TPE ultramarines n’ont pas davantage accès Ă  ceux des pays voisins, ultraprotectionnistes. Les entreprises du BTP sont les premières touchĂ©es par ce dĂ©sĂ©quilibre.

Au delĂ  du quota, l’objectif est d’accompagner les PME dans la conquĂŞte de marchĂ©s. Et de redonner de la latitude aux collectivitĂ©s ultramarines, très frileuses Ă  l’idĂ©e de dĂ©plaire Ă  Bruxelles. « Les responsables de la commande publique sont avant tout des juristes prĂ©occupĂ©s de protĂ©ger leur collectivitĂ©. Avec ce « small business act », ils vont devenir des agents du dĂ©veloppement Ă©conomique de leur territoire », se rĂ©jouit Fabrice Thibier, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Association pour le dĂ©veloppement industriel de la RĂ©union.

Plans de sous-traitance

A l’heure actuelle, bon nombre de marchĂ©s publics sont attribuĂ©s Ă  de grands groupes, qui soit sous-traitent Ă  des entreprises locales, soit envoient sur place leurs Ă©quipes. La loi leur imposera, en cas de marchĂ© supĂ©rieur Ă  500.000 euros, de prĂ©senter dès la phase de candidature, leur plan de sous-traitance et les modalitĂ©s de participation des PME ultramarines. « Elles seront en meilleure position pour nĂ©gocier que dans la situation actuelle, oĂą les entreprises choisissent leur sous-traitant après avoir gagnĂ© le marchĂ© et leur mettent ainsi le couteau sous la gorge » estime Dominique Vienne, prĂ©sident de la confĂ©dĂ©ration des PME (CPME) RĂ©union.

En revanche, nombre de grands groupes continueront Ă  envoyer des Ă©quipes sur place, puis Ă  les rapatrier une fois le marchĂ© exĂ©cutĂ©… sans que l’Ă®le en tire le moindre bĂ©nĂ©fice. « Il y a un enjeu de qualification de la main d’oeuvre ultramarine que la loi ne rĂ©soud pas. Or le marchĂ© public pourrait-ĂŞtre un levier, si l’on cessait de privilĂ©gier le critère du prix. InsĂ©rons de vraies clauses de formation, comme il en existe pour l’insertion », martèle StĂ©phane Lambert, le patron du Medef de Guyane, qui estime que « la loi est un premier pas mais ne va pas assez loin. »

Un point de vue partagĂ© par de nombreux responsables patronaux ultra-marins. « Il faut aller au delĂ  des belles intentions » confirme Didier Fauchard, le prĂ©sident du Medef RĂ©union. « Trois sujets n’ont pas Ă©tĂ© abordĂ©s : les dĂ©lais de paiements des collectivitĂ©s, l’accompagnement des PME et l’Ă©valuation de cette expĂ©rimentation.

Laurence Albert et Bernard Grollier

 

 

LA TRIBUNE – 16/02/2017

Automobile : le bénéfice net de Valeo a bondi en 2016

 

Valeo, dont le chiffre d’affaires a crĂ» de 14% Ă  16,52 milliards d’euros l’annĂ©e dernière, s’est fĂ©licitĂ© d’une accĂ©lĂ©ration des prises de commandes de 17% Ă  23,6 milliards d’euros

 

Les profits de l’Ă©quipementier automobile français sont venus s’Ă©tablir juste en dessous d’un milliard d’euros l’an dernier, grâce Ă  une progression des ventes de 11% et d’une forte croissance en Asie.

L’Ă©quipementier automobile français Valeo a publiĂ© jeudi un bĂ©nĂ©fice net en progression de 27% pour 2016, Ă  925 millions d’euros, fruit de ventes en forte hausse et d’une nouvelle amĂ©lioration de la rentabilitĂ©.

Valeo, dont le chiffre d’affaires a crĂ» de 14% Ă  16,52 milliards d’euros l’annĂ©e dernière, s’est en outre fĂ©licitĂ© d’une accĂ©lĂ©ration des prises de commandes de 17% Ă  23,6 milliards d’euros, « confirmant la capacitĂ© du groupe Ă  croĂ®tre structurellement Ă  un rythme supĂ©rieur Ă  celui de la production automobile », selon un communiquĂ©. La marge opĂ©rationnelle a quant Ă  elle gagnĂ© 0,4 point Ă  8,1% et Valeo a gĂ©nĂ©rĂ© un flux de trĂ©sorerie libre, indicateur très surveillĂ© dans l’industrie automobile, de 661 millions d’euros (+17%).

Forte croissance en Asie

La progression des ventes a Ă©tĂ© de 11% Ă  pĂ©rimètre et changes constants. Les changes ont eu peu d’incidence sur l’annĂ©e et les trois points supplĂ©mentaires de croissance proviennent de l’intĂ©gration de deux sociĂ©tĂ©s allemandes, Peiker (Ă©lectronique embarquĂ©e) et Spheros (air conditonnĂ© pour autobus). L’activitĂ© « première monte », c’est-Ă -dire les pièces livrĂ©es aux constructeurs pour installation sur des vĂ©hicules dans leurs usines, s’est avĂ©rĂ©e la plus dynamique, avec une croissance organique de 12% Ă  14,4 milliards d’euros, soit 87% du chiffre d’affaires.

Si l’Europe reprĂ©sente presque la moitiĂ© des dĂ©bouchĂ©s commerciaux de Valeo dans cette branche (7 milliards d’euros, +11%), c’est l’Asie qui a connu la croissance la plus importante (+17%), portant les ventes Ă  3,9 milliards. Cette dernière rĂ©gion a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un bond de l’activitĂ© de 22% en Chine, premier marchĂ© automobile mondial, le reste du continent progressant de 11%, toujours Ă  changes constants.

Les rĂ©gions AmĂ©rique du Nord (3,1 milliards d’euros, +8%) et AmĂ©rique du Sud (296 millions, +7%) sont Ă©galement dans le vert. Toutes les rĂ©gions croissent pour Valeo Ă  un rythme bien supĂ©rieur Ă  la production automobile.

De l’optimisme en 2017

Pour cette annĂ©e, l’entreprise dirigĂ©e par Jacques Aschenbroich se fixe le but d’une « croissance de son chiffre d’affaires supĂ©rieure de plus de 5 points Ă  celle du marché » (8 points rĂ©alisĂ©s en 2016) ainsi qu’une « lĂ©gère hausse de la marge opĂ©rationnelle » en pourcentage du chiffre d’affaires et avant acquisitions.

Elle a en outre prĂ©vu de diffuser le 28 fĂ©vrier, Ă  l’occasion d’une journĂ©e investisseurs, de nouveaux objectifs Ă  moyen terme. Jusqu’ici, Valeo visait pour 2020 un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros et une marge opĂ©rationnelle entre 8 et 9%.

 

L’OPINION – 16/02/2017

Petits arrangements (entre amis) pour le sauvetage d’Alstom Belfort

La SNCF, qui n’avait rien demandé, va finalement acquérir les 15 rames de TGV promises à Alstom par le gouvernement

Abracadabra. La commande des 15 rames de TGV promises à Alstom par l’État en octobre dernier pour sauver l’usine de Belfort aura bien lieu. Mais pas suivant le schéma initial. À l’origine, Bercy devait financer directement l’investissement et affecter les rames à la ligne Intercités Bordeaux-Marseille en attendant l’hypothétique mise en service des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan quelques années plus tard. Un plan ubuesque qui posait manifestement des problèmes juridiques, ce qui a conduit à sa révision.

C’est finalement la SNCF, et non son actionnaire, qui va payer la facture. L’exploitant des TGV qui n’avait rien demandé devra débourser entre 470 et 480 millions d’euros pour honorer la promesse publique. Les 15 rames livrées à partir de 2018 ne rouleront pas sur des lignes normales « ce qui paraissait peu cohérent », a admis mercredi un porte-parole du groupe. Elles seront affectées à la ligne à grande vitesse Bordeaux-Paris.

Sauver la face. Ce petit arrangement permet à toutes les parties de sauver la face. Alstom aura bien sa méga-commande, qui évitera le transfert de 400 salariés de Belfort vers d’autres sites voisins du groupe. La SNCF fait contre mauvaise fortune bon cœur en vantant « l’équilibre » de l’opération : ces 15 nouvelles rames à deux étages permettront d’économiser 150 millions d’euros prévus pour rénover 24 vieilles rames. Les coûts de maintenance d’un parc TGV plus homogène seront allégés de « plusieurs centaines de milliers d’euros ». Last but not least, Bercy a promis de réduire de 70 millions d’euros par an pendant 5 ans (à compter de 2017) la contribution que paye l’entreprise pour financer le déficit des lignes Intercités.

Le compte est à peu près bon pour l’entreprise dirigée par Guillaume Pepy, à condition que les promesses ne changent pas d’ici cinq ans. Quant à l’État, il a réussi à refiler le mistigri et peut se targuer de tenir son engagement industriel.

Muriel Motte

 

::: SOCIAL

LE POINT – 16/02/2017

Vers la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

 

Le burn-out toucherait « des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes », selon le député Gérard Sebaoun.

Des dĂ©putĂ©s proposent que le syndrome d’Ă©puisement professionnel soit reconnu ainsi que la crĂ©ation d’une agence nationale de la santĂ© psychique au travail.

Le burn-out pourrait ĂŞtre reconnu comme maladie professionnelle. C’est en tout cas ce que propose mercredi une mission parlementaire. Pour mieux apprĂ©hender cette « rĂ©alitĂ© grandissante », elle propose aussi la crĂ©ation d’une agence nationale de la santĂ© psychique au travail. Pour GĂ©rard Sebaoun, dĂ©putĂ© PS du Val-d’Oise et rapporteur d’une mission d’information Ă  propos du syndrome d’Ă©puisement professionnel, « les rĂ©ponses qui ont Ă©tĂ© donnĂ©es jusqu’Ă  aujourd’hui Ă  cette rĂ©alitĂ© sont a minima insuffisantes, voire inadĂ©quates ».

« Nous avons encore des difficultĂ©s Ă  prendre en compte cette nouvelle souffrance psychique et notamment Ă  la prĂ©venir », a-t-il dĂ©clarĂ© lors de la prĂ©sentation des 27 propositions de la mission, devant la commission des Affaires sociales de l’AssemblĂ©e nationale. Le burn-out toucherait « des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes », selon GĂ©rard Sebaoun. Mais il n’existe aucune Ă©tude Ă©pidĂ©miologique spĂ©cifique sur le sujet. L’INVS, devenu SantĂ© publique France, Ă©valuait Ă  30 000 le nombre de travailleurs touchĂ©s, sur la pĂ©riode 2007-2012.

25 % de taux d’incapacitĂ©

Actuellement, le burn-out n’est pas reconnu dans le tableau des maladies professionnelles. Seuls des comitĂ©s rĂ©gionaux de reconnaissance des maladies professionnelles peuvent statuer au cas par cas. Cependant, un seuil de 25 % de taux d’incapacitĂ© permanente est requis, un « verrou » qui « limite » le nombre de dossiers reconnus (418 en 2015), a regrettĂ© GĂ©rard Sebaoun, Ă  l’instar de nombreux professionnels. Après avoir auditionnĂ© une centaine de personnes, la mission propose donc « une expĂ©rimentation de l’abaissement » Ă  10 % de ce taux, voire « sa suppression ». Anticipant une « affluence de dossiers », elle demande « d’amĂ©liorer considĂ©rablement les moyens » des comitĂ©s. Insistant sur le « problème de dĂ©finition » du burn-out, le prĂ©sident de la mission, Yves Censi, dĂ©putĂ© LR de l’Aveyron, a prĂ©venu qu’il « sera très important d’ĂŞtre prĂ©cis » et « ne pas tomber dans les confusions » avec d’autres pathologies : surmenage, anxiĂ©tĂ©, dĂ©pression, etc.

Pour « approfondir les connaissances », la mission suggère Ă©galement de crĂ©er un « centre national de rĂ©fĂ©rence consacrĂ© Ă  la santĂ© psychique au Travail », placĂ© sous l’autoritĂ© de SantĂ© publique France, et d’Ă©valuer le coĂ»t Ă©conomique et social, « astronomique », des pathologies psychiques liĂ©es au travail. Il avait Ă©tĂ© chiffrĂ© en 2007 Ă  entre 2 et 3 milliards par an « rien que pour le stress au travail », selon GĂ©rard Sebaoun. Autre proposition : protĂ©ger les mĂ©decins, notamment du travail, pour qu’ils ne soient pas attaquĂ©s par les employeurs lorsqu’ils Ă©tablissent un lien entre la pathologie et les conditions de travail.

« Stage ouvrier » pour les managers

Les dĂ©putĂ©s souhaitent Ă©galement faire de la prĂ©vention des risques psychosociaux (RPS) un sujet de nĂ©gociation obligatoire dans les entreprises oĂą la santĂ© au travail « doit devenir un Ă©lĂ©ment clef de la stratĂ©gie ». Ils suggèrent aussi d’obliger les managers Ă  effectuer un stage parmi les salariĂ©s, sur le modèle des « stages ouvriers », afin de se rendre compte de leurs conditions de travail. Enfin, elle recommande une certification des cabinets spĂ©cialisĂ©s dans les RPS.

Ce travail parlementaire s’inscrit dans la suite de la loi Rebsamen, qui, en aoĂ»t 2015, avait simplifiĂ© la procĂ©dure d’accès aux comitĂ©s rĂ©gionaux d’Ă©valuation. Un groupe de parlementaires socialistes, emmenĂ©s par BenoĂ®t Hamon, en Ă©tait Ă  l’origine. La reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle est inscrite dans le programme du candidat PS Ă  la prĂ©sidentielle.

 

::: POLITIQUE

L’OPINION – 16/02/2017

DOM-TOM : le Medef veut peser dans la présidentielle

L’organisation patronale expose ses revendications pour l’outre-mer, dont elle juge le potentiel Ă©conomique mal exploitĂ©.

A quelques semaines de la prĂ©sidentielle, le Medef veut faire entendre la voix du patronat ultramarin. L’organisation prĂ©sidĂ©e par Pierre Gattaz a publiĂ© fin janvier un Livre blanc baptisĂ© « Outre-mer 2020 », Ă©tat des lieux de la situation Ă©conomique des territoires d’outre-mer et plaidoyer Ă©nergique en faveur d’une nouvelle salve de rĂ©formes. «  Ce sont des territoires malmenĂ©s, alors qu’ils sont en rĂ©alitĂ© des joyaux oubliĂ©s, avec des potentiels de croissance faramineux entre l’Ă©conomie bleue, la biodiversitĂ©, le tourisme, le numĂ©rique et les Ă©nergies renouvelables », a assurĂ© Pierre Gattaz, lors de la journĂ©e de prĂ©sentation rĂ©unissant les reprĂ©sentants patronaux ultramarins. Entre autres aspirations communes, celle d’une fiscalitĂ© plus favorable, allĂ©gĂ©e en charges, qui leur permette de rivaliser avec les pays voisins. Les ultra-marins plaident aussi pour davantage de simplification administrative et des investissements plus poussĂ©s dans les infrastructures (transports) qui affichent parfois de sĂ©rieux retards.

Un « socle commun » qui ne les empĂŞche pas de rĂ©clamer du sur-mesure pour chaque territoire : le maintien de l’octroi de mer (taxe spĂ©cifique aux outre-mer sur les produits importĂ©s)pour Bernard Edouard, patron du Medef Martinique, un hub portuaire Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, des Ă©quipements pour le numĂ©rique Ă  La RĂ©union – seule Ă®le Ă  ĂŞtre labellisĂ©e French Tech -, ou encore une zone franche Ă  Mayotte, oĂą le coĂ»t du travail, supĂ©rieur Ă  celui des pays voisins, «  devrait encore grimper en 2018 de 15 Ă  40 % avec la mise en oeuvre du Code du travail », selon le prĂ©sident du Medef local, Thierry Galarme. «  Ces voix doivent ĂŞtre entendues », a martelĂ© Pierre Gattaz.

Message aux prétendants

Message aux prĂ©tendants Ă  l’ElysĂ©e, souvent enclins Ă  choyer l’outre-mer pendant leur campagne. Mais pas uniquement : prĂ©sente lors de la prĂ©sentation du Livre blanc, Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, en a fait une mise au point. «  Durant ce mandat, nous avons fait beaucoup de choses pour ces territoires blessĂ©s par le chĂ´mage. En matière fiscale, nous sommes dĂ©jĂ  dans des dispositions particulières, favorables. On peut toujours faire plus, mais on a dĂ©jĂ  fait beaucoup », a indiquĂ© la ministre. «  Il faut dĂ©sormais essayer de requestionner ces aides Ă©conomiques Ă  la lumière des particularismes de chaque territoire, savoir pourquoi certains dispositifs ne marchent pas et les corriger, car ils dĂ©crĂ©dibilisent l’action publique mais aussi les entreprises, qui peuvent ĂŞtre taxĂ©es de chasseurs de primes.  »

Laurence Albert

 

 

LE FIGARO – 16/02/2017

Les professions libérales veulent une fiscalité adaptée aux petites entreprises

 

Le Président de l’UNAPL, Michel Chassang, rappelle que les médecins, avocats, architectes etc. représentent un million d’entreprises et deux millions d’actifs

L’Union nationale des professions libĂ©rales (l’UNAPL) prĂ©sente jeudi ses 20 mesures pour le prochain quinquennat.

Faire des petites entreprises l’Ă©talon des normes sociales et de la fiscalitĂ©. C’est le fil rouge des vingt propositions de l’Union nationale des professions libĂ©rales (UNAPL) aux candidats Ă  la prĂ©sidentielle, que Le Figaros’est procurĂ©es. «Ce que nous connaissons Ă  ce jour des programmes nous inquiète: rien ne montre que les candidats ont une bonne connaissance des entreprises, et surtout des plus petites d’entre elles», revendique Michel Chassang, son prĂ©sident. Bien que nouvelle adhĂ©rente de l’organisation patronale U2P, qui regroupe aussi les artisans, l’UNAPL a dĂ©veloppĂ© des propositions spĂ©cifiques. Et pour cause. «Nous, libĂ©raux, ne sommes pas considĂ©rĂ©s comme des entreprises, alors que nous en sommes!», souligne Michel Chassang, qui rappelle que les mĂ©decins, avocats, architectes, etc. reprĂ©sentent un million d’entreprises et deux millions d’actifs.

D’abord, l’UNAPL ne veut pas du prĂ©lèvement Ă  la source. Pas question que la retenue de l’impĂ´t sur le revenu sur le salaire vienne perturber la bonne marche des petites entreprises. «Évoquer le secret fiscal face Ă  un chef d’entreprise qui n’emploie qu’un seul salariĂ©, c’est ubuesque, critique Michel Chassang. Nous ne pourrons pas faire autrement que connaĂ®tre la situation fiscale de nos collaborateurs en appliquant le taux de prĂ©lèvement envoyĂ© par le fisc!» L’UNAPL appelle Ă  transformer la rĂ©forme par un acompte mensuel obligatoire prĂ©levĂ© sur le compte en banque des contribuables.

Mais l’organisation rĂ©clame surtout une baisse de la fiscalitĂ© sur les libĂ©raux. D’abord, via un abattement de 5,33 % sur les bĂ©nĂ©fices imposables des entreprises individuelles soumis Ă  l’impĂ´t sur le revenu. «Un avantage Ă©quivalant Ă  la trajectoire de baisse de l’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s de 33,33 % Ă  28 % d’ici Ă  2020 dĂ©cidĂ©e par le gouvernement», prĂ©cise Michel Chassang. En un mot, l’UNAPL veut que la fiscalitĂ© soit Ă©quitable, quelle que soit la structure d’exercice – et donc le mode d’imposition – choisi. Les libĂ©raux veulent aussi que soit «au moins» relevĂ© le seuil d’assujettissement Ă  la taxe sur les salaires. Cette fiscalitĂ©, qui s’applique aux entreprises non assujetties Ă  la TVA, pèse surtout sur les professions de santĂ©.

Risque prud’homal

Les libĂ©raux regrettent par ailleurs qu’une des recommandations du rapport Grandguillaume de 2013 sur l’entreprise individuelle ait Ă©tĂ© enterrĂ©e par le gouvernement. Ă€ savoir, crĂ©er un taux forfaitaire de prĂ©lèvement de 15 % sur la part des bĂ©nĂ©fices qui est rĂ©investie dans l’entreprise. Cette mesure serait Ă  mĂŞme de crĂ©er des emplois, dĂ©fend l’UNAPL. De mĂŞme, l’organisation aimerait que les TPE (très petites entreprises) et PME puissent crĂ©er des provisions pour risque prud’homal. Une disposition de la loi travail censurĂ©e par le Conseil constitutionnel pour vice de forme.

Le risque de se faire condamner aux prud’hommes est en effet particulièrement important pour les petits patrons et les libĂ©raux, insiste Michel Chassang. «Il est quasiment certain qu’Ă  un moment ou Ă  un autre, nous ne respectons pas l’une ou l’autre de ces innombrables règles, car nous ne pouvons pas toutes les connaĂ®tre, explique le mĂ©decin. Et pour cause, le droit du travail, illisible, a Ă©tĂ© modelĂ© sur mesure pour les seules grandes entreprises et pas pour les petites.» L’UNAPL rĂ©clame ainsi que les accords de branche prĂ©valent sur les accords d’entreprise, que les TPE n’ont pas les moyens de mettre en place. Elle s’oppose en cela au Medef, dĂ©fenseur de l’accord d’entreprise.

Pour faire valoir ses propositions, l’UNAPL rencontrera un par un tous les candidats Ă  la prĂ©sidentielle d’ici Ă  la mi-avril.

Guillaume Guichard

 

 

LES ECHOS – 16/02/2017

Macron vise 60 milliards d’économies sur le quinquennat

+VIDEO. EXCLUSIF. Le leader d’En marche finalise son cadrage budgétaire qui sera présenté mercredi prochain.La masse salariale de l’Etat et les dotations aux collectivités sont les principaux gisements d’économies identifiés.

Emmanuel Macron entre dans le vif du sujet. Dans une semaine, le candidat d’En marche Ă  l’ElysĂ©e prĂ©sentera le cadrage budgĂ©taire de son programme prĂ©sidentiel, avant la prĂ©sentation de celui-ci le 2 mars. Le voile se lève peu Ă  peu sur ses projections en matière budgĂ©taire, alors que le candidat reste très attaquĂ© par François Fillon et Marine Le Pen, notamment sur sa supposĂ©e « absence de programme ». Selon nos informations, l’ancien ministre de l’Economie ambitionne de faire baisser sur le prochain quinquennat de trois points de pourcentage le ratio des dĂ©penses publiques par rapport au PIB, actuellement proche de 56,5 %. Trois points qui signifient environ 60 milliards d’euros d’Ă©conomies. A un horizon plus lointain, l’objectif d’Emmanuel Macron est de faire descendre ce taux Ă  50 %. « La France est le mauvais Ă©lève en Europe dans ce domaine, elle doit retrouver sa crĂ©dibilitĂ© », assure un proche du candidat. « Tout en le faisant Ă  un rythme acceptable et en prĂ©servant notre modèle social », ajoute un autre.

En tablant sur soixante milliards d’Ă©conomies sur cinq ans, Emmanuel Macron s’inscrit peu ou prou dans les pas de son ancien mentor, François Hollande. Celui-ci avait annoncĂ© 50 milliards d’Ă©conomie sur trois ans (2015-2017). Il devrait au final n’en rĂ©aliser que 40 milliards au mieux. L’ancien ministre de l’Economie veut donc s’attaquer lui aussi au problème, alors mĂŞme que des nouvelles difficultĂ©s s’annoncent pour le futur locataire de l’ElysĂ©e. La remontĂ©e du loyer de l’argent est attendue Ă  moyen terme, alors que « 40 % de la rĂ©duction du dĂ©ficit intervenue depuis 2011 Ă©tait due Ă  la baisse des taux d’intĂ©rĂŞt », selon Didier Migaud, le premier prĂ©sident de la Cour des comptes. Ce dernier a aussi mis en garde contre l’emballement de la dynamique salariale des administrations publiques, du fait de mesures de revalorisation des carrières et du dĂ©gel du point d’indice. « L’augmentation de la masse salariale de l’Etat devrait ĂŞtre Ă©quivalente pour 2017 au total de l’Ă©volution intervenue entre 2011 et 2016 », a averti Didier Migaud.

Signe de l’importance de ce dossier, Emmanuel Macron a identifiĂ© cette masse salariale des agents de l’Etat – proche des 85 milliards d’euros – comme l’un de ses deux grands postes d’Ă©conomies. Le deuxième doit passer par une nouvelle rĂ©duction des dotations aux collectivitĂ©s locales, un classique des gouvernements depuis quelques annĂ©es. Pour l’instant, il n’est pas question de toucher au système de retraite, pourtant le premier levier invoquĂ© Ă  droite pour faire des Ă©conomies. D’ici Ă  mercredi et la prĂ©sentation de ce cadrage, des derniers arbitrages peuvent toutefois encore avoir lieu au sein de l’Ă©quipe « programme » du candidat, emmenĂ©e par Jean Pisani-Ferry, qui a quittĂ© en janvier France StratĂ©gie pour rejoindre le candidat d’En marche.

Emmanuel Macron s’est aussi imposĂ© des règles limitant ses marges de manoeuvre : pas d’augmentation de la pression fiscale, et donc pas de hausse de la TVA, et maintien du dĂ©ficit public sous la barre des 3 % du PIB, objectif prĂ©vu cette annĂ©e. Cela donne au final un effort d’assainissement budgĂ©taire qui le place Ă  mi-chemin des RĂ©publicains et du PS : François Fillon a promis 100 milliards d’Ă©conomies, quand, Ă  l’inverse, BenoĂ®t Hamon ne s’est pas aventurĂ© du tout sur ce terrain, lui qui ne prĂ©voit pas de respecter de toute façon la règle europĂ©enne des 3 % de dĂ©ficit.

VIDEO – Emmanuel Macron vise 60 milliards d’euros d’Ă©conomies : http://www.lesechos.fr/elections/presidentielle-2017/0211803800132-macron-vise-60-milliards-deconomies-sur-le-quinquennat-2065250.php

 

Gregoire Poussielgue et Renaud Honoré

 

 

LE FIGARO – 16/02/2017

Fillon installe sa campagne sur le terrain de la sécurité

Le candidat de la droite Ă  la prĂ©sidentielle propose d’abaisser la majoritĂ© pĂ©nale Ă  16 ans.

Inaudible, François Fillon? Le candidat de la droite Ă  la prĂ©sidentielle entend prouver que ni les affaires, ni les manifestations qui troublent ses dĂ©placements ne l’empĂŞcheront plus longtemps de mener campagne. Il a souhaitĂ© en faire la dĂ©monstration mercredi avec une visite dans l’Oise centrĂ©e sur la sĂ©curitĂ©. Le contexte s’y prĂŞte dramatiquement avec les suites de l’affaire ThĂ©o et les dĂ©bordements qui ont touchĂ© plusieurs communes de la banlieue parisienne. Jeudi dernier, dĂ©jĂ , le candidat de LR avait Ă©changĂ© avec des policiers municipaux d’Athis-Mons (Essonne), promettant une grande rĂ©forme de la sĂ©curitĂ©, avec la crĂ©ation d’un ministère de la SĂ©curitĂ© nationale et 12 milliards d’euros dĂ©bloquĂ©s pour la dĂ©fense, la police et la justice.

Mais François Fillon n’entend pas en rester lĂ . Car c’est notamment sur les questions rĂ©galiennes que le candidat espère marquer des points alors qu’il se trouve en difficultĂ© dans les sondages. D’abord face Ă  Marine Le Pen, dont c’est l’un des thèmes de prĂ©dilection. La prĂ©sidente du FN bĂ©nĂ©ficie d’un fort crĂ©dit auprès des Français sur les sujets relevant de l’autoritĂ© et d’un terreau favorable chez les forces de l’ordre. Une Ă©tude du Cevipof publiĂ©e cet automne indiquait qu’un policier sur deux avait dĂ©jĂ  votĂ© pour le FN par le passĂ© et que 57 % d’entre eux dĂ©claraient ĂŞtre prĂŞts Ă  glisser dans l’urne un bulletin Marine Le Pen en 2017. Le dĂ©putĂ© de Paris espère Ă©galement rattraper son retard sur Emmanuel Macron qui, lui aussi, a prĂ©vu de consacrer l’essentiel de son dĂ©placement en Provence-Alpes-CĂ´te d’Azur, vendredi et samedi, au sujet.

Dès son arrivĂ©e Ă  Compiègne (Oise), jeudi, le candidat a donc martelĂ© son credo. «PrĂ©sident de la RĂ©publique, je soutiendrai les policiers, a-t-il lancĂ©. Il y a eu des Ă©vĂ©nements Ă  Aulnay-sous-Bois  ; si une faute a Ă©tĂ© commise, elle doit ĂŞtre sanctionnĂ©e. Mais cela ne doit pas faire oublier le travail effectuĂ© par les policiers.» Les grandes lignes du projet de l’ex-premier ministre concernant la sĂ©curitĂ© sont connues depuis longtemps : dĂ©pĂ©nalisation des petits dĂ©lits (remplacĂ©s par des amendes), exĂ©cution effective des peines, construction de 16 000 places de prison, gĂ©nĂ©ralisation de l’armement des policiers municipaux et plus forte coordination de ces agents avec ceux de la police et de la gendarmerie nationales.

Ă€ Compiègne, le candidat a ajoutĂ© une nouvelle mesure. Il s’agit de l’abaissement de la majoritĂ© pĂ©nale Ă  16 ans, au lieu de 18 ans actuellement. «Si les nouveaux dĂ©linquants mineurs se conduisent comme des adultes dĂ©linquants, il convient de les traiter comme tels en supprimant l’excuse de minoritĂ© et en abaissant la majoritĂ© pĂ©nale Ă  16 ans, explique le candidat. Concrètement, il n’y aura donc plus d’excuse de minoritĂ© pour le dĂ©linquant de 16 ou 17 ans qui commettra un dĂ©lit ou un crime. Il sera jugĂ© pour ses actes, comme un adulte.» Pour cela, il faudrait «remettre Ă  plat de manière radicale les ordonnances du 2 fĂ©vrier 1945 sur les mineurs», explique un proche du candidat, en reconnaissant que ce ne sera «pas facile».

La mesure prĂŞte Ă  dĂ©bat Ă  droite et ce depuis longtemps. Nicolas Sarkozy l’avait dĂ©fendue en 2006, François Fillon premier ministre l’avait mĂŞme inscrite au programme de la session extraordinaire de l’Ă©tĂ© 2007. Mais le projet de rĂ©forme a Ă©tĂ© remisĂ© et le gouvernement s’est montrĂ© sourd aux demandes des dĂ©putĂ©s UMP qui s’Ă©taient mobilisĂ©s sur la question en 2011. Durant la campagne de la primaire, en 2016, Nicolas Sarkozy avait Ă  nouveau dĂ©fendu l’abaissement de la majoritĂ© pĂ©nale, sans que ses concurrents ne le suivent. «François Fillon ne s’Ă©tait pas prononcĂ© sur la question jusqu’Ă  prĂ©sent», prĂ©cise un proche de l’ex-premier ministre. Certains fillonistes se montrent mĂŞme rĂ©servĂ©s sur la question. «Abaisser l’âge de responsabilitĂ© pĂ©nale et assouplir le Code du travail pour favoriser l’intĂ©gration professionnelle des adolescents conduit naturellement Ă  poser la question de la majoritĂ© civile et de l’extension du droit de vote Ă  16 ans», s’inquiète un parlementaire. «J’ai très longtemps hĂ©sitĂ© sur cette mesure, mais elle est aujourd’hui indispensable compte tenu de la montĂ©e de la violence des mineurs», a expliquĂ© François Fillon jeudi.

Quelques heures après le dĂ©jeuner de Nicolas Sarkozy et de son ex-premier ministre, l’ajout de cette proposition a Ă©galement une valeur symbolique. Il fait figure de bonne manière Ă  l’Ă©gard des sarkozystes qui restent nombreux Ă  trouver que François Fillon ne leur prĂŞte pas assez attention. Ce n’est qu’un dĂ©but. Dans les jours qui viennent, et notamment lors du dĂ©placement qu’il effectuera vendredi Ă  Tourcoing (Nord), il devrait faire Ă  nouveau des propositions concernant les effectifs de police cette fois.

Jean-Baptiste Garat

 

 

LE FIGARO – 16/02/2017

ValĂ©rie PĂ©cresse : «Il y a un dĂ©ni de rĂ©alitĂ© sur l’âge des auteurs de violences»

INTERVIEW – Pour enrayer les violences urbaines, la RĂ©publique doit, selon la prĂ©sidente LR de la rĂ©gion Ile-de-France, reconquĂ©rir ses quartiers en Ă©loignant les auteurs de violences de «leurs territoires».

LE FIGARO. – L’actualitĂ© des violences en banlieue parisienne vous fait «pousser un cri d’alarme». Lequel?

ValĂ©rie PÉCRESSE. – Il est urgent de prendre conscience de l’ampleur de ce qui est en train de se passer Ă  Paris et en banlieue car il ne s’agit pas de commenter des incidents isolĂ©s mais d’organiser une vraie rĂ©sistance contre la loi des bandes qui s’oppose aujourd’hui Ă  la loi de la RĂ©publique. Le gouvernement dissimule la gravitĂ© de la situation. Des dizaines de communes ont Ă©tĂ© touchĂ©es par des casseurs. Dans la nuit de samedi, la prĂ©fecture a interdit aux bus de circuler dans tout le dĂ©partement de Seine-Saint-Denis, une dĂ©cision jamais prise auparavant. Des milliers de Franciliens ont ainsi Ă©tĂ© empĂŞchĂ©s de se dĂ©placer. La gauche est dans un double dĂ©ni, Ă  la fois sur le constat et sur les solutions.

Que préconisez-vous?

Commençons par ouvrir les yeux et prendre la mesure de ce qui se passe pour poser un diagnostic lucide car ce n’est pas un problème ponctuel: la contestation de l’ordre Ă©tabli s’Ă©tend, ça couve… Il faut mettre un terme Ă  la loi des bandes et des groupuscules qui, sur fond de trafics divers et de communautarisme, font se replier les quartiers sur eux-mĂŞmes. Ils livrent une guerre pied Ă  pied, de territoire, contre tout ce qui incarne l’autoritĂ©, le policier, le pompier, mais aussi le maire ou le professeur… en instrumentalisant les plus jeunes. Certes, la police doit ĂŞtre exemplaire et tout dĂ©rapage immĂ©diatement sanctionnĂ©, mais il faut aussi saluer l’extraordinaire courage et dĂ©vouement des forces de sĂ©curitĂ© nationales et municipales aujourd’hui confrontĂ©es Ă  la violence au quotidien. La RĂ©publique doit reconquĂ©rir ces territoires, en abordant sans tabou la question essentielle des mineurs. Chaque candidat Ă  la prĂ©sidentielle devra faire des choix clairs.

Des mineurs qui feraient l’objet, selon vous, d’un autre dĂ©ni…

Oui, il y a un dĂ©ni de rĂ©alitĂ© sur l’âge des auteurs de violences: ils sont aujourd’hui de plus en plus jeunes. Je reviens de Bobigny oĂą dans la nuit de samedi Ă  dimanche, une cinquantaine d’ados de 12 Ă  16 ans ont chargĂ© une voiture de la police municipale, blessant Ă  coups de pierres des agents, puis vandalisĂ© et pillĂ© des commerces. Ce sont encore ces jeunes bandes qui s’introduisent dans les Ă©tablissements scolaires pour commettre des violences sur les proviseurs et les enseignants, comme on l’a vu rĂ©cemment au Tremblay, Ă  Saint-Denis ou dans le XXe arrondissement de Paris. C’est une bombe Ă  retardement pour l’avenir, une gĂ©nĂ©ration qu’on est en train de perdre.

Quelles mesures?

Il faut mettre fin Ă  l’excuse de minoritĂ© qui conduit les mineurs Ă  se considĂ©rer comme «intouchables» par le juge avant 18 ans. Nous devons impĂ©rativement rescolariser les mineurs exclus du système scolaire pour des comportements violents ou des trafics dans des structures adaptĂ©es, et pas dans des collèges dĂ©jĂ  fragiles. Il faut les contacter un par un et supprimer les allocations familiales en cas de refus de retour Ă  l’Ă©cole. Le ministère de l’Éducation nationale a le fichier des dĂ©crocheurs et refuse de le communiquer Ă  la rĂ©gion pour qu’on puisse agir. Par ailleurs, on ne peut plus laisser les voyous les plus violents arrĂŞtĂ©s par la police revenir dans leurs quartiers en attente de leur jugement, mais prononcer systĂ©matiquement des mesures d’Ă©loignement. Enfin, plus aucun mineur ne doit ĂŞtre incarcĂ©rĂ© dans une prison pour adultes. On sait que ce sont des lieux de recrutement du grand banditisme et du djihadisme. Quant aux rĂ©seaux sociaux dont le rĂ´le est majeur, les enquĂŞtes doivent permettre d’identifier et de sanctionner les auteurs des appels Ă  la violence et ceux qui les relaient.

Delphine de MallevoĂĽe

 

 

L’OPINION – 16/02/2017

Benoît Hamon : le malaise s’installe dans la campagne

 

Plusieurs députés se sont plaints du comportement, sur le terrain, des amis de Benoît Hamon.

Au cours d’une réunion houleuse à l’Assemblée, le cœur des députés socialistes a exprimé sa gêne face à un candidat qui préfère fuir la discussion avec les élus qui n’ont pas voté pour lui

Comme chaque semaine, les députés socialistes se sont réunis à huis clos mardi matin salle Victor Hugo, à l’Assemblée nationale. En l’absence du candidat socialiste à l’élection présidentielle, ils ont émis de nombreuses interrogations sur la campagne de Benoît Hamon, avec laquelle ils se retrouvent parfois en porte-à-faux.

Alors que la presse guettait en vain, mardi matin, l’explosion au sein du groupe LR à l’Assemblée nationale, c’est dans le huis clos du groupe socialiste que la déflagration s’est produite. Une semaine après le passage de Benoît Hamon devant les députés PS (une formalité expédiée par le candidat fraîchement investi en quarante-cinq minutes), une dizaine d’élus ont pris la parole ce mardi, pour dire enfin ce qu’ils avaient sur le cœur. « Nous avons eu ce matin une réunion de groupe… comment dire… agitée », reconnaissait mardi soir, au cours du pot de fin de session, Olivier Faure, président du groupe PS.

Loin de figurer parmi les partisans d’Emmanuel Macron (ces derniers, au nombre de trois ou quatre, se sont contentés de boire du petit-lait), les intervenants appartiennent à ce que l’on appelle couramment le « Marais ». Légitimistes, ils ont soutenu la politique de François Hollande durant le quinquennat, appelé à voter Manuel Valls à la primaire de la gauche, et s’apprêtent à entrer en campagne derrière le candidat socialiste, auquel ils n’ont rien à reprocher à titre personnel. Plutôt discrets, ils n’ont pas l’habitude d’intervenir en réunion de groupe.

En l’absence de Benoît Hamon, ils se sont adressés à ses représentants, Jean-Marc Germain, député des Hauts-de-Seine, codirecteur de campagne, et Régis Juanico, député de la Loire, et mandataire financier du candidat. « Cela a été très éruptif, tout le monde s’est lâché », témoigne un participant. « C’était une ambiance tendue et nerveuse, confirme un autre. Les députés sentent la pression de Macron dans leur circonscription, et ils ont le sentiment, face au danger, que Hamon ne fait pas le minimum d’efforts pour recoller les morceaux ». « Il n’y avait ni revanche, ni amertume, tempère un troisième. La question, c’est désormais comment on fait pour se rassembler ». « Les gens se demandent s’ils vont devoir distribuer des tracts dans lesquels ils se déjugent », complète un quatrième.

Les interventions des uns et des autres ont mis en lumière la difficulté de faire campagne pour un candidat minoritaire dans sa propre famille politique. Ainsi François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône, a-t-il fortement déploré la position de Benoît Hamon sur l’usine d’aluminium de Gardanne, qui rejette des boues rouges dans le parc national des Calanques. Là où l’ancien Premier ministre Manuel Valls avait donné cinq ans à l’industriel pour se mettre aux normes, Benoît Hamon a promis, durant la campagne interne, que lui Président, il fermerait l’usine.

Démarche à la Trump ! Ce qui met François-Michel Lambert, député de Gardanne, « très en colère ». Quelque 700 emplois, directs ou indirects, sont en effet concernés. « Benoît Hamon n’écoute ni son propre camp, ni les services de l’Etat, accuse-t-il. Dire Moi je sais, et faire fi de tous les rapports qui ont été rédigés sur le sujet, et des militants sur place, c’est une démarche à la Trump ! » Devant ses collègues, mardi matin, cet ancien député écologiste (il a rejoint le groupe PS en 2015) a fait état des notes envoyées au candidat PS sur le sujet, restées sans réponse. Il a souhaité que Benoît Hamon prenne ses distances avec le « délire médiatique » sur cette affaire, et « revienne vite à une démarche partagée ».

Autre député en colère, David Habib (Pyrénées-Atlantiques) est lui aussi monté au créneau, pour s’inquiéter de l’accord avec les Verts. Alors qu’en 2012, les écologistes de sa circonscription avaient appelé à ne pas voter pour lui au second tour, en dépit d’un accord national avec le PS leur assurant 17 sièges à l’Assemblée, le député redoute de voir les mêmes causes produire les mêmes effets en 2017. « On va offrir à Cécile Duflot la circonscription la plus confortable de France, mais les Verts vont-ils appeler à voter PS au second tour ? », a-t-il interrogé, ajoutant qu’il n’a « pas vocation à faire la courte échelle à des gens qui ne sont pas respectueux des accords ».

Plusieurs députés, comme Michèle Delaunay (Gironde) et Jean-Yves Le Bouillonnec (Val-de-Marne) se sont plaints du comportement, sur le terrain, des amis de Benoît Hamon. « Benoît nous demande d’être loyaux à son égard, je lui demande d’être loyal lui aussi à mon égard », a ainsi lancé l’ancienne ministre déléguée aux Personnes âgées, défiée à Bordeaux par le hamoniste Mathieu Rouveyre. Plus direct, le maire de Cachan a regretté la campagne que mènent contre lui, sur les réseaux sociaux, les hamonistes locaux. « Il faut que le candidat me dise si je suis un problème, a-t-il posé. Si je suis un obstacle, je ne me représenterai pas ».

Dame patronnesse. Le député vallsiste Malek Boutih (Essonne) a évoqué les incidents survenus à Bobigny durant le week-end, sur lesquels le candidat Benoît Hamon n’a guère été entendu. « Ces événements prouvent que la jeunesse de banlieue est prise en otage par les voyous et la racaille, a-t-il asséné. Il faut que la gauche arrête avec son discours de dame patronnesse, et condamne enfin la violence ».

Hugues Fourage (Vendée) a demandé « une clarification du candidat sur un certain nombre de sujets », comme le revenu universel, les dépenses budgétaires ou le 49.3 citoyen. Sur ce dernier point du programme de Benoît Hamon, David Habib a observé qu’il sera « difficile de faire campagne en Loire-Atlantique pour le 49.3 citoyen, alors que le premier geste du candidat est de bafouer le référendum sur Notre-Dame-des-Landes ».

Face aux critiques, les proches de Benoît Hamon n’ont guère apporté de réponses. « De toute façon, vous êtes libres de faire la campagne que vous voulez, on n’attend de personne qu’il ait le petit doigt sur la couture du pantalon », a répliqué en substance Jean-Marc Germain. Ce qui a fait bondir Catherine Beaubatie (Haute-Vienne). « Ce n’est pas cela un parti politique. Un parti, c’est un candidat, un projet, et chaque militant défend le projet », a-t-elle rappelé.

Depuis son investiture, Benoît Hamon fuit la confrontation avec les parlementaires de son camp. « Il ne faut pas oublier les 41 % de Manuel Valls, met en garde Hugues Fourage. C’est à lui de nous tendre la main ». « Il n’y aura pas assez de hamonistes pour faire le PS en entier », sourit Malek Boutih. « Il se prend pour Podemos, il ne veut pas se compromettre avec tout cela », croit comprendre un parlementaire. « On est en train de bien associer les parlementaires à la campagne », assure néanmoins Régis Juanico. Qui a eu mardi une altercation avec l’élu pro-Macron Jean-Louis Gagnaire (Haute-Loire), lui reprochant de « ne pas être à jour de ses cotisations au PS ». Un incident qui ne se reproduira pas : Olivier Faure a demandé mercredi matin aux « camarades qui soutiennent un autre candidat d’avoir la gentillesse de ne plus venir à nos réunions ».

Nathalie Segaunes

 

 

LE PARISIEN – 16/02/2017

Présidentielle : et pendant ce temps, Marine Le Pen trace sa route

 

Nice (Alpes-Maritimes), lundi. La candidate du Front national, Marine Le Pen, en campagne sur un marché niçois.

Le fait du jour. Alors que la campagne présidentielle ne cesse de nous réserver des surprises, Marine Le Pen creuse son sillon, imperturbable.

Elle engrange, elle engrange… Pendant que François Fillon peine Ă  sortir de la polĂ©mique Penelope, que BenoĂ®t Hamon en est encore Ă  tenter de rassembler son camp et que les banlieues s’embrasent, Marine Le Pen, elle, dĂ©roule. Sans forcer, Ă  son rythme, confortablement installĂ©e depuis des mois dans son statut de favorite pour le premier tour de la prĂ©sidentielle. Sur elle, tout glisse. Elle refuse de rembourser les quelque 300 000 € que lui rĂ©clame le Parlement europĂ©en pour recouvrir les salaires perçus par des assistants parlementaires qui auraient en fait travaillĂ© pour le FN. Las. La polĂ©mique ne prend pas.

A tel point que mĂŞme ses adversaires politiques en sont dĂ©sormais Ă  brandir la menace : la candidate du Front national pourrait accĂ©der aux plus hautes fonctions. Celle-lĂ  mĂŞme qui, il y a une semaine, a battu le record d’audience de « l’Emission politique » sur France 2, avec plus de 3,5 millions de tĂ©lĂ©spectateurs. « On est tous emportĂ©s dans une logique politique qui conduit Ă  Marine Le Pen. Attention Ă  elle ! » a rĂ©cemment averti Jean-Christophe CambadĂ©lis, le premier secrĂ©taire du PS. « Si Mme Le Pen arrivait au pouvoir, ce serait la faillite au bout de six mois », martèle de son cĂ´tĂ© François Fillon.

Autant de postures qui, dans l’Ă©quipe de campagne de la candidate, font sourire : « C’est la preuve qu’on a gagnĂ© la bataille de la crĂ©dibilitĂ© : plus nos adversaires installent Marine au second tour, plus ils augmentent dans la tĂŞte des gens la possibilitĂ© que ça arrive », dĂ©crypte un membre de son staff. « Il y a encore quelques mois, on aurait pu se dire que l’impossible Ă©tait impossible. DĂ©sormais, l’impossible est clairement possible », renchĂ©rit le vice-prĂ©sident du FN, Florian Philippot. « Elle a toujours fait le pari qu’avant la grande recomposition du paysage politique, il fallait passer par une dĂ©composition. On est clairement lĂ -dedans en ce moment », rajoute Philippe Olivier, chargĂ© du pĂ´le communication de la candidate.

Son programme : 100 à 200 milliards de dépenses nouvelles

Alors rue du Faubourg-Saint-HonorĂ© (Paris VIIIe), au QG de campagne, on s’active. Depuis quelques jours, deux tracts, chacun tirĂ© Ă  plus de 4 millions d’exemplaires, sont sortis de presse : un sur la SĂ©curitĂ© sociale pour attaquer Fillon, l’autre de quatre pages pour prĂ©senter Marine Le Pen cĂ´tĂ© vie privĂ©e. A la fin du mois, la favorite des sondages entamera par ailleurs, Ă  Nantes (Loire-Atlantique), sa tournĂ©e des ZĂ©nith, neuf d’ici au premier tour de la prĂ©sidentielle. « Rien que pour ce premier rendez-vous, une quinzaine de cars de militants venus des dĂ©partements voisins sont dĂ©jĂ  rĂ©servĂ©s. La salle sera pleine », pronostique Jean-Lin Lacapelle, responsable du pĂ´le mobilisation et militants.

Mais contrairement Ă  2012, ses grands-messes politiques avaient alors lieu le dimanche, elles auront, cette fois-ci, lieu le samedi. « C’est un choix très stratĂ©gique, poursuit Philippot. En s’exprimant le samedi, elle donne le ton du week-end Ă  ses adversaires, notamment pour toutes les Ă©missions politiques. Et on parlera d’elle autour du repas de famille du dimanche. »

Reste que le chemin qui mènerait Ă  une hypothĂ©tique victoire est encore long. D’abord parce que Marine Le Pen — quel que soit son adversaire au second tour — est toujours systĂ©matiquement battue dans les sondages, et mĂŞme de très loin. Mais aussi parce que la bataille de la crĂ©dibilitĂ© sur le terrain Ă©conomique est pour elle loin d’ĂŞtre gagnĂ©e. Et encore moins depuis la prĂ©sentation de son projet il y a dix jours Ă  Lyon, 100 Ă  200 milliards de dĂ©penses nouvelles sont envisagĂ©es pour renforcer la place et l’autoritĂ© de l’Etat, sans montants Ă©quivalents cĂ´tĂ© recettes.

Olivier Beaumont

 

::: INTERNATIONAL

LE FIGARO – 16/02/2017

Trump et Nétanyahou enterrent la «solution de deux États»

Les deux dirigeants envisagent d’inclure la question palestinienne dans un accord de paix rĂ©gional.

L’apparition de Donald Trump et Benyamin NĂ©tanyahou cĂ´te Ă  cĂ´te Ă  la Maison-Blanche mercredi a rĂ©sumĂ© le message principal de leur premier rendez-vous officiel: l’alliance israĂ©lo-amĂ©ricaine sort de l’ère glaciaire oĂą l’avait plongĂ©e Barack Obama, soupçonnĂ© de penchants propalestiniens. Puisqu’il s’agit avant tout de «changer le théâtre politique de la relation», il importe peu que la confĂ©rence de presse commune ait prĂ©cĂ©dĂ© les entretiens entre les deux hommes.

Le prĂ©sident amĂ©ricain et le Premier ministre israĂ©lien n’en ont pas eu besoin pour affirmer le «lien indestructible» qui unit leurs deux pays, affichant des positions très proches sur l’Iran et sur le processus de paix au Proche-Orient. Donald Trump a de nouveau critiquĂ© l’accord nuclĂ©aire avec TĂ©hĂ©ran comme «le pire (qu’il) ait jamais vu», sans toutefois le dĂ©noncer. «J’ai dĂ©jĂ  pris de nouvelles sanctions et je ferai plus pour empĂŞcher que l’Iran puisse jamais, jamais dĂ©velopper une arme nuclĂ©aire». Benyamin NĂ©tanyahou a saluĂ© «sa clartĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de tenir tĂŞte au rĂ©gime terroriste iranien».

Le «nĂ©gociateur en chef» amĂ©ricain voit un accord de paix au Proche-Orient comme «le deal suprĂŞme». Il a confiĂ© cette «mission impossible» Ă  son gendre, Jared Kushner, 36 ans, juif orthodoxe proche d’IsraĂ«l et du mouvement des colons, qui connaĂ®t NĂ©tanyahou, un ami de son père, depuis l’enfance. Ses premières consultations ont inclus des ambassadeurs arabes Ă  Washington, en particulier celui des Émirats arabes unis, Youssef al-Otaiba. L’idĂ©e de Kushner est de voir plus grand que le rapport de force israĂ©lo-palestinien, diluant les complexitĂ©s de la relation bilatĂ©rale dans un accord de paix israĂ©lo-arabe incluant l’Arabie saoudite et les monarchies du Golfe.

Trump et NĂ©tanyahou ont confirmĂ© le projet mercredi. «Il y a une chance de parvenir Ă  un accord beaucoup plus large que simplement entre IsraĂ©liens et Palestiniens, englobant beaucoup d’autres pays», a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident, y voyant une stratĂ©gie «à laquelle personne n’avait pensĂ© avant», quoi qu’elle reprenne l’initiative de paix arabe de 2005. «Pour la première fois, les pays arabes ne voient pas IsraĂ«l comme un ennemi, mais de plus en plus comme un alliĂ©, a renchĂ©ri le Premier ministre. Il y a lĂ  une opportunitĂ© sans prĂ©cĂ©dent que, je l’espère, nous pourrons saisir.»

Dans cette logique, la nouvelle Administration ne se sent plus tenue par la solution de deux États, qui forme le socle des efforts de paix depuis les accords d’Oslo de 1993. «Je peux vivre avec un ou deux États, a badinĂ© Trump. J’aime celui qu’on a aujourd’hui.» Un haut responsable de la Maison-Blanche avait expliquĂ© avant la rencontre: «Nous n’allons pas dicter les termes de la paix. Une solution de deux États qui n’apporterait pas la paix n’est pas un objectif que quiconque voudrait atteindre.» Reste-t-elle la voie privilĂ©giĂ©e d’un règlement? «Peut-ĂŞtre, peut-ĂŞtre pas, ce n’est pas Ă  nous d’imposer cette vision», dit l’entourage de Trump, rompant avec les trois Administrations prĂ©cĂ©dentes.

Les dirigeants palestiniens ont accueilli avec inquiĂ©tude cette remise en cause. Le ministère des Affaires Ă©trangères s’est Ă©mu «d’une inflexion dangereuse». Hanan Ashrawi, haut responsable de l’OLP, a dĂ©noncĂ© «une dĂ©claration irresponsable qui ne fait pas avancer la paix». Saeb Erekat, qui a participĂ© Ă  toutes les nĂ©gociations avec IsraĂ«l depuis vingt-cinq ans, estime que «saper la solution des deux États serait un dĂ©sastre et une tragĂ©die tant pour les IsraĂ©liens que pour les Palestiniens». La «seule alternative», souligne-t-il en effet, «c’est un État dĂ©mocratique et laĂŻc dans lequel chrĂ©tiens, musulmans et juifs auront les mĂŞmes droits» – sauf Ă  crĂ©er «un rĂ©gime d’apartheid inacceptable en 2017».

«Lever un peu le pied»

Aucun contact direct n’a encore eu lieu entre le locataire de la Maison-Blanche et le prĂ©sident palestinien, Mahmoud Abbas. Selon le quotidien Haaretz, cela n’a pas empĂŞchĂ© Trump d’annoncer Ă  NĂ©tanyahou: «Les Palestiniens feront des concessions.» Le prĂ©sident amĂ©ricain a aussi appelĂ© IsraĂ«l Ă  en faire: «J’aimerais vous voir lever un peu le pied» sur la colonisation, a-t-il dit au Premier ministre. Reprenant la terminologie en vigueur sous George Bush, un communiquĂ© de la Maison-Blanche avait postulĂ© la semaine dernière que l’extension des implantations juives en Cisjordanie n’est pas en soi «un obstacle Ă  la paix», mais qu’elle «n’aide pas».

Quant au transfert de l’ambassade de Tel-Aviv Ă  JĂ©rusalem, jusqu’ici reportĂ© Ă  l’avènement de la paix, «j’aimerais le faire et je me penche sur la question avec attention», a dit Trump. Mais ce «n’est pas une dĂ©cision facile», a-t-il avouĂ© au journal israĂ©lien Israel Hayom.

Philippe Gélie et Cyrille Louis

 

 

 

 

Vous souhaitant une bonne journée.

 

Cordialement,

 

 

Elena NATALITCH

Service Presse, Communication / Formation

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Tél. : 01 40 55 12 43

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Revue de presse du MEDEF IDF du 15 février 2017

2017-04-05T09:06:31+02:00Mots-clés : , , , |

Présidentielle : le Medef présente ses doléances économiques et sociales

Unédic : les points durs de la négociation 

Dette : le nouveau « rapport PĂ©bereau » sonne l’alarme

Ceta : mythes et réalités autour d’un accord souvent mal compris

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14/02/2017 : poste d’assistante de direction : OcĂ©ane Ledain

2017-07-06T09:00:02+02:00Mots-clés : , , |

Bonjour,

Je suis OcĂ©ane Ledain rĂ©cemment diplĂ´mĂ© d’un BTS Assistant manager au LycĂ©e Jacques Prevert Ă  Longjumeau. Je suis Ă  la recherche d’un poste d’assistante de direction.

Je vous prie de trouver ci-joint mon curriculum vitae ainsi que ma lettre de motivation me concernant.

Dans l’attente de votre rĂ©ponse, je vous prie d’agrĂ©er, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguĂ©es.

Océane Ledain

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